‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 15 sur 27 · MÉNINGES · texte numérisé non relu

MÉNINGES

LIQUIDE CÉPHALO-RACBIDIEN

être imprégné depuis un certain temps, en moyenne depuis 3 ou 4 jours. Il est évident que la perméabilité peut être sujette à des variations et qu’en dehors même des questions de dose et d’imprégnation elle est soumise à l’intensité et à la nature de la réaction méningée. La recherche de la perméabilité méningée ne peut donc que rarement aider au diagnostic.

Les albumines du liquide céphalo-rachidien des tabétiques et des paralytiques généraux. En collaboration avec MM. Sicard et Ravaut. Société de Neurologie, 2 avril 1903 ; Revue de Neurologie, igoS, p. 437.

Nous avons montré qu’au cours de certains processus méningés chroniques tels que le tabes, la paralysie générale, la méningo-myèlitc ou l’hémiplégie syphilitique, la réaction cellulaire, toujours accusée dans ces cas, s’accompagne également de variations du taux de l’albumine.

Là où passent les leucocytes peut bien diffuser l’albumine. La réaction albumineuse globale peut donner extemporanément quelques renseignements utiles, mais elle ne saurait pourtant suppléer à la méthode du cytodiagnostic.

A propos du chromo-diagnostic. Société de Biologie, 3 o novembre 1900, p. loSa. Présence d'un pigment dérivé dans le liquide céphalo-rachidien, au cours des ictères chroniques. En collaboration avec MM. Sicard et Ravaut. Société de Biologie, 8 février 1902, p. iSg.

Deux jours après l’ictus, j’ai recueilli avec M. Le Sourd chez un homme atteint d’hemorragie cerebrale quelques centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien, d’une coloration jaune intense.

Ni l’examen spectroscopique ni l’examen chimique ne permirent de déceler trace d’hémoglobine. Il s’agissait donc d’un pigment dérivé de l’hémoglobine, plus diffusible que l’hémoglobine elle-même, pigment dérivé qui passe inaperçu dans l’urine, dans le sérum sanguin et dans les diverses sérosités parce que sa coloration jaune se confond avec celle de ces humeurs.

Il n’est décelable pour notre rétine que dans le liquide céphalorachidien, en raison de la limpidité préalable de ce milieu.

Avec MM. Sicard et Ravaut j’ai constaté qu’au cours de certains ictères foncés et- chroniques le liquide céphalo-rachidien est coloré en

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