NOUVELLES RECHERCHES SUR LA CURE DE DÉCHLORURATION
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J’ai poursuivi parallèlement l'étude de la courbe du poids et de la courbe des éliminations chlorurées chez des brightiques ou des cardiaques, après les périodes où l’équilibre semble établi, et je suis arrivé à distinguer les étapes suivantes.
Chez un brightique soumis à un régime déchloruré isohydrique et isolhermique, le poids dans une première étape tombe, comme nous l’avons montré antérieurement, en môme temps que les œdèmes apparents s’effondrent, et dans
DÉCHLORURATION
chaque jour à un brightique plus d’un kilogramme à un kilogramme et demi de son eau d’hydratation.
On peut dire que presquè chaque brightique infiltré a sa formule de déchloruration. J’ai précisément étudié les divers types de déchloruration et de déshydratation et j’ai exposé les règles qui président à l’application de la cure de déchlo-
Celte méthode ne comporte que le traitement du syndrome de la rétention chlorurée. On ne peut prétendre avec elle parer à tous les accidents des néphrites, mais elle permet de combattre et de prévenir certaines complications redoutables qui à elles seules peuvent entraîner la mort.
La cure de déchloruration n’est pas seulement un régime diététique, mais elle est également du même coup l’épreuve de choix qui permet déjuger, chez un brightique, du degré de perméabilité des reins pour les chlorures.
Lorsqu’on entreprend le traitement d’un brightique avec ou sans œdème apparent, on doit avoir pour habitude de commencer par prendre son poids et par le mettre au régime déchloruré strict. Le poids primitif, comparé à ceux qui seront pris par la suite, permettra ainsi de juger des effets de la cure et du degré d’hydratation apparente ou invisible présenté par le malade.
Chez un sujet soumis à un régime qui ne contientque le sel de composition des aliments, on est toujours facilement renseigné sur le chiffre des chlorures ingérés. Si le malade est au régime lacté, le compte est facile à faire; il suffit de noter la quantité observée et de se rappeler qu’un litre de lait contient environ i gr. 6o de chlorures ; si le malade est à un régime mixte suffisant à sa ration d’entretien, on sait que l’on peut admettre qu’il absorbe environ i gr. 50 de chlorures naturels ; si la ration est restreinte, en ne comptant qu’un gramme environ pour les chlorures ingérés, on aura un chiffre assez approximatif pour établir un bilan en clinique.
Chez certains malades, dès le premier jour du régime, la chute du poids est déjà manifeste et continue les jours suivants; c’est là l’indice d’une perméabilité relativement bonne. Chez d’autres, la déchloruration ne se produit pas immédiatement; le poids reste alors stationnaire pendant quelques jours, oscillant de quelques centaines de gr^ammes autour du chiffre primitif pour ne diminuer franchement que quelques joui*s après le début du régime.
Une fois installée, la déchloruration suit chez certains sujets une marche régulière, proportionnelle à la rétention ; en d’autres termes, elle va en diminuant à mesure qu’il reste moins de chlorures et d’œdèmes à chasser. La déshydratation se fait quelquefois avec une rapidité surprenante. Nous avnns vu ainsi un de nos malades perdre jusqu’à 28 kilogrammes en dix-sept jours ; on assiste rarement à une telle débâcle d'eau et de chlorures, mais il est fréquent de voir tomber le poids de 8 à 10 kilogrammes en une semaine.
La déchloruration, quoique régulière, peut être beaucoup plus lente et ne se