DÉCHL OR URA TION
mettent bien en évidence la tolérance de l’homme pour la restriction des chlorures
régime qui ne comportait pas plus de i gr. 5o de sel par jour.
Quoi qu’on fasse, jamais la privation de sel ne peut être absolue : ce corps
La petite quantité de sel naturellement contenue dans une ration physiologique peut suffire pendant longtemps aux besoins de l'homme sain ou malade. Le médecin peut donc sans craintes prescrire pendant de longues périodes des régimes déchlorurés aux brightiques et aux cardiaques.
Traitement de la néphrite syphilitique. Sociélé médicale des Hôpitaux^ lo mai 1907 , p. 466 et 471 -
A propos de la néphrite syphilitique secondaire aiguë. IX'’ Congrès français de 'médecine, i4 octobre i9o8.
Le traitement antisyphililique agit dilTéremment suivant qu’il s’agit de néphrite spécifique secondaire ou de néphrite tardive.
Dans la néphrite syphilitique secondaire qui éclate avec toute la séméiologie dramatique de la néphrite scarlatineuse, l’albuminurie peut rétrocéder et la maladie marcher vers la guérison par le simple repos et le régime déchloruré sans intervention du traitement mercuriel.
Ainsi, une malade entrée dans mon service en pleine éruption secondaire avec des œdèmes et 64 grammes d’albumine par litre, chiffre énorme que l’on ne constate que dans ces néphrites syphilitiques secondaires, n’avait plus que des traces d’albumine après cinq jours de lit avec régime déchloruré sans intervention d’aucun médicament; après huit jours, il n'y avait môme plus trace d’albumine et les œdèmes s’ôtaient effondrés parallèlement. Le traitement mercuriel institué à ce moment sous forme d’injection quotidienne de i centigramme de biiodure fut alors bien supporté.
Il est des cas où l'action du mercure semble nocive. Ainsi, chez un malade atteint de néphrite syphilitique secondaire avec gros œdèmes et albuminurie moyenne oscillant entre 3 et 5 grammes, l’albuminurie augmenta légèrement sous l’influence du traitement spécifique, en môme temps qu’apparurent rapidement des phénomènes d’intoxication mercurielle, si bien que l’on dut suspendre l'usage du médicament.
J’ajoute que beaucoup de cas de néphrite syphilitique secondaire terminés
premier jour et 35 grammes le deuxième, tandis que les œdèmes s’effaçaient. Ce chiffre énorme de 8o grammes de chlorures urinaires, également noté par MM. Mongour et Caries chez un polyurique hystérique, montre jusqu’où peut atteindre la perméabilité du rein pour le sel.
Quand l’équilibre chloruré fut rétabli chez ce malade, il demeura polyurique : la quantité d’urine rendue oscilla constamment entre lo et i3 litres par vingt-quatre heures, ne subissant aucune influence du fait de la plus ou moins forte chloruration alimentaire.
Nous avons donc pu tirer de ces observations les conclusions suivantes :
Chez les sujets atteints de polyurie hystérique, l’excrétion chlorurée ne diffère en rien de celle des individus normaux. De même que la quantité d’urine correspond précisément à la quantité de liquide absorbée, le taux des chlorures urinaires se règle avec exactitude sur le taux des chlorures ingérés. En pratique, les polyuriques
HÉMOGLOBINURIE PAROXYSTIQUE
ICTÈRES HÉMOLYTIQUES
ÉTUDES SUR L’HÉMOGLOBINURIE PAROXYSTIQUE
Insuffisance d’antiseusibilisatrice dans le sang des hémoglobinuriques. En collaboration avec M. Rostawe, Société de Biologie, i8 février igoS, t. 1,
Insuffisance d’antisensibilisatrice dans le sang d’un hémoglobinurique (Interprétation). En collaboration avec M. Rostame. Sociélé de Biologie, aS février igoS, t. 1, p. 372.
Sérothérapie préventive de l’attaque d’hémoglobinurie paroxystique. En collaboration avec M. Rostaibe. Société de Biologie, /, mars igoS, 1.1, p. 897.
Sérothérapie préventive de l’attaque d’hémoglobinurie paroxystique. Différence des qualités du plasma dans l’hémoglobinurie paroxystique et dans certains cas d’hémoglobinurie paludéenne. En collaboration avec M. Rostaine. Société de Biologie, 24 février 1906, 1.1, p. 406.
Hémolyse par fragilité globulaire et hémolyse par action plasmatique. En collaboration avec MM. Absahi et Brulé. Sociélé de Biologie, 19 octobre 1907, t. Il, p. 346.
Troubles de l’élimination urinaire au cours de la crise d’hémoglobinurie paroxystique. En collaboration avec M. Rostaine. Société de Biologie, 8 février 1908, t. I, p. 225.
Insuffisance d’antisensibilisatrice dans le sang des hémoglobinuriques. — Nous avons essayé, à l’aide des notions nouvellement acquises sur l’hémolyse, de pénétrer quelques points du mécanisme qui, au cours de l’attaque de certaines hémoglobinuries paroxystiques, permet à l'hémoglobine de diffuser du globule rouge dans le plasma pour produire l’hémoglobinémie, prélude du pissement d’hémoglobine.
ÉTUDES SUR L’HÉMOGLOBINURIE PAROXYSTIQUE