RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SUR LES MALADIES INFECTIEUSES
Angiocholites microbiennes expérimentales’.
A l’autopsie d’un malade, qui avait succombé dans le service de M. Bouchard à une angiocholite suppurée, nous avons fait, M. Charrin et moi, des cultures' du foie et nous avons trouvé dans cet organe, à l'état de pureté, le B. colt communis.
, Les cultures de ce microbe ont été inoculées dans les voies biliaires, suivant un procédé que j’ai fait connaître’. Nous avons reproduit ainsi des angiocholites suppurées dont l’aspect histologique était identique à celui de la lésion observée chez l’homme. Avec les premières cultures les animaux succombèrent rapidement; plus tard, la virulence ayant diminué, il se produisit des angiocholites subaiguës, tendant vers l’organisation fibreuse.
En injectant des cultures du B. coli provenant des matières fécales de l’homme sain ”, j’ai pu reproduire aussi des angiocholites. Ces mêmes cultures, introduites dans un rameau de la veine porte, ont déterminé également l’inflammation suppurative.des voies biliaires.
inoculation du vibrion septique chez le chien
L’inoculation du vibrion septique détermine chez le chien une lésion locale, curable et conférant l’immunité.
Sur une affection du chat, désignée sous le nom de cancroïde des lèvres *.
Examen histologique et bactériologique de la lésion ; inoculation à d’autres animaux.
Pseudo-tuberculose bacillaire ! .
A côté de la tuberculose produite par le bacille de Koch, il existe dus*; tuberculoses dues à d’autres a ni p ho
Nous avons eu l’occasion, M. Charrin et moi, d’étudier une maladie de
lettre. Celte infection s’était développée" spontanément chez un cobaye, c'est-à-dire en dehors de toute inoculation.
L’agent pathogène est un petit bacille mobile qui se développe facile»;'; ment sur les differents milieux employés en bactériologie et ne liquéfié pas la gélatine.
Inoculé sous la peau du lapin ou du cobaye, il détermine un tubercule local, bientôt suivi d’adénopathie : l’animal maigrit et meurt en deux semaines environ; à l’autopsie, on trouve d’innombrables granulations dans le foie et la rate, plus rarement dans les poumons et les reins. En variant le mode d’inoculation, on peut produire avec cet agent des péritonites, et même des pleurésies séreuses sans tubercules appréciables ; on peut aussi, en injectant de grandes quantités dans les veines, amener une vraie sep-
Au microscope, on constate que les granulations dilïèrent considérable» ment de la tuberculose vraie et de la tuberculose zoogléique. La lésion est
série, a succombé le 5 janvier 1892, et à son autopsie nous avons trouvé d’innombrables granulations dans le foie et la rate.
La tuberculose humaine est peu pathogène pour les gallinacés : néanmoins, les inoculations ne sont pas toujours négatives; trente-huit poules ont été mises en expérience; chez cinq nous avons obtenu la production de tubercules jeunes, très.petits, transparents; c’étaient, des lésions produites par le bacille humain, car dans un cas elles purent s’inoculer au cobaye et ne purent se transmettre à une autre poule; le virus avait donc conservé ses propriétés originelles. Une autre fois, le bacille se modifia plus profondément et les lésions purent se réinoculer d’une poule à une
Il existe donc certains faits qui établissent comme un trait d’union entre les deux tuberculoses; si l’on rapproche nos résultats de ceux qu’ont obtenus MM. Courmout et Dor, on arrive à conclure que les bacilles des mammifères et des gallinacés n’appartiennent pas à deux espèces distinctes, mais représentent simplement deux variétés d’une même espèce. C’est également la conclusion que nous trouvons formulée dans les récentes leçons de M. Arloing sur la tuberculose (p. 205).
Tentatives de vaccination contre la tuberculose humaine avec la tuberculose
Plusieurs cobayes, qui avaient résisté à des inoculations de virus aviaire, furent inoculés plus lard avec du virus humain; ils succombèrent dans le même laps de temps que les témoins. Une inoculation antérieure de virus aviaire ne modifie donc d’aucune façon la réceptivité du cobaye pour la tuberculose humaine.
Tumeurs blanches expérimentales'.
Chez un lapin, qui avait reçu dans le péritoine du virus aviaire, il s’est développé sur plusieurs articulations des fongosités très abondantes qui, par places, se sont fait jour au dehors.
t. LXXIV.
S LXVil.
Anatomie pathologique de la tuberculose du foie chez la poule et le faisan 1 .
La structure des granulations tuberculeuses diffère notablement chez la poule et chez le faisan.
Chez la poule la lésion est essentiellement constituée par une masse vitreuse qu’entoure une bordure de cellules épithélioïdes spéciales, rangées perpendiculairement à la zone vitreuse et pourvues de noyaux multiples réunis à l’extrémité la plus éloignée de la zone. Chez le faisan, l’aspect est tout autre : c’est un amas de cellules épithélioïdes, qui subissent une. ré-, gression moléculaire dans la partie centrale du néoplasme; autour d’elles se forme un anneau conjonctif qui s’infiltre de matière amyloïde.
Tuberculose chez différents mammifères*.
J’ai publié, avec MM. Cadiot et Gilbert, un certain nombre de cas de tuberculose survenue chez différents mammifères : chien, chat, boeuf, singe. Plusieurs fois les lésions ont été inoculées à des lapins, des cobayes ou des poules; les résultats ont été semblables à ceux qu’on obtient en employant de la tuberculose humaine.
Tentatives d'inoculation de tumeurs cancéreuses.
J’ai inoculé’ â un certain nombre de chiens et de lapins des lésions cancéreuses provenant de l’homme; les inoculations ont été faites sous la peau, dans le péritoine, dans les veines périphériques, dans la veine porte. Les résultats ont été constamment négatifs.
Plus tard, avec MM. Cadiot et Gilbert j’ai inoculé à des chiens, par les mêmes procédés, des tumeurs cancéreuses provenant d’animaux de même espèce. Les résultats ont été également négatifs, sauf dans un cas où nous trouvâmes à l’autopsie des masses cancéreuses dans la rate; mais l’examen histologique nous fit reconnaître que, par leur structure, ces néoplasmes différaient totalement de la tumeur primitive.
Enfin, nous n’avons pas réussi davantage en inoculant des chiens avec des ganglions lymphadéniques enlevés à des animaux de même espèce *.