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A. — ROLE DU FOIE DANS LES INTOXICATIONS

Action du foie sur les alcaloïdes végétaux (VII, IX, XIV, XV, XVI, XLIV, LXXXIII, CIV, CLXIV).

Pour mettre en évidence l’action du foie sur les alcaloïdes végétaux, j’ai eu recours aux méthodes suivantes :

i° Injection lente d’une solution diluée comparativement dans une veine périphérique et dans un rameau de la veine porte ;

2“ Trituration du foie avec l’alcaloïde ; injection, dans les veines périphériques, du liquide obtenu par expression ;

3“ Étude de l’intoxication chez des mammifères dont' la veine porte a été liée ;

4“ Étude de l’intoxication chez des grenouilles dont on a extirpé le foie.

Dans ces diverses conditions, le foie a arrêté tous les alcaloïdes que j’ai étudiés : nicotine, quinine, morphine, atropine, hyoscyamine, strychnine, vératrine, cicutine. Il en a été dé même pour le curare.

D’une façon générale, on peut dire que, pour intoxiquer un animal, il faut introduire par la veine porte une dose double de celle qui est mortelle quand l’injection est poussée par une veine périphérique, c’est-à-dire quand la substance ne traverse pas le

Action du foie sur la digitaline (XXX).

Le foie n’agit par indifféremment sur toutes les substances végétales ; c’est ainsi qu’il n’exerce aucune action sur la digita-

Le foie est donc comme le rein ; il possède un pouvoir électif.

recherche la strychnine dans ses différents tissus, on verra poids égal le foie contient cinq fois plus de strychnine qi rein, onze ou douze fois plus que les muscles. Enfin, en opi sur le tiers de la masse totale du sang, on ne trouve pas d’alcaloïde, ce qui démontre à quel degré extrême de dilutic îené au contact des tissus. On conçoit donc co des conditions normales quand on injecte

nche de la vei

pneumonies expérimentales , en sectionnant les pneumogastriques, en liant le canal cholédoque ou en soumettant les animaux à l’intoxication . phosphorée.

Cette corrélation se poursuit plus loin : Cl. Bernard a démontré que chez Vembryon le foie ne contient de glycogène que dans la deuxième partie de la vie intra-utérine, et c’est justement à partir de ce moment qu’il commence à agir sur les poisons.

Enfin, en stimulant la fonction glycogénique, par exemple en injectant de Véther par un rameau de la veine porte, on augmente simultanément l’action protectrice de la glande hépatique.

Modifications des alcaloïdes et de l’ammoniaque au contact de la glyeose (XV).

Les faits précédents m’ont conduit aux recherches suivantes : j’ai chauffé en vase clos divers alcaloïdes avec de la glyeose, et j’en ai vu quelques-uns se modifier profondément : l’atropine notamment est devenue beaucoup moins toxique. Le résultat a été surtout intéressant avec les sels d’ammoniaque : le chlorhydrate, sur lequel le foie n’agit pas, ne subit aucune modification ; au contraire, le carbonate et le lactate perdent presque complètement leur toxicité. Il est possible que des modifications semblables se passent dans le foie ; mais je ne voudrais pas développer cette idée, n’osant transporter à l’organisme les résultats obtenus dans des expériences in vitro.

Le foie dans les maladies (XI-XV).

Dans un grand nombre de maladies, plusieurs troubles morbides reconnaissent pour cause une insuffisance hépatique. C’est ce qu’on observe au cours des maladies infectieuses , où le rôle du foie est d’autant plus important que les sources d’intoxication sont multipliées. Or, s’il est vrai que le foie normal est capable d’annihiler l’action des toxines qu’on trouve dans l’organisme des malades, on conçoit que l’intoxication sera plus grave si l’action du fo'ie vient à faiblir.

Pour apprécier l’action du foie sur les poisons, au cours des différentes maladies de cet organe, j’ai repris l’étude de la glycosurie

ques de sphacèle et des ulcérations. Ces lésions i des hémorrhagies qui se produisent dans le tissu nuqueux, détachent la muqueuse et la privent ainsi ie résistance contre les microb.es intestinaux.

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