‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 15 sur 25 · MÉDECINE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

MÉDECINE EXPÉRIMENTALE

rigine bulbaire du ttc de la face (LV).

ifficile de créer chez les animaux des maladies nerles à celles de l’homme, on peut profiter de celles ent spontanément pour en étudier la .physiologie

Gilbert, une chienne atteinte d’un tic essentiel de la face, siégeant dans le domaine de la septième paire. Nous avons pu, chez cet animal, détruire successivement les circonvolutions cérébrales, la capsule interne, le cervelet, la protubérance, sans modifier le tic ; celui-ci ne cessa que lorsque nous eûmes extirpé le noyau bulbaire du facial.

Origine bulbaire d’un tic réflexe de la cinquième paire (LXXXII).

Chez un chien qui avàit reçu une injection intra-pleurale de mercure métallique, nous vîmes se développer un tic localisé aux muscles innervés par la branche motrice du trijumeau. Ce tic a été enregistré et nous avons pu remarquer que ses caractères se modifiaient légèrement sous l’influence des excitations faradiques du vago-sympathique. En soumettant cet animal aux mêmes mutilations que celui qui fait l’objet des recherches précédentes, nous avons reconnu que le tic avait pour point de départ un trouble fonctionnel siégeant au niveau des noyaux bulbaires.

Pneumothorax expérimental (LXXXII).

Dans ces recherches, faites avec M. Gilbert, sur des chiens non chloroformés chez lesquels on enregistrait la respiration et la circulation, nous avons obtenu les résultats suivants.

i° Au moment de l’ouverture de la plèvre, il se produit une expansion inspiratrice extraordinaire; le thorax reste dilaté quelques instants, puis survient une brusque expiration ;

2" A ce moment, la circulation peut rester presque normale ; d’autres fois la pression sanguine s’abaisse, en même temps que les contractions cardiaques deviennent plus rares et plus amples. Les troubles circulatoires sont passagers et disparaissent rapide-

3“ Dans le pneumothorax ouvert, la respiration est accélérée et très ample;

4° Dans le pneumothorax fermé, la respiration est ralentie, plus ample que normalement, mais moins ample que dans le pneumo-

5 " Dans le pneumothorax double, bilatéralement fermé, les mouvements respiratoires sont plus fréquents qu’à l’état normal,

6° Dansée pneumothorax double, ouvert d’un côté, le tracé rappelle assez bien celui du pneumothorax unilatéral ouvert. L’amplitude respiratoire augmente encore, et devient trois fois égale à l’amplitude normale, si on laisse ouverts les deux pneumothorax.

Recherches sur le choc nerveux (XCII, XCIX, C, CI, CVIII, CXVII, CXXIV, CXXV, CXLIV, CL, CL1X) (i). '

Le choc est un état morbide, résultant d’une excitation violente et brusque du système nerveux et caractérisé par un ensemble de modifications dynamiques de l’organisme, dont une seule, l’arrêt de la nutrition dans les tissus, est constante et indispensable.

Après avoir passé en revue les causes du choc nerveux et après avoir décrit les principaux symptômes de cet état morbide, je me suis attaché à élucider son mécanisme. On peut arriver à produire le choc chez les animaux par divers procédés, mais il faut avouer que, dans bien des cas, l’expérimentateur n’est pas absolument maître des phénomènes. C’est ainsi, pour ne citer qu’un exemple, que l’excitation du bout central d’un pneumogastrique peut arrêter la nutrition dans une moitié du corps ; mais le phénomène est inconstant. D’un autre côté, les animaux sont bien plus résistants que l’homme ; ainsi, l’écrasement du testicule ne provoque chez le chien que des réactions insignifiantes.

Cependant, il est possible de déterminer le choc par des procédés souvent assez simples : par exemple, en plongeant le museau d’un lapin dans de l’eau froide ; si on trempe tout un cobaye dans un bain froid, on peut provoquer un choc mortel. Réciproquement, les brûlures étendues ont le même effet : il se produit un choc qui explique parfaitement l’abaissement de température observé

L’application du chloroforme sur le thorax produit le même

effet ; nous avons vu, dans un cas, un cobaye succomber avec une température centrale de 19°.

Quand on détermine le choc chez la grenouille, au moyen d’un coup porté sur la tête, ou, ce qui est préférable, au moyen d’une décharge de la bouteille de Leyde, on observe les phénomènes suivants : un arrêt passager du cœur, un ralentissement de la circulation dans les vaisseaux capillaires, et un rétrécissement de leur calibre; souvent, mais non toujours, une augmentation de l’excitabilité des muscles. Enfin, j’ai noté, après Brown-Séquard, que, chez les mammifères en état de choc, le sang veineux est plus rouge que normalement, ce qui tient à l’arrêt presque complet des échanges nutritifs.

Si l’acide carbonique ne passe plus des tissus dans le sang, réciproquement les poisons ne passent plus du sang dans les tissus. Cette dernière conclusion ayant été attaquée, j’ai fait de nouvelles expériences sur des grenouilles plongées en état de choc au moyen d’une décharge de la bouteille de Leyde ; ces recherches m’ont semblé de nature à établir que, dans l’état de choc, la strychnine et la vératrine sont devenues incapables d’impressionner la moelle ou les muscles. Galéazzi a obtenu des résultats analogues en étudiant, sur les mammifères en état de choc, l’action de certaines toxines microbiennes.

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