III. — CHIRURGIE DU CRANE ET DE LA COLONNE VERTÉBRALE
18. Etude critique des méthodes modernes de trépanation du crâne.
[Revue générale ].— Gaz. d. Hôp., Paris, 1889, t. XII, 445-452.
Il existe deux sortes de trépanation : la trépanation pour traumatisme, qui n'a pas de règle fixe ; et la trépanation per se des docteurs anglais, que l’auteur nomme trépanation exploratrice, dans laquelle on ouvre le crâne par un procédé chirurgical bien défini. H. Delagénière fait l’historique delà trépanation exploratrice. 11 rappelle que des centres de mouvements ont été isolés, que d’après les troubles moteurs observés dans les membres ou dans des segments de membres, on peut diagnostiquer une lésion qui intéressela couche corticale au niveau d’un de ces centres, et que les centres moteurs, étant groupés autour du sillon de Rolando, ce sillon sert de base d’opération. Puis il passe en revue les instruments employés, la préparation du malade, le mode d’anesthésie, et en arrive au tracé de la ligne rolandique et à la topographie cranio-cérébrale, au sujet desquelles il se livre h une étude critique des différents procédés employés pour déterminer leur situation. L’incision des téguments, l’ouverture du crâne et l’exploration, le drainage, la greffe des rondelles, les sutures et le pansement font l’objet des autres chapitres se rapportant à l’opération. L’auteur indique ensuite comment on arrête l’hémorragie qui peut se produire au cours de l’intervention, seul accident qui arrive parfois, car la trépanation exploratrice est une opération absolument bénigne.
19. Fracture pénétrante du crâne avec vaste abcès du cerveau.
Trépanation. Drainage du cerveau. Guérison. Présentation du malade. — Arch. méd. d’Angers, 1901, V, 457-458.
Malade de (2 ans, ayant reçu, le 31 mai 1901, un coup de pioche dans la région pariéto-occipitale gauche. Coma et signes d’encéphalite. Opération d’urgence, le 7 juin 1901. Une large trépanation permet d’extraire une esquille de 8 cent, t/2 de largeur et autant de longueur qui a été enfoncée dans le cerveau. Dans la plaie, foyer purulent de 7 centimètres de profondeur Un faisceau de petits drains est placé dans le fond de la plaie cérébrale. Guérison rapide, avec toutefois hémiplégie droite, qui s’améliore après traitement par le massage et l’électricité.
20. Encéphalocèle. Arch. méd. d'Angers, 1902, VI,377-378,1 Fig.
La pièce dont il s’agit est une énorme encéphalocèle, enlevée à un enfant naissant, La tumeur était beaucoup plus volumineuse que la tête de l’enfant ; étaitpédiculée et le pédicule, aplati latéralement, ” ’ ..
mention précoce dans les fractures patholo jues de la colonne vertébrale. — XIII‘ Congt
fr. de Chir., Au point de vue fractures de la colonne '
ÏIllïl:
s’étaler sous les téguments qu’elles finissent par perforer également. Au point de vue anatomique, on peut leur considérer : un pédicule ou base avec une portion intra-crânienne réfléchie, un collet qui répond à l’ouverture du crâne et une portion sous-tégumentaire extra-crânienne. Au point de vue chirurgical, ces tumeurs sont des tumeurs pédiculées, dont le pédicule est implanté sur une portion de la duremère, de sorte qu'en enlevant cette portion de la dure-mère, la tumeur se trouve enlevée dans sa totalité. Pour faire cette opération, il faut découvrir la portion extra-crânienne de la tumeur par une vaste incision en U, puis réséquer cette portion extra-crânienne J agrandir l'ouverture du crâne jusqu’aux limites du décpllement de la dure-mère ; extirper par morcellement toute la tumeur mise à nu ; enfin réséquer toute la portion de la dure-mère qui a été décollée. Dans l’observation qui sert de point de départ au travail de l’auteur, il s’agissait d’un sarcome angiolithique, examiné histologiquement par Pilliet.
25 [En collaboration avec Sollier (P.Vj. Le centre cortical des fonctions de l’estomac d’après un cas d’abcès du cerveau d’origine traumatique. — Tiré à part de la Revue neurologique, Paris, Masson [1901], in-8o, 4 p.
Une observation de M. Delagénière : abcès du cerveau consécutif à une frace la voûte crânienne par un coup de pioche, avec enfoncement ;• trépanation, ge du cerveau, guérison, a fourni au D r Sollier la confirmation de ses idées détermination du centre cortical de l’estomac. A la suite de la trépanation pour localisée du cerveau portant sur la région pariétale, on nota une boulimie qui a après la guérison de la plaie et qui se manifestait trois mois après sous de voracité et d’appétit disproportionné avec l’âge et la taille du sujet, âgé de 11 ans. Or, la lésion cérébrale occupait précisément le lobe pariétal, entre les centres moteurs et le point indiqué par M. Sollier, comme centre cortical de l’estomac. Celui-ci, sous l’influence de l’irritation de voisinage provoquée par l’abcès et le travail de réparation cicatricielle, a présenté une suractivité considérable, se traduisant par une exagération des fonctions gastriques et par de la boulimie. Ce fait constitue une confirmation de la localisation corticale des lésions de l’estomac.
26. Nouveau traitement de l’épilepsie parla ligature du sinus longitudinal supérieur au-dessus du pressoir. — Archives 'provinciales de Chirurgie, 1904, novembre. — Tiré à part, Paris, Institut de Bibliogr. Sc., 1904, in-8», 15 p.
L’auteur considérant que l’attaque d’épilepsie est une, tandis que la plupart
effet une dilatation permanente des veines de la surface externe hémisphères amenant les troubles circulatoires cause déterminante de l’attaque, a été conduit à chercher â modifier la circulation veineuse corticale, en pratiquant la ligature du sinus longitudinal avant sa terminaison. Dans un cas, qu’il rapporte, il lui était
28. Epithéliome glandulaire du pharynx nasal ; extirpation ; guérison.
— Arch. med. d’Angers, 1897, I, 373-377.
11 s’agit d’une femme de 29 ans, qui ressentit les premiers symptômes de son mal trois ans avant l’opération que pratiqua l’auteur, le 3 février 1897. A l’examen, on constate la présence d’une tumeur qui soulève et repousse le voile du palais; cette tumeur est blanc-nacrée, du volume d’un œuf de poule, dure, résistante, et semblant mobile. L’opération dura à peine un quart d’heure. L’examen histologique prouva qu'il s’agissait d’un épithélioma glandulaire à marche lente. L’auteur insiste sur révolution lente de la tumeur, qui récidiva après une première intervention, dans laquelle on enleva quelques polypes du nez, mais sans enlever l’implantation même de la tumeur. M. Delagénière fait remarquer que cette tumeur étant très vasculaire, il aurait peut-être perdu sa malade d’hémorragie, s’il n’avait pas attaqué avec la rugine le point d’implantation sur l’apophyse basilaire. Grâce h cette manœuvre, le sang cessa de couler et le reste de la tumeur, h demi morcelée, fut extrait par la brèche palatine en un seul coup. On put, en outre, se rendre compte de la possibilité d’atteindre le point d’implantation de ces tumeurs en suivant la crête du vomer, devenue accessible par l’incision simple du voile du palais. L’auteur appelle l’attention sur cette notion importante, que la nature histologique des polypes fibreux du pharynx lui parait être variable, et souvent maligne ; et que, pour cette cause, la seule opération logique est l’extirpation de la tumeur avec son point d’implantation. Il arriva à ce but en incisant le voile du palais et en portant une rugine courbe le long du voile jusqu’à l’apophyse basi-
29. Actinomycose cervicale traitée sans succès. par le curetage et
l’iodure de potassium à haute dose. — Arch. méd. d’Angers, 1902, VI, 226-229.
L’auteur a tenu à rapporter cette observation pour démontrer la gravité de l’actinomycose chez l’homme.
En moins d’une année, il a pu suivre l’évolution complète de la maladie, malgré le traitement chirurgical et l’iodure de potassium employé à doses énormes. On ne saurait donc, avec un résultat aussi négatif, considérer le traitement iodé comme le traitement spécifique de cette grave affection.
30. Du traitement des anévrysmes de la carotide primitive : un cas
d’extirpation, guérison. — Arch.prov.de Chir., Paris, 1896, V, 225-234.
Fille de 10 ans. Début de la tumeur il y a neuf mois. Extirpation, incision de 10 centimètres. Isolement de l’extrémité inférieure fluctuante de la tumeur. La carotide primitive est masquée en partie par le sac et en partie par la veine jugulaire interne qui vient se perdre sur la partie antérieure de la tumeur à laquelle elle adhère intimement. Section de la veine jugulaire entre deux pinces, puis isolement facile de l’artère qu’elle recouvre. Double ligature du bout inférieur et pince, puis section de l’artère entre la ligature et la pince. On soulève alors le sac
34. Corps étranger ayant séjourné près de quatre mois dans le la: — vire A. méd. d’Angers, 1900, IV, 61-62.
Il s’agit d’un fragment du pariétal Æun lapin, mesurant 22 millimètr 20, qui avait été avalé par une femme de 83 ans, le 24 août 1899. Ce n’e le 16 décembre, c’est-à-dire 4 mois après l’accident, que la malade se :dé faire extraire ce corps étranger. Il fut extrait sans incident à l’aide d’une j
35, Corps étranger de la bronche droite. Extraction par la trac tomie. Guérison. — Arck. méd . d’Angers, 1903, VII, 123-126