‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 7 sur 18 · II · texte numérisé non relu

II

Il s’agit d’un malade qui, cinq années auparavant, avait eu une crise d’appendicite avec péritonite localisée. Douleur fréquente depuis un an dans la fosse iliaque droite; enfin, à la suite de fatigues, il présente les symptômes de l’occlusion intestinale. On intervient le 1 er septembre 1898. On ne trouve aucune trace de l’appendice. On lève l’obstacle en coupant aux ciseaux la bride très épaisse, qui pince l’intestin et l’on sent l’anse distendue revenir sur elle-même. On dégage avec le doigt le cæcum des adhérences qui l’entourent. Guérison au dix-neuvième jour. Cette observation met en relief un accident éloigné d’une appendicite considérée comme guérie pelle démontre aussi la difficulté de certains diagnostics différentiels entre l’appendicite et l’occlusion intestinale. L’appendicite perforante s’accompagne habituellement de péritonite aiguë généralisée; début brusque, douleur s’irradiant rapidement h tout le ventre, météorisme précoce, vomissements bilieux, élévation thermique peu considérable, et en général quelques frissons au début. Dans l’occlusion intestinale, le début est moins franc, les douleurs restent plus longtemps localisées, le météorisme est moins considérable, les vomissements sont bientôt fécaloïdes; il n’y a pas d’élévation de température, mais au contraire de l’hypothermie. Mais, bien des fois, le diagnostic sera impossible à faire, car il arrive que les deux affections se confondent. Cependant, le diagnostic est de la plus haute importance, car, en présence d’une occlusion intestinale, l’intervention, pour être suivie de succès, doit suivre le plus près possible le début des accidents.

58. De l’anastomose termino-latérale de l'intestin après résection.

Une observation. — Archives méd.'d’Angers, 1902, VI, 32-34.

L’auteur a eu à opérer un homme de 78 ans pour hernie inguinale étranglée qui, une fois le sac herniaire ouvert, présentait une anse d’intestin gangrenée. 11 fallut réséquer l’anse malade et le mésentère qui lui adhérait, puis faire une suture

radicale par le procédé de Bassini. Les suites opératoires ont été des plus simples et la guérison prompte.

dans plusieurs organes. L'intervention radicale paraît devoir être tentée dans les cas suivants : 1° tumeur petite, mobile, siégeant sur l’S iliaque ou sur la partie inférieure du côlon descendant. Si son invagination est possible, agir comme Nicolaysen ; si elle ne l’est pas, recourir au procédé de Volkmann ; 2" tumeur plus ou moins volumineuse, pouvant même présenter des adhérences. Il faut alors, après son ablation, établir un anus artificiel temporaire, que l’on cherchera il guérir plus tard, ou bien pratiquer l’opération de Reybard, en fixant l’endroit suturé de l'intestin à la paroi abdominale ; 3° la tumeur est très volumineuse, et après son ablation, les deux bouts de l’intestin ne peuvent pas être amenés au contact : employer, dans ce cas seulement, le procédé de Madelung, et encore en fixant à la plaie cutanée le bout inférieur suturé ; 4“ tumeur siégeant sur le caîcum ; on ne peut faire que la cæcumectomie, en prenant la précaution de tenir rapproché de la plaie abdominale l’endroit de l’intestin sur lequel aura porté l’entérorrhaphie.

60. Appendicite perforante; diagnostic différentiel de l’appendicite et de la typhlite. — Arck. méd. d'Angers, 1897,1, 173-176.

appendicite et pyosalpingites bilatérales ; résection de l appen dice et double salpingo-oophorectomie; guérison. — Arch

méd. d’Angers , 1897, mars 20, 130-132.

L’auteur publie sous ce titre une observation intéressante. Il s’ag d’une malade, âgée de 23 ans, dont la sœur est morte de la tuberculose pulmc

dans l’appendicite aiguë; indicatioi s. — Arch. méd. d’Angers, 1901,

Page 1