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chyme rénal lui-mêine (tuberculose); 2° à l’existence de cavités intrarénales communiquant mal avec le bassinet, parce que les cloisons de la poche n’ont pas été bien détruites; 5° à la persistance de calculs dans la poche rénale; 4° à des vices de positions ou à des rétrécissements avec ou sans coudures de la partie supérieure de l’uretère.
Traitement préventif. — A côté de la fixation du rein en bonne position de manière à assurer le libre écoulement de l’urine, et des opérations plastiques urétéro-rénales, moyens qui ne peuvent être employés que rarement au moment même de la néphrostomie, j’ai indiqué l 'emploi de la sonde urétérale à demeure pour établir un bon drainage par l’uretère.
J’ai indiqué la technique qui permet de placer dans l’uretère une large sonde urétérale n° 12 ou 15 pourvue de plusieurs yeux : la sonde arrive par son extrémité supérieure dans le bassinet el sort par l’urètre. Dans ces conditions, on peut pratiquer des lavages du bassinet par le drain lombaire et par la sonde urétérale le drain lombaire est retiré après quelques jours et la sonde urétérale maintenue de 15 à 50 jours.
Lorsque la néphrostomie a été bien faite, que toutes les cloisons intérieures de la poche ont été détruites et les corps étrangers enlevés, ce procédé si simple de drainage urétéral, suffit à prévenir la formation de la fistule chez la plupart des malades.
Traitement curatif. — Lorsque la fistule rénale est déjà constituée, on doit, à mon avis, commencer le traitement par l’emploi de la sonde urétérale à demeure, qui suffit à guérir un grand nombre de malades. En pratique, on peut se trouver en présence de trois ordres de cas : 1" on ne peut introduire la sonde dans le bassinet; 2° la sonde pénètre bien et le malade guérit rapidement; 5° malgré que la sonde soiL bien placée, la fistule ne guérit pas, ou, lorsqu’elle se ferme, les accidents de rétention rénale se reproduisent.
1° Un ne peut introduire la sonde jusque dans le bassinet. — Si malgré l’emploi de toutes les manœuvres que j’ai décrites on ne réussit pas à placer une sonde dans le bassinet et si la fistule date déjà de plusieurs mois, ou devra penser que, en réalité, le cathétérisme du bassinet par l’urclère est impossible et renoncer à son emploi. Si, au contraire, il s’agit d’une fistule récente, il convient d’attendre quelques semaines et de renouveler les tentatives dans l’espoir que l’ouverture du rein aura permis aux lésions de l’uretère de se modifier suffisamment pour que le cathétérisme devienne possible. J'ai démontré par une remarquable observation la réalité de la rétrocession
travaux scientifiques.
de ces lésions d’urétérite et je possède deux autres observations inédites montrant qu il a sulli d attendre quelques semaines pour réussir le cathétérisme urétéral, d’abord impossible, et guérir les malades.
La sonde urétérale mise dans le bassinet, le malade guérit par le cathétérisme à demeure. — Les sondes sont laissées à demeure, tout en les changeant suivant les besoins, jusqu’à ce que depuis plusieurs jours il ne s’écoule plus d’urine par la plaie fisluleuse. J’ai publié quatre observations de guérison ainsi obtenue en quelques jours et j’en possède plusieurs autres ultérieurement recueillies.
û° Malgré le drainage urétéral, la fistule ne guérit pas ou les accidents de rétention se reproduisent lorsque la sonde est enlevée. — Dans ces cas, la persistance de la listule peut être due à deux ordres de causes :
1° A des Huiles de technique pendant l’opération, parce que dans l’intérieur de la pocbe il persiste des cloisons qui n’ont pas été détruites ou parce qu’il est resté des calculs dans le rein (dans un cas j’ai trouvé un drain qu’on avait laissé dans l’intérieur du rein).
2° Sans aucune faute imputable à la technique de la néphrostomie, la fistule peut persister; a) lorsque des modifications du contenu de la pocbe l’empêchent de s’écouler facilement par la sonde urétérale; h) lorsque le le rétrécissement de l’uretère a été incomplètement dilaté; c) lorsqu’il existe un vice d’insertion de l’uretère dans le bassinet et plus particulièrement lorsqu’il reste un bas-fond au-dessous de l’insertion de l’uretère. Dans tous ces cas, une nouvelle intervention opératoire sera nécessaire.
PYÉLONÉPHRITES ET PYONÉPHROSES PENDANT LA GROSSESSE.
Nos connaissances sur ce point datent du travail de Reblaub au Congrès Français de chirurgie en 1892 : une de ses cinq observations m’est personnelle. J’ai publié ultérieurement des observations dans la thèse de Donneau (1893) et de Weill (1899). Dans le Traité de Chirurgie, j’écris : « Pendant la grossesse, j’ai vu assez fréquemment, du troisième au sixième mois, des il roué* ph roses infectées qui se revoient surtout par le trouble des mines et la fréquence douloureuse des mictions en même temps que par des douleurs rénales qui peuvent être extrêmement vives; souvent il existe de l’intolérance gastrique absolue et des phénomènes nerveux graves. Lorsqu on examine la vessie de ces femmes, on est souvent étonné de constater quelles n’ont pas de cystite et que leur capacité vesicale est normale. Cet étal est grave et peut conduire à l’avortement. » Au point de vue du traitement, je cou-
PATHOLOGIE SPÉCIALE DE L’APPAREIL URINAIRE
seille, avec Pasteau, les lavages de la vessie en y ajoutant le séjour au lit le siège élevé, le port d’une ceinture hypogastrique el le régime lacté. Dans un cas, j’ai dû pratiquer la néphrostomie et laisser le rein ouvert jusqu’à 1 accouchement qui se fit à terme, mais il ne faut pas se hâter d’opérer, les moyens très simples indiqués plus haut étant suffisants dans la grande majorité des cas.