‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 16 sur 52 · TH A VA I \ SCIENTIFIQI'ES · texte numérisé non relu

TH A VA I \ SCIENTIFIQI'ES

se prolonger sans discontinuer pendant plusieurs mois ou encore se présenter avec des intermittences. 11 est très fréquent de voir le saignement se prolonger longtemps el ne cesser qu’après l’accouchement. I; hématurie peut disparaître avant les couches, mais, le plus souvent, ce n’est que le lendemain de l’accouchement que l’urine commence à devenir plus claire, et le sang ne disparaît complètement que quelques jours plus tard.

L’hématurie de la grossesse peut ou non s’accompagner de dysurie ou de cystite; suivant les cas, on observe ou non l’albuminurie et l’augmentation du rein.

Pathogénie. — Jusqu’à nos travaux, on admettait uniquement comme cause des hématuries rénales pendant la grossesse les phénomènes de stase circulatoire. Nous avons montré en étudiant les modifications du jet urétéral que, à côté de la gêne circulatoire proprement dite, il existe pendant la grossesse de la congestion rénale due à la compression des uretères. Nous avons montré en outre que la toxémie gravidique doit entrer en ligne de compte, par les lésions rénales qui sont sous sa dépendance et par les modifications hématologiques qu’elle détermine.

Nous concluons de ces considérations que, pendant la grossesse, il existe des conditions mécaniques de gêne circulatoire directe et de rétention rénale incomplète d’urine; que, d’un autre côté, avec ou sans lésions rénales, la toxémie gravidique pouvant exister, ces différentes causes, combinées de manière diverse, sont capables de déterminer ou de favoriser la néphror-

ragie.

Nous disons déterminer ou favoriser, parce que les causes palhogéniques ijue nous invoquons peuvent agir sur un rein jusqu’alors sain ou déjà malade et prédisposé au saignement. C’est ainsi que, parmi les malades dont nous avons cité l’observation, quelques-unes paraissaient indemnes de toute lésion, tandis que d’autres peuvent être considérées comme en état d’opportunité hémorragique.

PATHOLOGIE SPÉCIALE DE L’APPAHEIL URINAIRE

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