NE CONCERNANT RAS L’APEAREIL URINAIRE
Développement des dents permanentes, ébauche d'une troisième dentition chez l’homme.
(Bull, de la Soc. anal., 1887.)
.l’ai trouvé chez l’homme, indépendamment des débris épithéliaux paradentaires décrits par Malassez, un amas épithélial volumineux, situé en arrière de la dent de. remplacement et né du cordon épithélial de celle seconde dent. Je crois avoir démontré, en m’inspirant de la théorie de la descendance, que cet amas représente un organe ancestral atrophié, correspondant à une troisième rangée de dents, et ayant la même signification que la présence de dents chez les fœtus de haleine sur laquelle Darwin a appelé l’attention.
Formation de l’alvéole de la dent de remplacement et développement du ligament alvéolo-dentaire.
(Bull, de la Soc. de Biologie. 1887.)
Dans ce travail, j’arrive aux conclusions suivantes. I/alvéole de la dent de remplacement est séparé de celui de la dent de lait par une cloison osseuse, sur laquelle s’insèrent les deux ligaments alvéolo-denlaires correspondant
1 Dans le cours de cet exposé, nous avons déjà signalé une série de recherches sur des sujets de pathologie générale que nous avons appliquées à l’étude des maladies des voies urinaires
et que nous ne reproduisons pas ici :
Les infections colibacillnires Page 98
Variations de virulence des microbes — 100
Théories sur la genèse des tumeurs — 102
Les psorospermies — 101
Classification des tumeurs — ] o«>
IRAVAI Y SCIENTIFIQUES.
à chacune de ces deux dénis. Cette cloison osseuse disparaît par ostéite de bas en haut, en même temps que la racine de la dent du haut disparaît peu à peu par un processus analogue. À ce moment, il n’existe plus qu’un grand alvéole dont la paroi antérieure est formée par la paroi antérieure de la dent de lait et la paroi postérieure par la portion correspondante du canal gingivo-alvéolaire. Les deux parois de cet alvéole vont elles-mêmes se détruire par ostéite de haut en bas, jusqu’au niveau de la racine de la dent de remplacement. L'alvéole définitif n’aura donc aucun rapport avec l’alvéole de la dent de lait, il se trouvera formé tout entier par la portion de Los qui entoure, à mesure qu’elle se développe, la nouvelle racine. Le ligament alvéole-dentaire définitif se forme en même temps que la racine de la dent définitive et provient de la portion du tissu conjonctif qui entoure cette racine, qui ne s’est transformée ni en os ni en cément. L’obliquité des fibres de ce ligament, chez l’adulte, est due à la poussée de la racine.
Les conclusions de ces travaux sont actuellement acceptées par tous les auteurs.
Débris épithéliaux paradentaires.
(Bull, de la Soc. anat., 1880, p. 27.)
Les travaux de M. Malassez ne portaient que sur les dents d’une seule mâchoire et mon maître ne tranchait pas la question de la fréquence des débris qu’il décrivait. J’ai le premier confirmé ses travaux, et, dans plusieurs mâchoires, j’ai trouvé d’une façon constante les débris de Malassez; le plus constant est celui qui siège dans la partie supérieure du ligament alvéolo-denlaire. -l’ai même décrit un débris nouveau, celui de la troisième dentition (voir plus haut); et en pratiquant des coupes obliques du ligament, j’ai montré des figures en réseau analogues à celles que M. Malassez avait obtenues en réunissant dans un seul dessin ce qu’il avait vu dans plusieurs préparations.
Sur un renflement situé au niveau du bord libre des plexus choroïdes des ventricules latéraux.
(Bull, de la Soc. anat., 1880, p. 240.)
Ilcnle mentionne, comme ayant été décrit par les frères Wenzel, un épaississement des plexus choroïdes qu’il considère comme une production pathologique. Virchow, Axel l\cy et llelzius, Huguenin, ne font que signaler son existence, sans le décrire. J’ai trouvé ce renflement sur vingt cerveaux
M'I ClIMiKRNA.Vr l*AS l/AI'l'ARKIL I HI.NAIHK.
d’enlants et je l’ai vu atrophié chez l’adulte : il siège sur le bord libre du plexus choroïde, à l’endroit où les deux cornes occipitale et sphénoïdale du ventricule se rejoignent. J’ai donné la description macroscopique et histologique de ce renflement, qui est formé par un amas de tissu réticulé, et j’ai montré qu’il peut être le point de départ de kystes séreux.
Kystes des mâchoires.
Kystes dentiicres, pathogénie de ces kystes, Bull. Soc. anal., 1887, p. 497. — Kystes mucoïdes de la mâchoire supérieure. Soc. anal., 1887, p. 825. — Kystes des mâchoires. Anatomie pathologique, pathogénie et quelques points de clinique. Revue de chirurgie, 1887, juin-juillet. — Bull, de la Soc. anal., 1888, avec M. G. Marchant.
Dans une série de mémoires, je me suis occupé des kystes des mâchoires dont j’ai proposé la classification suivante, adoptée aujourd’hui par des auteurs classiques :
Epithéliomas kystiques dermoïdes
à revêtement pavimeuteux à revêtement adamantin
Denlifères
uniloculaires multiloculaires.
( à revêtement caliciforme.
Epithéliomas kystiques nucoïdes à revêtement vibratilc.
J’ai publié la première observation connue de kystes mucoïdes vibra tiles. Il s’agissait d’un kyste congénital du maxillaire supérieur étudié chez mon maître, le professeur Le Dentu. Je pense que ce kyste est né aux dépens du bourgeon épithélial qui donne naissance à l’épithélium du sinus maxillaire.
Au sujet des épithéliomas dermoïdes, j’ai donné des descriptions d’anatomie macroscopique plus complètes que celles des auteurs et j’ai démontré, contrairement à l’opinion de M. Magitot, alors classique, que très souvent ces kystes, au lieu de refouler la paroi antérieure du sinus, pénètrent dans son intérieur en détruisant le fond de l’alvéole.
La théorie paradenlaire de MM. Verneuil, Reclus et Malassez avait été démontrée pour les kystes radiculaires et pour les kystes multiloculaires. Je l’ai démontrée, par des examens microscopiques, pour les kystes uniloculaires et pour les kystes dentigères.
En ce <| U i concerne les kystes dentigères (ceux qui contiennent des dents dans leur cavité ou dans l’épaisseur de leur paroi), on acceptait volontiers l’origine folliculaire d’après la théorie de Rroca. J’ai établi que ces kystes naissent des débris paradenlaires, surtout du débris que j’ai décrit comme représentant une ébauche de troisième dentition chez l’homme, cl je pense