CRAMPES
J’ai lait quelques observations nouvelles sur le phénomène de la crampe musculaire (37).
J’ai montré que dans certains états morbides il est souvent possible, par l’application d’un courant faradique à interruptions fréquentes, d’une intensité plus ou moins grande, parfois très faible, de faire apparaître une crampe qui subsiste pendant 20, 3 o, 5 o secondes ou plus longtemps encore après que l’électrisation est suspendue.
Les crampes ainsi obtenues par la faradisation sont, du reste, semblables à celles qui se développent spontanément ; comme ces dernières, elles sont douloureuses; pendant leur durée le muscle est contracté au maximum ; ce sont principalement les jumeaux de la jambe, et souvent ces muscles seuls, qui sont susceptibles d’en être le siège ; enfin, il est possible de hâter leur disparition en étendant la jambe sur la cuisse et en fléchissant le pied sur la jambe.
Ordinairement, le muscle, après avoir été mis ainsi en état de contraction une ou plusieurs fois successivement, perd pendant quelque temps cette propriété.
Les crampes sont, comme on le sait, un des symptômes les plus communs du choléra ; d’habitude, dans les formes graves de cette maladie et dans sa période d’état, elles se développent spontanément, ou il suffit d’une cause excitatrice des plus minimes, d’une percussion légère des muscles, d’un attouchement superficiel des téguments, d’un simple mouvement volontaire du malade, pour les faire naître.
Mais il n’en est pas toujours ainsi; en particulier dans les formes bénignes, de même que dans la période de décroissance de la maladie, les crampes spontanées ou determinees par les moyens précédemment