GYT0DIAGN0ST1C DU LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN
mentionnés peuvent faire défaut. Or, l’électrisation avec les courants induits les a presque toujours provoquées chez les malades que j’ai examinés, à ce point de vue, dans le service de cholériques de l’Hôtel- Dieu dont j’étais chargé pendant l’épidémie de 1892.
Dès lors, il est permis de se demander si, dans un cas douteux, les crampes provoquées par la faradisation ne constituent pas un signe qu’il y aurait lieu de prendre en considération au point de vue du diagnostic.
Il s’en faut, d’ailleurs, qu’il soit pathognomonique du choléra. Il y aurait déjà tout lieu d’admettre, à priori, qu’il peut être observé dans les divers états pathologiques qui comprennent les crampes spontanées parmi leurs manifestations symptomatiques : dans les affections cholériformes, le choléra herniaire, par exemple, dans la période algide de certaines maladies, dans quelques intoxications. En fait, je l’ai constaté chez des saturnins, des alcooliques, des malades atteints de névrite périphérique, des tabétiques.
J’ajoute que j’ai eu l’occasion d’observer quelques individus, ne présentant aucun signe d’intoxication, aucune manifestation objective d’affection organique du système nerveux, qui depuis de nombreuses années étaient sujets à des crampes spontanées ; celles-ci survenaient à la suite d’une marche de très courte durée, et constituaient une infirmité fort gênante. On peut désigner un tel état sous la dénomination de maladie des crampes.