‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 21 sur 56 · PARAPLÉGIE SPASMODIQUE EN FLEXION · texte numérisé non relu

PARAPLÉGIE SPASMODIQUE EN FLEXION

Les notions que l’on possédait sur ce sujet étaient rudimentaires avant la publication de mes travaux. Il y a des ouvrages de neurologie de date toute récente où il n’est même pas question de cette forme de paraplégie. Charcot, à propos de la compression lente de la moelle épinière, la mentionne incidemment. Voici ce qu’il en dit (Œuvres complètes, Vol. II, p. 126).

« Je me bornerai à vous faire remarquer que l’intensité de la contracture permanente des membres, et surtout de la contracture avec flexion, est en général plus prononcée dans la myélite par compression lente que dans la myélite spontanée. Il en est de même de l’exaltation des propriétés réflexes de la moelle. Il ne faudrait pas néanmoins chercher dans cette différence, dont la raison, d’ailleurs, nous échappe entièrement, un caractère diagnostic absolu. »

En rapprochant la paraplégie spasmodique en flexion de la paraplégie en extension avec contracture, décrite par Erb sous la dénomimation de paraplégie spastique spinale et sous celle de tabes dorsal spasmodique par Charcot, j’ai fait connaître quelques caractères distinctifs de ces deux types cliniques. Dans la paraplégie spastique spinale, on constate, comme 1 a indiqué Erb, outre la raideur musculaire déterminant une attitude en extension, une simple parésie, c’est-à-dire

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