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TUMEURS INTRA-CRÂNIENNES. ŒDÈME CÉRÉBRAL

Diagnostic.

a * a Ri re 1 attention sur ce fait que les signes considérés comme les plus caractéristiques des néoplasmes intra-crâniens : la

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céphalée, les vomissements, la stase papillaire peuvent faire défaut, même à une période avancée de l'affection. J'ai publié (127) l’observation anatomo-clinique d’un sujet qui, atteint d’une tumeur cérébrale dont le poids dépassait 3oo grammes, n’avait jamais eu, pendant le cours de la maladie d’une durée de 2 ans et demi environ, ni douleurs de tête, ni nausées; quant à la stase papillaire, elle n était apparue que près de 2 ans après le début. L’absence de ces symptômes ne permet donc pas d’écarter l’idée de néoplasie intracrânienne.

C est une donnée qui n’est pas courante puisque, tout récemment, au Congrès international de Londres, Horsley a insisté sur ce point, très important à connaître, dit-il, car on est exposé, quand on l’ignore, a commettre des erreurs de diagnostic dont les conséquences peuvent être graves.

B. — J’ai observé avec Clunet (i 5 i) un fait d’hémiplégie homolatérale : la paralysie occupait le côté droit du corps et la nécropsie a décelé la présence de trois tumeurs méningées refoulant l’hémisphère cérébral droit ; à gauche, il n’y avait pas de tumeur. Cette observation est à joindre à quelques cas analogues antérieurement publiés.

Ce qui en constitue surtout l’intérêt, c’est qu’elle nous a permis d’émettre une opinion probable sur le mécanisme de l’hémiplégie homolatérale. Nous avons constaté que l’hémisphère droit était d’un tiers plus volumineux que l’hémisphère gauche, qu’il était distendu par de l’œdème; nous avons vu, sur une coupe horizontale de l’encéphale passant par la capsule interne, la scissure inter-hémisphérique fortement repoussée à gauche. L’hémisphère gauche était donc manifestement comprimé par l’hémisphère droit augmenté de volume, et c’est à cette compression qu’il y a lieu d’attribuer les troubles de motilité du côté droit.

C. — J ai montré que l’hémiplégie liee a une compression de l’encéphale peut avoir des caractères permettant de la distinguer de

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l’hémiplégie vulgaire accompagnée de dégénération secondaire, et d’en reconnaître la nature (127). La paralysie, en pareil cas, même après plusieurs mois de durée, ne s’accompagne pas nécessairement d’exagération des réflexes tendineux ; parfois, elle est dépourvue de tous les signes objectifs qui appartiennent à 1 hémiplégie organique commune, et elle est alors susceptible d etre confondue avec une hémiplégie hystérique. Pour mettre ce trait en évidence, on pourrait lui donner la dénomination d’« hémiplégie pseudo-hystérique ».

Cette forme d’hémiplégie, quand elle est associée à d’autres signes rendant acceptable l’hypothese de tumeur cerebrale, constitue un argument de grande valeur à l’appui de cette idée.

Pouvant conduire à un diagnostic précoce de néoplasme intra-crânien et dénotant l’existence d’une lésion qui comprime simplement l’encéphale sans provoquer de dégénération secondaire, elle fournit des données fort précieuses sur l’opportunité d’une intervention chirurgicale.

Vincent (Revue neurologique, 1908, p. 449 ) a rapporté un fait analogue : il s’agissait d’un cas d’hémiplégie causée par une tumeur de la dure-mère siégeant dans la région rolandique du côté opposé ; les réflexes tendineux et cutanés du côté droit étaient égaux à ceux du côté gauche.

D. — Les symptômes cérébelleux que j’ai décrits (voir pp. 1 36 -157) facilitent le diagnostic des tumeurs intéressant le cervelet. Quand ils sont unilatéraux, ils permettent de déterminer le côté où siège la lésion ; dans un grand nombre de publications, il est expressément noté que l’hémiadiadococinésie a fourni à cet égard des indications précises (voirp. i4i).

Ces symptômes servent au diagnostic des tumeurs ponto-cérébelleuses qui se manifestent aussi parfois, à cause des altérations du nerf acoustique frequentes en pareil cas, par des troubles du vertige voltaïque que j’ai fait connaître (voir p. 167).

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