SUR LA NOTATION DES OBJECTIFS ET OCULAIRES DU MICROSCOPE
J'ai proposé ( v. traité de phys. biologique 1903 tome 2 | page 1025 ) de noter les objectifs et les oculaires du microscope par leur pouvoir dioptrlque et de ces notations j'ai déduit quel- I ques-unes des propriétés optiques de l'instrument qu'il était inté- , ressaut pour l'observateur de connaître immédiatement.
Je me suis rencontré sur ce terrain d'étude avec M. Malassez qui ( Soc. de Biologie 1904 ) définit'l'objectif par ce qu'il appelle le grossissement spécifique lequel serait le l/lo de sa puis< sance dioptrlque. Lorsqu'une grande précision est nécessaire, l'ob | jectif doit être qualifié a«L*<ieux nombres, le second dans ma nota tion est à l'intervalle métrique £ des deux points nodaux de l'objectif. Il correspondra dans les formules que j'ai données è l'observation faite avec une longueur optique t-£au lieu de , si on ne tient pas compte autrement de ce coefficient £ . M. Malassez a également proposé deux notations pour l'objectif et j'ai, je erois la satisfaction de pouvoir constater que partant de points de vue différents nous sommes cependant arrivés è des conclusions d'un ordre identique en faisant ressortir l'intérêt, qu'il ^aurait è ce que les micrographes adoptent enfin un numérotage rationel iÇuquel ils dé dulralent immédiatement les conditions physiques de leurs observations.
été dirigé par le
jnsidérations suivante
l°- L'établissement d'un système de numérotage d'objectifs me j semble inséparable de celui d'un système de numérotage d'oculaires ! car ces deux parties sont toujours combinées dans l'utilisation du 1 microscope. , . ÿll
?j°- Les classifications rationnelles des objectifs et des ocu ? laires seront celles qui permettront étant donné un objectif ou uh oculaire, de dire immédiatement quel est le grossissement ou la puis sance résultant de leur emploi dans 1 'instrument. D'une far.on plus i, générale de tout numérotage ou qualification des objectifs et ocu- S laires on devra pouvoir facilement déduire et exprimer par' un nombre • toute autre propriété physique recherchée par le micrographie dans l'examen qu'il fait de l'image microscopique ( champ, pourvoir résol 1 vant, profondeur )
3°— Pour voir quelles sont les différentes notations rationnel ! les qu'il est préférable d'employer, j'ai examiné les formules re- > liant la puissance et le grossissement du microscope aux constantes physiques des objectifs et des oculaires et aux conditions d'observation dépendant de l'oeil et de l'instrument. J'ai montré que par les combinaisons possibles des facteurs introduits dans les formules, on pouvait proposer neuf systèmes rationnelé de numérotage pour les objectifs et oculaires de microscopes. De ces systèmes un a été déjà indiqué par Abbe et ■y^pliqué par Zelss. Sept autres équivalents comme principe ne lui étalent pas inférieurs comme appil cations et auraient pu être employés avec tout autant de raisons par d'autres constructeurs au lieu de leurs désignations empiriques.
Si je les ai signalés, c'est afin qu'ils ne soient pas, dans l'avenir successivement proposés, car le neuvième système, le seul qui reste, * me semble préférable: c'est la qualification de l'oculaire et de l'ob jectif par leurs puissances dioptrlques. Je retombe donc ainsi a peu prés dans la numérotage proposé par H. Malassez pour les objeotifs qu'il qualifie par le 1/10 de ce pouvoir dloptrique.
4°— Pour que dans les interohangements d'objectifs et d'ocu- :? laires, la préparation reste toujours è peupréa au point, les cons- J trusteurs disposent les montures des oculaires et celles de3 objec- 5 tifs de telle sorte que le plan focal inférieur de l'oculaire occupe , toujours dans le tube du microscope la même position et que celle-ci ■; soit toujours foyer conjugué de la préparâtlo n par rapport è l'ob ü
jeotif placé sur le révolver et utilisé pour la production de l'iraa- ; ge. J'ai proposé de désigner par " 1 " longueur optique du miorosco « pe oette distance du plan de la préparation au plan focal inférieur de l^oculaire. Elle est rigoureusement constante quand on se sert du même instrument construit pour que les changements d'objectifs et d'oculaires n'entraînent pas de variation dans la mise au point. Abbe et Zelss désignent sous le même nom de longueur optique du microscope la distance séparant le second point nodal de l'objectif du plan focal inférieur de l'oculaire. P'Ut-être y a-t-il un incon vénlent h donner pour l'instant la même dénomination h deux longueurs différentes, mais je ne pouvais guère faire autrement. Du reste la longueur optique désignée par Abbe et Zelss ne me semble pas devoir etre conservée car elle est variable avec l'objectif placé sur le révolver, tandis que, dans la définition que j’en donne, la longueur
optique est une constante rigoureuse quand les instruments ne donnent pas de variabilité dans la mise au point lors des changements d'objec tifs et d'oculaires, condition actuellement toujours réalisée.
Ainsi Je caractérise : .
Le corps de l'instrument, par la longueur opti.que " 1 ", distance de la préparation au plan focal Inférieur de l'oculaire.
L'objectif par son pouvoir dioptrique " p« N° obj., la distance £ de ses points nodaux et son ouverture numérique ;î
L'oculaire par son pouvoir dioptrique » p' = n° ooul.
Dans ces notations, si la longueur optique 11 1 " du micros oope est o m 20 le GROSSISSEMENT est le 1/20 du produit du N° de l'ob Jectif par le n° de l'oculaire. La PUISSANCE a 4 fols la valeur du grossissement ( 83 ) jjHl
Le diamètre du champ est exprimé métriquement par î i
N° obj. x H° ocul. ( 99 )
Si l'on effectue une microphotographie en laissant 1'oculaig re et la mise au point à l'infini avec un appareil photographique ré-j glé également sur l'infini dont l'objectif a une puissance dioptrique’! N° phot., Le GROSSISSEMENT est sur la photographie:
1/5 X N° ?OUl. ( N° O b j ,. -, 1 0 „ ) ( 05 j
N° phot.
( 86 ) J'ai fait ressortir la relation qui doit exister en tre le n° de l'ocul., le n° de l'obj. et son ouverture numérique pour pouvoir bénéficier dans l'observation microscopique de tout le pou- | voir séparateur de l'instrument
On doit avoir N° obj. x N° ocul.^- 6.000 + W v. v étant l'acuité visuelle de l'opérateur.
Cette relation fixera l'ooulaire le plus faible qu'ilcon viendra d'employer avec un objectif déterminé pour bénéficier de tout ■le pouvoir séparateur donné par son ouverture numérique. L'emploi d'un oculaire plus puissant, favorable, Jusqu'h une certaine limite, parce qu'il fait voir plus gros, n'amènera pas dans l'image l'appari tion de plus fins détails.
Si la longueur optique du microscope au lieu d'être 1= om20 était 1', il faudrait multiplier tous les résultats précédents par par exemple par 4/5 si l'= o m 16.
Dans l'appréciktion des Images visuelles, l'observateur a une sensation de grossissement et d'agrandissement qui tient h des données subjectives et J'en ai donné une preuve nouvelle toutk fait saisissante ( 39 ). Le grossissement défini comme il l'est par les physiciens ne répond dono pas toujours k la sensation éprouvée dans i'observation de l'image. C'est en tenant compte de ces faits que J'ai exposé les notions de grossissement et de pouvoir optique.
L'oeil est toujours la terminaison utilisée d'un instrument ' d'optique. Aussi après l'exposé des travaux de MM. Qariel et Cuebhart, ai-je examiné, sans calculs, et Je crois complètement résolue, ï dans tous les cas qui peuvent pratiquement se présenter, la question qui est la plus compliquée et la plus variée :
Comment un hypermétrope doit-il examiner derrière un oculai re î ( L.C.P. 1001 )
J'ai montré que si l'observation se fait depuis le foyer postérieur de l'oculaire, les limites assignées k la position de l'ob Jet par 1 ’accomodation de l'oeil sont indépendantes de l'amétropie et ne relèvent que de l'occomadatioii ( L.c.p. 1004 ) /S
• J'ai véflfié avec mon oeil que sur des préparations micros, oopiques avec un objectif d'ouverture numérique égale k l'unité un grossissement de 300 k 400 diamètres était suffisant pour faire appa , raître les plus fins détails de l'image microscopique. Toutefois ces détails ne se retrouvent facilement que s'ils ont été signalés par une observation plus facile avec un grossissement plus fort.
J'ai montré expérimentalement que des images par réfringent ce ( L.c.p.1067 ) pouvaient en certaines circonstances échapper k l'observateur s'il ne faisait pas varier la mise au point. J'ai in sisté sur le fait que l’image vue au microscope n'était pas toujours k proprement parler absolument figurative de l'objet comme forme et | situation de ses diverses parties.
J'ai aussi attiré l'attention sur un détail bien connu des micrographes k savoir: qu'il faut un éclairage ni trop fort ni trop faible pour obtenir un bon pouvoir délimitant. Un éclairage trop * fort voile en quelque sorte l'image microscopique. C'est un phénomé ne physiologique tenantk l'éblouissement de l'oeil et k l'irradiation de la sensation. Transportant l’ex«-mA^dans un domaine d ' observât ion courante on reconnait qu'un filament de lampe k incandescence n'apparaît nettement que si on diminue sa luminosité en regardant par exem pie k travers un verre fumé, un petit trou, en déplaçant devant l'oeil un écran percé de fentes, en clignant de l'oeil.
J’ai reconnu avec M. Prenant que le déplacement latéral de l'oeil au dessus du microscope peut permettre par fois la perception plus aisée de détails très fins en diminuant la fatigue et l'irradiation car l'exdation n'est plus continue sur le même point de la ré tins.
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Dès la découverte des Rayons Roentgen j'eus l'oecaslon de fournir au sujet de leurs applications médico-chirurgicales de nombreuses recherches dont plusieurs m'ont nécessité des études particu liéres parfois longues et n'ont cependant pas fait de ma part l'objet de publications spéciales, malgré les résultats inédits auxquelles elles me conduisirent. On en retrouvera une trace encore assez lmpor tante dans les publications des chirurgiens, des médecins et dans les thèses soutenues à la Faculté de Nancy. Je n'en entreprendrai ici ni la recherche, ni l'énumération complète, me contentant de signaler les faits suivants:
Je crois avoir en mars 1896 fait la première localisation par double projection suivie d'extraction d'une balle intra-thoraci-
Dès ce moment, je fis l'applicatlorydes Rayons X à l'anato mie avec le concours de mon Collègue et ami^-k Dr. Jacques, et je ne connais pas de recherches antérieures aux nôtres en France et k
l'Etranger.
Je citerai dans cet ordre d'idées, des recherches topogra phiques sur la circulation artérielle du foetus à terme, la distribu tion des bronohes, les rapports des diverses oavités viscérales, le développement des dents et les points d'ossification du squelette. Ces résultats ont été présentés soit à la Société de Médecine, soit a la Réunion Biologique ( V.- aussi Bibliographie anatomique de M. Nioolas )
Une douzaine de ces photographies furent exposées tardive ment au Congrès de Bar le Duc en Octobre 1896 avant cependant la publication que MM. Remy et contremoulin firent des artères d'une main ( C.R. de nov. 1896 ) J'adjoins k cet exposé, à titre documentaire, une de ces radiographies: celle d'un foetus entièrement injecté pour montrer tout le système artériel, jusqjaux collatérales des doigts.
A la meme époque je fis des radiographies stéréoscopiques montrant la circulation artérielle lntra-cranlenne et ces applications furent continuées avec M. Jacques par des recherches sur la topographie de l'oreille interne.
Les pointa d'ossification indiqués par les anatomistes ne sont pas toujours ceux que montre la radiographie; celle-ci indique : i les réglons qui se calcifient les premières, les autres sont les points de départ des modifications morphologiques aboutissant à l'os et l'on ne saurait à priori opposer k l'exactitude de leur description anatomique les résultats précis de la radiographie puisqu'ils sont d'un ordre différent. J'ai fait ces observations en particulier pour l'articulation coxo-féraorale ob. l'étude de la luxation congénita le est de la plus haute importance. M. Gross, parmi de nombreux autres sujets, a attiré au début mon attention sur la reconnaissance des pseudarthroses et dès l'origine nou3 avons toujours admis la radioscopie comme un moyen bien supérieur k la radiographie et même oom me seule sûrement utilisable pour des conclusions cliniques; nous avons semblablement étudié la transparence des cals, leur solidité et vérifié depuis 1896 par des radiographies prises dans les appareils 5* sillcatés et plâtrés les réductions opérées.
J'étudiai ( 55 ) la visibilité des calculs biliaires et ré naux et je maintiens encore mes conclusions d'autrefois, malgré tout ce qui a pu être écrit de contradictoire sur ce sujet. Les calculs , il uriques purs, ceux de cholestérine pure non Incrustés de sels biliai 1 res, ont une transparence supérieure à la moyenne de transparence dés liquides et des tissus mous de l'organisme, ce qui fait qu'ils n'ap-' ; paraissent pas k la radiographie. Si les progrès de la technique deviennent suffisants, on les verra sur les positifs, en clair et noni en fonçé.
J'appliquai la radioscopie k la délimitation de la position de l'estomac, k la reconnaissance de la position du cardia, ( voir thèse Sancert ) sur le vivant en utilisant l'orthoradioscope que j’ai fait construire et qui Inscrit k distance les traçés et les pointés, | permettant ainsi le contrôle par la comparaison des graphiques succès sivement obtenus.
Une étude de la respiration chez un amyotrophique dont les j musoles costaux n'étaient pas épargnés et qui conservait des coeffi- 1 cients respiratoires a peu prés normaux, m'a montré la suppléance que, pouvait donner le diaphragme. ( 38 ) Chez une malade de M. Bernheim atteinte de pseudo-tympanisme hystérique donnant l'impression d'une | grossesse de 7 k 8 mois, la respiration diaphragmatique se faisait « par de légères oscillations du diaphragme qui se tenait en inspira- Jf tlon forgée, refoulant ainsi constamment la masse abdominale.
J'ai.observé, en dehors de dilatation stomacale ( 52 ) et oolique, le même type de respiration chez des nerveuses se plaignant d'un gonflement réel. Il est des plus fréquent chez les asthmatiques et en particulier dans les cas d'asthme dit nerveux. A ce type respi ratolre correspond un mauvais coefficient de ventilation pulmonaire.
J'ai publié les résultats que m'avait donnés dans une centaine de cas la radiographie et la radioscopie des corps étrangers du tube digestif ( 88 ) et depuis, mes observations ne modifient pas les remarques que j'ai faites k ce sujet. J'ai vu cependant presque consécutivement deux arrêts de sous au niveau du cardia alors que je n'en avais pas précédemment observé.
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Les applications des Rayons X k l'ophtalmologie m’ont inté i
ressé.
J'ai immédiatement formulé les critiques relatives k l'opi . nlon d'Edison quand il prétendait que ces rayons rendraient la vision . aux aveugles par opacité de la cornée. ( 36)
Pour l'article que j'ai écrit dans le traité de radiologie de M. Bouchard, ( 59) j'ai établit, par des études expérimentales les positions k donner pour pratiquer la meilleure exploration du globe et de l'orbite, et donné l'interprétation des ombres radiographiques de ces réglons.
J'ai relaté, pour la localisation dans un segment de l'oeil -3 mon procédé d'observation radioscopique par le déplacement parallacti que de l'ombre du corps étranger lors des déplacements de l'axe vi suel.
J'ai fait la comparaison des diverses méthodes de reconnais vi sance des corps étrangers par l’ophtalmoscope, le sidéroscope et la radiographie.
Je conclus qu'il doit être très rare de rencontrer des 'M corps étrangers métalliques profondément situés et trop petits pour ne pouvoir etre décelés par des radiographies soigneusement exécutées 1 sur l’adulte dont on obtient facilement la fixation de l'axe visuel. J'en ai localisés de moins de un milligramme avec une précision du / millimétré.
Je remarquai les modifications qui se produisent dans le tissus osseux au cours du rhumatisme blennhorraglque. 4
J'observai les altérations osseuses dans la goutte où, mal- j gré les apparences, elles sont très tardives; mais une fois qu’elles se produisent, elles peuvent aboutir k la disparition de la substance calcaire de l'os qui .n'est plus représenté que par quelques travées. î
Au contraire, dans le rhumatisme chronique déformant elles sont très précoces. J'en ai suivi des cas où tout au début, elles étaient si nettement symétriques que la radiographie d'une main sem- : blait l'épreuve retournée de l'autre. Puis la symétrie n'intervenait? que pour indiquer le siège des^lésions sans porter aussi bien sur | l'image de ces lésions elles-memes, qui finalement prenaient un carac tére indépendant.
Jl-xcI i fîenocfiLe
J'ai fait en 1898 après les publications de Schiff et de Freund mes premières applications radiothérapiques k des lupus, k des noevi-pigmentaires, k l'épilation, puis aux teignes, k la pelade, aux cancroïdes, aux cancers, k la leucémie, aux chéloïdes, aux exzémas, k la syringomyélie, etc, etc..
Dans cette thérapeutique je n'ai rien cherché de nouveau en ce qui concerne le genre des affections traitées, je n'ai fait que
suivre à ce .point de vue les auteurs sans rien innover, les points qui peuvent m'etre particuliers ne relevant que de la technique de ces applications, J'applique en générdl des doses fractionnées et répétées { 140 ). Je possède un assez grand nombre d'observations sur des cas bien divers oh. comme beaucoup d'autres, J'ai alternativement éprouvé des déoeptions, mais aussi obtenu de remarquables succès
Relativement è la Radiothérapie du cancer je n'ai plus de doute sur les modifications locales favorables auxquelles on aboutit généralement même dans les cas avangés, récldlvés, Inopérables, .Je cherche maintenant k savoir quelle sera l’écolutlon des can re ux," après des cancers opérés aans radiothérapie, ou bien opérés après avant l'aotion de la radiothérapie, ces dernières conditions étant séparées ou non. Il serait évidemment logique de faire intervenir la radiothérapie seule, mais cela n'est pas encore permis actuellement pour les cancers du sein, et je me range h l'opinion de M. Beclère k savoir qu'une Intervention large et précoce doit être pratiquée.
C'est l'opinion que j'ai du reste donnée ( 1902-Congrés de Berne ) :
page 472), dans une discussion.sur le traitement du cancer par d'au très moyens. L’introduction actuelle des sérums dans la thérapeuti que est un autre facteur qui viendra embrouiller les déduotions pour certaines de mes observations qui, 3ur ce sujet, ne sont guère atten tives que depuis 5 ou 4 ans. Dans une des premières (cancer du sein) après une extirpation très large, on effectua, sur ma demande, en de hors du champ opératoire, un prélèvement sur lequel le microscope ré vêla une infiltration épithéliomateuse. Ce cas soumis pendant deux ans en quatre fois différentes k la radiothérapie, puis abandonné depuis deux ans n'a pas encore récidivé. Je cite simplement ce fait sans en tl rer de déduction pour indiquer dans quel état d'esprit je m'occupe de cette si importante question avec des chirurgiens, maîtres et amis, ayant en ce moment des opinions diverses.
Partant de cette idée qu'un mcde d'énergie agit d'autant plus sur 1*organisme qu'il y est plus absorbé, on a dés l'origine de la radiothérapie posé un postulatum: Les rayons mous très absbrbés par la peau étaient très efficaces sur celle-ci, tandis que lesy/ rayons durs la traversant facilement n'y produisaient pas d' t-LftA notables. ! '
Il faut se méfier de ces inductions qui pourraient paraître logiques si on ne les discutaient pas d’un peu prés.
J'ai donné une opinion contraire dès 1900 (1° Congrès d'Electroth. et de Radiog. p. 226 ) en Indiquant la nocivité des rayons secondaires. J'ai vu aussi que des radiations que les radiothérapeutes pourraient qualifier d'extrêmement dures, altéraient très fortement les tégumentB, Elles permettaient de compter les doigts derrière une tôle d'acier de un centimètre d'épaisseur, et il fallait dans leur reproduction dans de gros tubes prendre des précautions pour que l'étincelle jaillissant directement k l'extérieur du tube de la cathode à l'anode ne peroe pas l'ampoule.
Ainsi que je l'ai toujours été, je demeure encore quelque peu sceptique au sujet de l'application rigoureuse quel'on peut faire k la pratique médicale des mesures de Rayons X qui y ont été intro
(luîtes par les radiothérapeutes dans de très louables efforts. O'est une posologie qui ne sera indiscutable que quand il aura été bien dé montré que ce que l'on mesure est ce qui agit, et non pas simplement quelque chose, en relation non numériquement définie, avec ce qui est actif. Je suis loin de dénier l'utilité des mesures r.adiothérapiques car elles servent d'éléments comparatifs. Il en est de même de la po sologie relative aux diverses affections où elles guident le traite ment. Ces données servant de première approximation quand on n'est pas fixé, mais 3e préféré encore dans ma pratique la plus grande sou plesse d'un empirisme résultant des observations acquises. ( v. thèse Hanriot, 140 )
On peut dans les applications " friser » la radiodermlte, 1 mais en général il ne faut pas, ou tout au moins il n’est pas néoes 3 saire de 1'atteindre. La première préréaotion, k la suite de doses fractionnées, semble être une certaine sécheresse et ruguosité de la peau; c'est sur elle que 3e porte mon attention pour suspendre les séances lorsqu’elle est caractérisée.
De cette façon, les doses fractionnées qui pourraient être données pendant la période latente, ( 10 k 13 3ours suivant M. Oudin I et ce que 3'ai aussi constaté, 142, p.226 ) n'accumulent pas leur ef fet pour finalement donner une radiodermlte intense.
Tous ceux qui ont étudié expérimentalement les rayons X ont dû remarquer combien la radiodermlte très facile k provoquer chez le chien est difficile sur le lapin. Le lapin a des glandes sudoripares et le chien, animal qui ne sue pas, en 6st dépourvu. Y a-t-il dans l'absence de secrétion sudorale l'explication de la différence d'ac tlon des rayons X sur ces animaux et peut-on rapprocher de ces obser vatlons le fait que la radiodermlte de l'homme est précédée de troubles de la secrétion sudorale ? ( 138 )
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