LIVRE IL
de leurs efforts. Ces efforts peuvent porter par es sur l’utilisation des déchets, la renonciation à de constructions inutiles, le recours à une sorte moin dispendieuse de matières premières, l’économie d bois, etc. L’emploi de l’air chaud (hot blast) dan les forges fut introduit en 1830 par Nelson, à Glas gow. Le baron de Czœrnig nous apprend que là où ei Autriche ce procédé est pratiqué, l’économie de char bon est de 15 % et il y a un rendement supérieur ei fer qui se chiffre par 10 %. On peut aussi faire entre; en ligne de compte, à cet endroit, l’économie réalisé* sur les intérêts du capital par la réduction du tempi consacré à la production et par l’accélération du placement. A un roulement annuel de 24,000 fr., il peu etre, si le capital ne reste en circulation que pendant trois mois, fait face avec 6,000 fr., de manière que l’entrepreneur ne soit chargé que de 240 à 300 fr. d’intérêts. A Manchester, on compte, d’après Senior, que les fabricants remettent en moyenne deux foh leur capital (circulant s’entend) en circulation avec 5 % de bénéfice (et intérêts) à chaque fois, et que des marchands en détail (shopkeepers) l’y remettent quatre fois avec chaque fois 3 1/2 %, soit en tout 14 % de bénéfice par an. b) au prix qu’il faut acquitter pour les conditions mentionnées de la production. Toutes circonstances égales d’ailleurs, l’entrepreneur gagne s’il parvient à s’approvisionner à meilleur compte des marchandises nécessaires, telles que par ex. les matières premières, à s’attacher des ouvriers contre un salaire moindre et à utiliser les capitaux ou même aussi les fonds de terre moyennant une rente moins élevée.
Parmi ces moyens d’accroître le profit industriel, quelques-uns ne peuvent être employés qu’aux dépens des acheteurs, des concurrents ou des personnes offrant leur concours, de telle sorte qu’ils ne modifient que la répartition, mais d’autres se montrent encore profitables à l’Econ. nationale tout entière; : ce sont aussi ces derniers qui apparaissent comme 1 les moyens les plus sûrs.
L’agrandissement du débouché , pour parler de ce*moyen en particulier, trouve une limite non seulement dans la concurrence d’autres producteurs et vendeurs du même bien, mais encore dans toute la demande de ce bien, émanée des acheteurs et consommateurs. Cette limite générale du débouché est fixée à toute époque
1° Par la valeur d'usage du bien, à savoir son montant et la quantité d’hommes pour lesquels existe cette estimation de valeur; ainsi, par ex., des livres écrits dans une langue étrangère ou sur un sujet à la portée de peu de personnes ne trouvent que peu d’amateurs.
2° Par la quantité que réclame la satisfaction du besoin et qui notamment sera d’autant plus grande I que la consommation s’effectue plus rapidement ; ainsi, dans une famille, on consomme plus de pain, de viande, d’huile, de bois, que d’objets d’habillement, et on y consomme moins encore de montres, de glaces, de meubles que de vêtements. De plus, la consommation d’objets purement utiles n’excède pas ce qu’exige le besoin, tandis que celle qui porte sur des articles de luxe grandit avec les moyens de s’en payer.
3° Par la grandeur du prix que l’acheteur est tenu de consentir. Un abaissement du prix procure habituellement à une marchandise, en fait d’amateurs nouveaux, ceux pour lesquels, eu égard à leur estimation concrète de valeur, le déboursé était jusqu’ici trop fort. Le resserrement du débouché par suite du relèvement du prix s’accentue d’ordinaire d’autant plus que la valeur (d’usage) du bien est moindre, parce que c’est quant aux choses les plus valeureuses qu’on se résout le plus difficilement à se restreindre. Aussi le renchérissement de l’un des biens et par ex. d’une substance alimentaire peut-il facilement réduire le débouché d’un autre bien qui serait peu indispensable.
4° Par l’aptitude de l’amateur à payer la marchan-