‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 135 sur 305 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

vivement que les pièces d’argent et surtout les pièces d’or ; c’est là d’ailleurs une question qui n’a pas été encore suffisamment creusée, qui même n’a encore été, à notre connaissance, l’objet d’aucun examen.

Cette rapidité est intimement liée chez chaque peuple à sa situation économique. L’agglomération d’un grand nombre d’hommes dans des cités considérables, la variété des services et des industries productifs , les communications rendues plus faciles grâce aux dispositions prises par l’État, sont autant de circonstances concourant à déterminer celui qui vient de recevoir de la monnaie à la transmettre à son tour. Aussi le besoin d’argent dans un pays ne s’accroît-il pas proportionnellement au nombre de ses habitants et à la grandeur de son revenu, et il pourrait se faire même qu’il vint à diminuer alors cependant que la population et l’aisance iraient en s’augmentant, ce qui aurait lieu si la rapidité circulatoire des pièces de monnaie s’augmentait également, et si l’on arrivait à traiter bon nombre d’affaires sans le secours du comptant.

Le prix de l’argent métallique contre les autres biens se trouve placé, de même que le prix de tout autre objet, sous l’influence de la concurrence. Quand la quantité d’argent entrant dans la circulation d’un pays ne suffit pas, tel prix et telle rapidité d’évolution étant donnés, à répondre à la quantité de biens et de services offerts, les vendeurs, bailleurs, locateurs de biens, de même que les travailleurs salariés, se voient réduits à se contenter d’une satisfaction plus minime en argent, si en général ils veulent trouver preneur pour les choses dont ils désirent se défaire. Que si cette insuffisance du stock métallique ne peut être corrigée par le renfort des provisions tenues j usquelà en réserve, elle déprime tous les prix exprimés en argent, ou, ce qui revient au même, elle renchérit l’argent à l’encontre des autres objets en circulation.

Par contre, une augmentation de la quantité

'argent, non suivie d’un accroissement proportionel des biens, doit relever le prix de toutes choses, ’est-à-dire rendre l’argent meilleur marché, en ce ue la demande de tous les objets qu’on peut se rocurer à l’aide de numéraire devient plus forte, t qu’alors se présente l’impossibilité d’acheter enore avec la même somme autant qu’auparavant. lais il est évident que cet effet ne saurait se prouire si en même temps le besoin d’argent allait en roissant, en raison par ex. de paiements au dehors u d’une extension de la circulation intérieure.

¥*¥ La circonstance que la monnaie métallique a n prix plus ou moins élevé est indifférente pour la milité de circulation des biens. Cette circulation, n effet, ne réclame pas précisément une quantité éterminée de pièces d’argent, mais seulement telle ortion en prix de toute la réserve de fonds qui, vec une certaine vitesse circulatoire, suffise à f'orîer la contre-valeur de tous les biens et de toutes îs prestations offerts en échange d’argent, et cette ortion s’établit d’elle-même, parce que le prix d’une ièce d’argent s’abaisse et s’élève selon les besoins es échanges dans la même mesure dans laquelle i quantité de numéraire croit ou décroit, fl n’y a pas d’objet d’échange pour lequel le prix î trouve être plus exactement en raison inverse de offre; il n’y a pas non plus comme l’argent d’autre ;ien dont la quantité grande ou petite se trouve, bstraction faite des difficultés de la transmission, onner aux besoins existants une satisfaction consmte.

Dans une contrée complètement isolée, on serait )ut aussi à son aise avec un petit stock métalque que là où l’argent se rencontrerait à profusion t où il serait, par conséquent, très-bon marché.

¥*¥ Là où les habitants d’un pays se trouvent avoir, vec d’autres peuples, des relations très-suivies, le apport chaque fois existant entre la provision d’arent et le besoin qu’on en a ne saurait à lui seul

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