‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 137 sur 305 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

des intérêts ou du capital d’une dette avec la moi naie dépréciée, comme si son prix n’avait pas varb le salaire de l’ouvrier, lui aussi, n’a pas une aus grande mobilité que le prix des marchandises, ( moins quand il s’agit de la domesticité et de ceux d travailleurs qui, pendant un temps prolongé, troi vent de l’occupation chez un seul et même industrie et les entrepreneurs résistent d’autant plus énerg quement à une augmentation de salaire que les caus véritables des changements échappent davantag Les impôts publics eux-mêmes ne sont élevés qi graduellement et d’une façon incomplète.

Dans ces circonstances et quand les marchandé renchérissent par suite de l’agrandissement du sto< métallique, le rendement industriel doit pendant i certain temps se présenter supérieur à ce qu’il étc auparavant, tandis que les capitalistes, les ouvrier les personnes salariées et toutes celles qui touche périodiquement des sommes fixes constatent éprouvent l’incommode insuffisance de leur reven Les entrepreneurs sont incités, par leurs plus grani bénéfices, à interroger laborieusement toutes 1 sources de biens pour élargir la production. L’offi accroît dès lors et il en résulte que les prix des ma chandises ne montent pas aussi haut que les eût po tés sans cela l’accroissement de la masse métalliqu L’avantage obtenu par l’industrie persiste, toutefoi tant que les conséquences de la monnaie accrue ? se sont pas fait sentir encore sur tout l’ensemble d échanges, et le profit des entrepreneurs est incontesté blement, durant cet intervalle, acheté au prix d’ut plus grande souffrance chez les autres classes de société. Ce ne serait qu’au cas où l’accroissement t

en grande partie affermées pour des périodes fort longue qui atteignaient quelquefois 99 ans, de telle façon qi les fermiers jouirent pendant longtemps, tout seuls, < l’avantage résultant de l’élévation des prix.

méraire irait régulièrement en progressant que ! effets indiqués de la première période réparai dent constamment, parce que les prix des marandises seraient soumis à une hausse toujours uvelle. Ceci ne pourrait, indépendamment de ugmentation de la monnaie de papier, résulter que in accroissement général des métaux servant à la irication du numéraire, bien cependant que leur n marché dût arrêter l’exploitation de certaines nés et de certaines ressources moins productives.

Une diminution notable de la réserve d’argent ôduit des effets tout-à-fait inverses de ceux que us avons observés précédemment. Les prix de ites choses baissent insensiblement, le bon marché néral excite les étrangers à venir échanger les caaux contre des marchandises qu’ils emportent, les ligènes eux-mêmes arrivent bientôt à exporter 1rs articles et à en rapporter le produit dans leurs fers ; le prix élevé des métaux monétaires (1) solde à refondre des vases et ustensiles en or et en gent pour les transformer en monnaie ; il en ré- Ite un accroissement du stock, et ces opérations itinuent jusqu’à ce que l’argent métallique arrive îe plus avoir un prix supérieur à celui qu’il a ns d’autres pays.

*, Qu’un peuple n’appréhende donc pas plus de rester pourvu d’une façon persistante de la quantité néîsaire d’argent métallique (tant qu’il n’use pas de monnaie de papier) que de manquer d’épices ou coton ; car partout où il y a des achats à faire, on it inévitablement les capitaux se porter, pour peu 'ils y soient recherchés et assurés d’un placement antageux. Ce n’est que si un pays n’offrait aucun iduit dont l’acquisition à bon marché contre des

1) Nous nous hasardons pour plus de brièveté à ernyer cet adjectif dans le sens de : destinés, aptes à la rication de la monnaie.

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pièces d’argent pût tenter l’étranger que le prix d cet argent s’y maintiendrait élevé, comme aussi 1 masse monétaire y resterait exiguë, et cet état d choses lui-même, si peu présumable qu’il soit ce pendant, n’offrirait à la longue aucun désavantag< On peut donc compter en général sur une répar tition égale de toute la réserve d’argent existant entre les différents pays, selon le besoin de cliacu d’eux.

*, Les premiers temps qui suivent un abaissemer du stock se signalent par des effets particuliers, pre cisément opposés à ceux qu’on observe au débi; d’une augmentation des monnaies. Les industriel résistent vivement à la dépréciation de leurs pro duits, dépréciation dont la cause générale échapp encore d’habitude au commencement, et le mouve ment des affaires n’est jamais assez uniforme pou que les prix de tous les biens pussent tomber dan une mesure égale.

Si pour cette raison déjà on peut prévoir des trouble temporaires dans l’industrie, il faut ajouter encor que, pendant un certain temps, les industriel éprouvent des réductions dans leurs revenus, car tandis que leur recette s’est déjà amoindrie, le tribu qu’ils paient à l’Etat ou à la commune, les intérêt des sommes dont ils sont débiteurs et en partie 1. salaire lui-même des ouvriers demeurent encore ; la même hauteur. Ce que les entrepreneurs perden est regagné par les capitalistes, par les salariés e même par les propriétaires, tant que durent les bau: à ferme et les baux à loyer.

Les propriétaires fonciers endettés voient baisse' leur fortune, puisque leur bien diminue de valeur tandis que le quantum de leurs obligations reste h même. Ces désavantages ne peuvent néanmoins pa,; être plus persistants que ceux par nous précédemmer, examinés, à moins que cet abaissement de la massi d’argent ne continuât, ce qui ne peut guère arrivei pour un pays particulier.

* Il est hors de doute que depuis l’invasion de l’or et de l’argent américains, la provision de monnaie s’est bien plus élevée en Europe que ne se sont élevés les prix des objets de circulation contre l’or et l’argent, c’est-à-dire que la valeur de ces métaux est moins tombée que leur masse ne s’est accrue. .

Si cette masse s’était, comme on la souvent admis, décuplée et que le prix des deux métaux se fût réduit au tiers ou au quart, il faudrait supposer que la masse des biens offerts en échange de l’argent a fortement augmenté, de deux fois et demie à trois fois et un tiers, ainsi qu’il est facile de l’expliquer, grâce à l’essor puissant pris au seizième siècle par le commerce et l’ industrie. Sans cette crue des biens circulants, le prix de l’or et de l’argent serait descendu plus bas encore.

Cette baisse aurait dû néanmoins trouver sa limite, parce qu’alors une partie des mines, qui n aurait pas pu fournir les métaux à si bon compte, aurait été abandonnée, et que par là la masse métallique se serait encore une fois amoindrie. Que si l’on songe, cependant, que la circulation de l’argent est aujourd’hui bien plus rapide qu’au moyen-âge, et que dans l’Europe actuelle, à côté de la monnaie métallique circule en grande quantité de la monnaie de papier, l’on arrive à conclure à une bien plus forte augmentation encore des biens circulants, parce qu’autrement cette masse de moyens d’échange devrait devenir infailliblement meilleur marché.

Pour quiconque s’est rendu compte du lien existant chaque fois entre la masse d’argent d’un pays et le prix des marchandises et prestations, des investigations historiques et statistiques concernant ces rapports peuvent également ne pas paraître dénuées d’intérêt. Ces études, qui ne sauraient trouver place ici, ont été souvent entreprises durant ce siècle, mais elles présentent des difficultés particulières. Gomme toute la provision monétaire d’un pays ne

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