LIVRE II
traite et la somme qui y est mentionnée soient ra menés à une seule espèce monétaire ou à des unité de poids du métal précieux. L’égalisation de deu: sommes monétaires, contenant en quantités égale de l’or ou de l’argent, s’appelle le pair (Part), et c’es ce qui forme le centre autour duquel gravitent chaqui fois les cours des traites, comme prix du marché ** Quand dans une localité A le cours sur um autre localité B se trouve au-dessus du pair, c’està-dire quand à A il faut donner quelque peu plu: d’or ou d’argent qu’on en mettra à notre dispositior dans une valeur sur B , cela prouve qu’à A la demande de lettres de change sur B dépasse l’offre, e dans ce cas, on dit que le cours du change est fa-| vorable pour B et défavorable pour A . La demande se détermine en chaque période par la quantité de paiements que l’on a sous peu à effectuer à B et pour lesquels on veut employer des traites. L’offre se règle sur la quantité de créances déjà échues, appartenant à des habitants de A sur des habitants de B et pouf le montant desquelles ceux-là cherchent à vendre des lettres de change. Si les créances réciproquement exigibles sont en équilibre dans les deux endroits, le cours du change atteindra approximativement le taux moyen ou le pair, tandis qu’au cas contraire c’est dans la localité qui aura plus à payer qu’à exiger que les lettres de change sur l’autre s’achèteront au-dessus du pair. Cette déviation du pair a des limites rapprochées, car tant que les expéditions de monnaies ne présentent pas d’inconvénients, on ne consent pas, pour l’achat d’une traite, de sacrifice supérieur à celui que nécessiterait l’envoi du comptant, c’est-à-dire le transport et les autres dépenses accessoires résultant, par exemple, de l’assurance maritime. Que si cependant des prohibitions, des guerres ou d’autres causes quelconques enrayaient cette ressource, il ne faudrait pas s’étonner d’une déviation même considérable du pair.
L’état du cours du change entre deux pays in-
clique, en conséquence, le rapport des quantités de paiements qu’ils ont à se faire l’un à l’autre. Quand l’un de ces pays a plus à payer que l’autre, l’excédant ne pouvant être réglé par l’échange des créances, c’est-à-dire par des lettres de change, nécessite des envois de monnaie et élève le cours avant qu’on se soit décidé à ces envois. Les versements d’un pays dans un autre puisent leur raison d’être dans diverses causalités qui peuvent être groupées de la façon suivante :
1° Envois d’argent par lesquels s’acquiert une compensation en d’autres parties de la fortune ; ici ! figurent :
a) Le paiement des marchandises achetées, ainsi que des services rendus dans le commerce des marchandises, tels qu’avances, coût du transport, etc.
b) Placement de sommes, duquel découlent des droits de propriété ou de créance au profit du pays qui l’opère ; prêts consentis à des gouvernements ou à des particuliers, achats de terrains ou d’actions, exploitation d’entreprises, etc., etc. La restitution des sommes ainsi placées et des intérêts occasionne
1 des paiements en sens inverse.
2° Prestations opérées sans compensation simultanée ou ultérieure pour le pays qui les effectue, par :
a) Des gouvernements, telles que subsides, frais de guerre, etc.
b) Des particuliers, telles que successions, émigrations, voyages, etc.
Gomme tous ces versements influent sur le cours du change et comme aussi du chef d’un tiers pays des traites ne sont pas rarement offertes ou demandées, un certain état du cours ne peut, dans un cas donné, être considéré comme signe récognitif du rapport entre l’importation et l’exportation des marchandises que lorsqu’on sait qu’aucune des autres espèces de paiements ne s’y est venue ajouter (1).
(1) Quand le cours entre deux pays s’écarte sensible -