‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 160 sur 305 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

réduite dans l’ensemble des transactions à 3 0/0 environ.

Il s’en faut de beaucoup, à notre plus vif regret, que nous eussions de semblables faits et chiffres à enregistrer pour notre propre pays. Ce n’est pas qu’il ne soit en possession du chèque, de ce mandat de paiement qui n’a cependant été réglementé pour la première fois et créé pour ainsi dire chez nous que parla loi du 14 juin 1865. Mais la population française ne s’est pas encoregrandement accoutumée à recourir à des maisons de banque pour ses recouvrementset ses paiements et à se servir avec le chèque d’un instrument de compensation dont la pratique sur une large échelle, quand elle est appuyée sur ces maisons de banques formant un concert, rend possibles des effets si étonnants. Ce qu’il eût fallu aussi, c’est persévérer ou pouvoir persévérer dans la voie où les intérêts d’une acclimatation toujours difficile avaient fait entrer la loi de 1865, dont l’art. 7 avait exempté les chèques de tout droit de timbre pendant dix ans, et ce qu’il faudrait au moins actuellement, c’est mettre ce titre à l’abri des aggravations fiscales, dont il s’est trouvé encore menacé au cours de la législature de 1878. Les ménagements les plus grands sont conseillés pas l’inertie qui caractérise nos habitudes économiques et par les résultats relativement si chétifs qui ont été obtenus jusqu’ici dans l’essai national tenté à l’instar des Clearing-hduses du dehors. En effet, les opérations de la Chambre de compensationde Paris, qui englobe aujourd’hui les principales sociétés de crédit, sont restées à peu près stationnaires depuis 1873-74, deuxième année de sa fondation, et dans le cours de l’exercice 1877-78, elles n’ont pas dépassé 2,200 millions de francs.

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