‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 165 sur 305 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

* . Tous les titres pouvant faire fonction de monnaie

mentent le nom de monnaie de papier. Si l’on recherche et considère qui les émet et les garantit on arrive a en distinguer deux espèces : le papiermonnaie privé et le papier-monnaie de l’État (1).

Le premier n’est d’ordinaire pas émis par des

clu Gouvernement, de les admettre comme argent ou en Î!fm?nna-nn reiriJj0,]11'sables à vue, on leur communiquait remplacer la monnaie, la circonstance des

fWiH«S-i7Q7iendrait “U1110- T®s apolices portugais, émis depuis 1797, reçurent cours forcé comme argent, et por-

Whlîi ac coror;iericement 6 o/0 d’intérêt. Des mesures mal habiles firent tomber leur cours, mais quand on cessa d en payer des intérêts, ils ne baissèrent pas davantage P?u.^ cehb parce; que, chez un instrument de circulation \entable, les intérêts ne sont pas pris en considération. Un pourrait, sans doute, créer des papiers qui se trouveraient, pour ainsi dire, placés entre les deux espèces, qui, selon les circonstances, circuleraient en guise d argent ou seraient conservés comme des billetspiomesses, mais cela ne serait guère opportun. C’est dans cette categorie que viennent se ranger les billets /]J\ar?Ue P0fPU1^ intérêt, tirés du plan de Gorvaja.

(1) Bon nombre d’auteurs réservent le nom de papiermonnaie a la monnaie de papier émise par l’Etat, et emploient le nom de banknotes, billets de banque, billets o%P°Ur ligner celle qu’émettent les particuliers. J -B. Say entend, à proprement parler, par papiermonnaie la .monnaie de papier non remboursable. Pour . uf,fe8s.on egalement, il n’y a que la monnaie de papier de 1 Etat non remboursable qui soit du paper-money, tandis que le paper currency comprend, outre ce papier, les ,blllnets de banque. — La monnaie, de p piei des particuliers est ou bien reconnue par l’État comme moyen de libération, ou bien abandonnée au libre accord des volontés. Dans ce dernier cas, elle n’est pas sans doute, la plupart du temps, admise dans les caisses du Gouvernement, mais dans les rapports privés elle nen rend pas moins complètement les services d’un instrument de circulation.

citoyens isolés, mais bien par des compagnies. Pour au’il puisse se faire admettre comme argent, il est nécessaire que celui qui sur le titre se reconnaît le débiteur prenne, en même temps, 1 engagemen e fournir intégralement le montant au porteur, volonté de ce dernier, sur-le-champ et sans co tion. Quand ce remboursement s’effectue avec exactitude la conviction où est chaque possesseur qu 1 ne dépend que de lui de convertir a tout moment les

billets en argent rend ceux:ci wiff^monnS" râbles pour leur faire remplir 1 office de monnaies.

* Platon déjà avait songé à un remplaçant economique de la monnaie dans les rapports intérieurs. Ta monnaie de papier a été invente, en Chme ou dès le IXe siècle avant 1 ere chrétienne, 1 on ht de tentatives pour émettre du papier sous des appel tions et des conditions diverses.

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tions et des conditions aiverw». , , h

Le plus ancien exemple a ete donne par les fe tsian (monnaie volante), créés vers 807, sous lem — Ti;an Tsnno\ nui obligea les personnes aisees

en question. Les kiao-tsuh ou tseh (billets créés vers l’an 1000, sous Tshin-Tsung) émanaient d une association de seize opulentes maisons de commerce qui en 1017 cessa ses paiements. Ces billets devaien

être remboursables tous les 3 *ns> fi ““ des bout de 65 ans. L annee 1107 vit emeure ues billets tsien-yin, dont le remboursement était échelonné en 43 termes annuels, mais qui, en 111 , conservèrent plus que 1 % de leur valeur nominale. Les kiao-tschao, mis dans la circulation en 1115 devaient être rembourses apres 7 aas. mais i s ne furent pas en réalité et , tombèrent bas

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plus tard en Perse, ce qui en a fdl\iiaJtr^^288 il vention par Schlœzer a ce dernier pays. En 1~88,

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