‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 166 sur 305 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

y eut une nouvelle émission qui s’éleva au quintuple delà quantité créée en 1260 La dernière monnae de papier, tsclia®, tomba vers le milieu du XVe siècle au point de ne p us valoir que 3 pour mille de son montantintegra1. Il n’est plus fait mention d’une non- \ elle émission apres 1489, et en 1645, les Mandschu

le ?ouTsedVxS°siè!die Ie Papi6r d’interdiction. Dans le cours du XI siecle, le voyageur Jbn Eatntn no

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e„V,brnnaie de .papier de pÉtat, admise comme dat fL 8 les ,caisses du Gouvernement, trouve ans cette circonstance, une garantie qui fait qu’une

Zd COmparaîiYement aux revenus pulics (r) peut, meme sans la moindre contrainte se soutenir dans la circulation, et que le remboursement n est pas nécessaire, bien qu’il serve à fortifier la confiance et la sécurité, et rende de bons services à 1 encontre d une augmentation nuisible de monnaie de papier. En général, cependant, la monnaie de papier emise par l’Etat a été déclarée de par la loi moyen de libération, c’est-à-dire que sa réception

cuir! A Carthage’ on se servait autrefois de monnaie de

Pour de petits paiements, tels nue par exemnlp apc! C'1* dP lettres, des droits dé timbre® des p* X des

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3n guise d’argent a été formellement ordonnée, et le Glouvernement s’en sert dans ses paiements sans promettre de remboursement (1).

L’usage de la monnaie de papier ne confère pas seulement des avantages à celui qui l’émet (2), mais 3n présente encore pour le ménage national luimême. Et en effet, 1° de grandes sommes en monnaie de papier peuvent être aisément comptées, aisément enlevées, être expédiées a bon marché et plus rapidement que la véritable monnaie dans des lettres missives, et enfin être conservées avec la facilité la plus grande. Ces aptitudes constituent autant de grands services rendus au commerce de gros (3). Dans les rapports de minime importance au contraire, où la circulation des pièces s’opère avec la plus grande fréquence, la monnaie de papier, beaucoup plus facilement endommageable (4) que la monnaie, le cède en utilité pratique à cette dernière.

2° Une partie de l’argent métallique devient disponible dans les relations intérieures et peut avantageusement être employé à l’étranger.

Quand cet emploi est cherché

(1) C’est pourquoi l’on considère habituellement comme

synonyme la monnaie de papier de l’État et de la monnaie de papier non convertible, non remboursable, autrement dit du papier-monnaie. . ,

(2) Il en résulte, pour celui-ci, la jouissance sans inte-

rets d’une quantité monétaire qu’il pourra tout aussi bien utiliser que la monnaie même. .

(8) La tentation de fabriquer de la fausse-monnaie de papier est d’autant plus grande que cette fabrication n’exige pas, comme la fabrication parallèle des monnaies véritables, de machines, de fourneaux, etc., et que la matière première n’occasionne aucun déboursé.

(4) La perte résultant de la lacération, de là combustion, etc., de la monnaie de papier, atteint, il est vrai, le porteur, mais non la fortune générale, parce qu’avec la créance s’éteint également l’obligation.

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