‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 168 sur 305 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

le comté d’York en a eu d’un demi-schelling seule ment et 1 Amérique d’un sclielling unique. Parai les Etats européens, la Suède se distingue par ] pénurie de ses monnaies d’or et d’argent et parl’eir ploi exclusif de monnaie de papier dans toutes st transactions. Les billets les plus usuels y sont de 1 12, 16, 24 schellings banco. En 1848 et 1849, on a v emettre en Autriche des billets de 6 et de 10 kreutzei et notre propre pays a donné naissance à des assi gnats d’un sou et même d’un demi-sou, qui portaien l inscription suivante : « Doit-on regretter l’or quan on sait s en passer ? Cependant les inconvénients e les pertes résultant de l’emploi de la monnaie d papier à des paiements modestes, conseillent de n pas en réduire la conception au niveau des plu grandes pièces de monnaie ou même encore de leur subdivisions. Si les caisses de l’État n’admettent pa; ^ la monnaie de papier de création privée, une certaine quantité monétaire devra rester dans le pays ne fût-ce que pour le paiement des impôts, etc.

. « Une monnaie de papier remboursable se trouve au pair dans les échanges avec la quantité moné-r taire qu’elle exprime, c’est-à-dire qu’elle procure identiquement les memes satisfactions que procurerait la somme en espèces dont elle fait mention. Aussi un tel papier ne peut-il pas faire battre en retraite et chasser du territoire toute la monnaie existante,! pour la raison, déjà émise, que son remboursement exige une réserve permanente de numéraire. La quantité, encore en circulation, d’espèces et de mons naie de papier réunies ne peut pas dépasser la quan- : tite métallique qui circulait avant l’introduction du papier, ou ne la dépasser peut-être que de l’excédant de moyens de circulation qu’exige l’activité industrielle agrandie à la suite de l’élévation originelle du prix de 1 argent et de l’exportation subséquente de monnaie. Les personnes revêtues seulement d’un caractère privé, qui émettent de la monnaie de papier et qui se sont engagées à un remboursement

igoureux, doivent tout faire, si elles ne veulent deenir insolvables, pour se procurer la provision xigée par ledit remboursement.

Une monnaie de papier non remboursable, ont la réception comme argent est imposée, peut être mise par le gouvernement en quantités arbitraires, i ces quantités sont trop grandes comparativement ux besoins d’argent du pays, après que toute la lasse métallique a émigré jusqu’à la réserve nécesitée par les petits paiements, la monnaie de papier oit baisser contre la monnaie ordinaire, ou bien s’il st défendu de payer cette dernière avec un agio, ontre des métaux monétaires au moins (1), et les rix de tous les objets d’échange commencent alors monter. Ceci peut également se présenter pour une îonnaie de papier privée, quand les émettants sont égagés par l’Etat de l’obligation du remboursement t jettent dans la société une quantité immodérée de e produit.

Une telle monnaie de papier privée, chez laquelle i contrainte administrative se substitue au crédit ffaibli, est dégénérée et emprunte les qualités de la lonnaie de papier émise par l’Etat. Une forte baisse e la monnaie de papier contre les espèces ou les létaux monétaires occasionne des pertes sensibles ses détenteurs, ainsi qu’à ceux qui doivent recevoir es paiements convenus en de pareils billets. L’éléation des prix des marchandises ne se produit pas our tous les objets d’une façon égale ; les variations

(1) Ce phénomène porte le nom de dépréciation (Lereciation, Entwerthung) . On indique généralement le rix de la monnaie de papier contre de la monnaie ou entre de l’argent ou de l’or brut, en faisant connaître ombien il faut en papier ajouter à 100 pour se procurer 30 en argent. Si cet agio est, par exemple, de 28, cela ignifie que le papier vaut 78 12 p. o/0 de l’argent, car 28 : 100 = 100 : 7812.

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