‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 175 sur 305 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

émises produise line élévation considérable du pi des^ objets commerçables (1).

dehors de lâ limitation raisonnable de la qua tite de billets, il faut prendre aussi en considératii le temps pendant lequel des sommes peuvent êtl pretees sans préjudice et le degré de sécuril qu une banque à émission doit s’efforcer d’a teindre. Si les débiteurs ne sont à même de ren bourser de leur poche les avances qui leur o ete faites qu’après un temps prolongé, il y a là d inconvénients résultant de la difficulté de se prc curer dans l’intervalle de la monnaie — de retin une partie des banknotes, etc. ; on leur préfè] donc des débiteurs qui, après une courte écliéanc* restituent ce qui a été versé entre leurs main G est la raison pour laquelle on ne peut qu’av( reserve conseiller des avances destinées à des appl cations qui ne permettent d’amortir que graduelle ment le capital versé, telles que les améliorations d sol, les constructions de machines ou d’édifices bien quelles puissent présenter toutes les garantie possibles, et ce n est peut-être que la moindr partie des banknotes qu’il conviendrait de leu

£e Point est controversé par nos voisins d’outre Manche, looke et Wilson contestent cette possibilité ci une hausse des prix, affirmée par d’autres. Tooke s’at tache a montrer que quand, à des époques de fièvil spéculative les prix montaient, d’habitude l’augmenta tion des billets de banque ne venait qu’après, et qu' par conséquent elle n’était pas la cause productrice dï ce revirement. Toutefois, il est permis d’admettre qui ces entreprises ardentes et excessives, dont nous avoir quelquefois le spectacle et par lesquelles les prix d< certaines espèces de marchandises se trouvent exhaussés peuvent aller plus loin à l’aide du crédit accordé par les banques à émission que dans les pays qui ne possèdes pas de pareils établissements ou n’en possèdent que pro cedant avec la plus extrême réserve.

consacrer (1). Si une banque consentait des prêts plus facilement, plus à la légère, que ce n’est 'habitude des capitalistes, et protégeait des entremises téméraires, elle se mettrait elle-même en langer, parce que la tentation ne serait pas loin pour elle d’augmenter les billets dans de fortes proportions, et parce que ses débiteurs lui feraient éprouver des pertes qui pourraient même enrainer sa chute. La rivalité de plusieurs banques lans un même pays induit facilement à de ces méprises, comme il en a été souvent commis par les oanques anglaises et de l’Amérique du Nord (2).

** D’un autre côté cependant, l’existence dans un )ays d’une grande banque principale, favorisée par e gouvernement, ne laisse pas que de présenter des langers, tant parce que de tels établissements peuvent attirer à eux un pouvoir exclusif que parce pie, ainsi que le montre l’histoire, ils ont été souvent

(1) Adam Smith formule ainsi la règle de précaution : i Ce qu’avec sécurité une banque peut prêter à un entrepreneur n’est que cette partie de son capital qui, s’il ne Üsposait pas des avances de la banque, serait laissée >ar lui sans emploi aucun dans sa caisse, pour faire ace à l’occasion aux exigences qui se produisent. » ÿest ce qui ne doit pas être interprété en ce sens, qu’en général il ne saurait se maintenir dans la circulation ine quantité de banknotes supérieure à l’encaisse des entrepreneurs, car le contraire résulte déjà de cette circonstance que les consommateurs tiennent également en •éserve de ces provisions d’argent; mais la règle se nontre utile en ce sens que des prêts se renfermant lans ces limites peuvent toujours dans le plus bref fêlai être remboursés par les débiteurs.

(2) On a, en conséquence, mis plusieurs fois en avant, en Angleterre, la proposition qu’il n’y eût que la grande Banque de Londres à émettre des billets, ou que cette acuité fût transmise à une banque nationale, dirigée ion pas d’après des tendances industrielles, mais selon les principes d’économie générale.

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