‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 195 sur 305 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

* * En recherchant ce qui est exigé pour l’étab sement de cet équilibre, on constate d’abord toute la masse de biens vendable contenue dan produit annuel d’un peuple ne peut trouver de bouché parmi les membres de la société que c sidérée d’après sa grandeur. Une partie des prod est consommée par ceux mêmes qui les engendre une autre partie est remise immédiatement à d’aui hommes qui la consomment, et tel est p. ex. le de céréales remises par le cultivateur à ses jouri liers ; une troisième partie enfin et la plus importa 'est vendue. Le rendement de cette vente, qui tar demeure au vendeur et tantôt est livré par celu: à d autres personnes à qui l’on bonifie diverses pi tâtions, peut encore une fois être consacré à d’aut achats, et sous ce rapport on peut dire que l’o totale est égale à toute la demande.

proposition comporte cependant enc une détermination plus minutieuse. L'offre constatée par tous les produits destinés à la mise5 vente, c’est-à-dire par une certaine quantité. M la demande dépend aussi, à part les besoins et l’éj luation concrète des biens offerts, de l’aptitude acheter, et par conséquent, encore une fois, de 1 quantité de prix qui peut être obtenue par revente de tous les biens mis en vente. Quand i espèce de produits se rencontre en trop gram quantités , une partie de cet approvisionneur demeure sans acquéreur, ce qui restreint la possi; lité d acheter d’autres biens pour les entreprenez et tous autres participants à la production de ce quantité surabondante. Qu’une masse donnée biens ne trouve pas de débouché, une autre manque également d’amateurs ; qu’une partie des produ soit vendue un prix exceptionnellement bas, ; vendeurs, de même peut-être aussi que leurs aïo liaires (les ouvriers, propriétaires fonciers, capit listes), ne pourront plus autant qu’autrefois s’appr visionner de biens d’une autre espèce. C’est poi

i la seule possibilité pour toute la production liens de trouver un débouché, à savoir à un prix iflant les frais, ne suffit pas encore à maintenir industries dans une marche prospère, car les îmes n’achètent pas pour procurer un placement mtrepreneur, mais pour satisfaire leurs besoins, te la masse produite ne peut donc véritablement i achetée et consommée que quand pour chaque •chandise on n’en engendre et on n’en met en te que juste autant que peuvent en employer et eter les habitants du pays.

Il n’est pas admissible que la production donne ultanément naissance à tous les biens en quan- B plus fortes qu’on ne serait à même de les placer, iclination des hommes à accroître leur jouissance liens n’a pas de limites, et les bornes seules mises ur revenu les obligent à en mettre aussi à leur sommation. S’il existait par hasard un approviinement copieux de toutes choses , tous ceux qui anent part à une des branches de la production relieraient à s’approvisionner en plus grande ndance des produits de plusieurs autres, et de e façon on se procurerait réciproquement un plus >le débouché. Il n’y a donc pas dans un pays un > plein général de ses produits, et si les prix de ;es les marchandises se trouvaient avoir baissé lque part, il faudrait conclure à une tout autre se et, par exemple, attribuer le phénomène à une lifleation dans l’état monétaire. Les crises com- •ciales, pour autant qu’elles découlent d’une offre îodérée, sont toujours limitées à une partie des •chandises. Ce qui prouve que les lamentations

l’affaissement général de l’aisance ne peuvent

que partielles et doivent être rapportées seuleit à un profit industriel décroissant ou à certaines iches industrielles, ou à certains pays, ce sont les statations matérielles d’une production et d’une sommation qui s’élèvent.

se pourrait donc plutôt que la production de

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