‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 196 sur 305 · LIVRE Ht · texte numérisé non relu

LIVRE Ht

certaines marchandises ou certaines catégories marchandises fût trop forte pour la bourse des air teurs, soit 1° pour cause de spéculations étendi à l’excès (de la part des producteurs), en ce que besoins et le revenu des personnes auxquelles article est destiné n’ont pas été suffisamment pris considération, soit 2° par suite de récoltes extrêno ment abondantes, soit enfin 3° en raison d’un abais: ment inattendu dans la consommation, les quanti de biens destinées à l’achat de ces marchanda ayant reçu par exemple une destination différen comme il peut arriver quand, les impôts s’élevai les particuliers seront amenés à s’interdire en par les jouissances qu’ils se passaient auparavant.

Une production trop réitérée d’une marcha dise occasionne des pertes à l’entrepreneur, s qu’une partie du produit ne trouvât pas de placerai et que le capital employé demeurât frappé d’inutili soit qu’il fallût se résigner à vendre, sans que ! frais fussent complètement couverts. Les entrepr neurs s’évertueront à se garer pour l’avenir cont de pareils dommages, en limitant l’engendrement ces marchandises; des spéculations mauvaises peuvent pas se continuer longtemps, et ceux des ve deurs qui ne peuvent pas produire aussi bon ma ché que les autres doivent se retirer et se livrer à d opérations plus lucratives, en telle façon que la pr duction se trouvera replacée dans un rapport pl juste au regard des besoins. Sans doute, tant q durera la transition, il pourra y avoir souffran chez les travailleurs. Quant aux produits ag: coles, l’encombrement du marché est susceptif d’une plus grande persistance, attendu que la grai deur du produit annuel du sol n’est pas au pouvc des agriculteurs et qu’aussi le passage à une aut industrie n’est rien moins que facile. Simonde < Sismondi déduisait (sans raison décisive) l’encon brement des produits de cette circonstance, que classe laborieuse vivrait, à notre époque, du salai

seulement, sans travailler à son propre compte, et que es maîtres aborderaient des entreprises, non pas a ;ause d’une demande venant de la part des consomnateurs, mais par la raison tout simplement que des >uv fiers s'offrent à travailler pour un salaire plus molique (Sur ia balance des consommations avec les proiuctions dans la Revue encyclop. mai 1824). La derrière affirmation est formellement contredite par 1 expérience. Si la classe laborieuse est dans une condition xop modeste pour se procurer une grande jouissance le biens, le genre de vie des entrepreneurs, des propriétaires fonciers et des capitalistes sera d autant plus large, et la production, dès lors qu elle est dirigée vers les objets servant à ces dernières classes, peut, dans son ensemble, être aussi étendue que si, ;e qui sans doute serait à un autre point de vue plus utile, elle avait à répondre à une répartition plus

égale du revenu. .

* Quand on s’appesantit sur les causes qui déterminent le rapport entre la grandeur de la consommation et de la production, on est conduit vers la diversité des deux fins de la consommation. La consommation reproductive, qui comprend aussi bien le complet anéantissement de capitaux circulants que l’usure de capitaux fixes, est nécessairement unie à une organisation déterminée de la production de biens. Les biens exigés à cet effet doivent facilement trouver leur écoulement chez les producteurs mêmes, quand seulement ils sont produits en modalite et quantité telles que les réclame le besoin. Par contre, la consommation improductive, des simples consommateurs, ainsi que des producteurs (chez lesquels elle est figurée par la portion consommée, qui dépasse leur besoin d’entretien), est dépendante de circonstances particulières concernant en partie la fortune et en partie le penchant des hommes, qui les entraîne vers la jouissance de biens. , .

* Le rapport entre la consommation reproductive et improductive dans un pays est déterminé : 1° pai

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