LIVRE III
toutefois, dans ce cas, on sera toujours amené à observer qu’il est des hommes qui se contentent encore de moins et que par conséquent cette mesure même contient encore une part de luxe. Il n’y a pas de peuple où ne se rencontre du luxe, et chez les peuples civilisés, le genre de vie des classes inférieures ellesmêmes (1) recèle des jouissances variées de luxe. On peut en partie remédier à la confusion qui règne dans les conceptions sur l’essence du luxe, en partant d’un luxe chez les particuliers, chez les classes qui composent chaque peuple, chez les nations et pour chaque âge ou époque. Le luxe commun à une condition tout entière prend en quelque sorte pour chaque membre appartenant à cette condition le caractère d’un besoin. Quoi qu’il en soit, tantôt le luxe est dirigé vers une jouissance des sens (vers le bien-être) et tantôt vers un certain effet à produire sur d’autres hommes (luxe de la considération), soit que ; dans l’opinion générale chaque condition sociale comporte une certaine consommation de biens, sans que le particulier puisse se dérober au genre de vie : de ses congénères, sous peine de perdre en considération (besoin de garder les convenances ), soit que l’on médite de se distinguer des autres par un plus grand train, afin d’arriver par là à une plus haute considération. Ces deux buts afférant au luxe ne sont pas rarement poursuivis en même temps, de telle manière toutefois que l’un ou l’autre prédo-
(1) Avons-nous besoin de dire que partout où dans notre travail nous nous sommes servi de la locution d.e classes inférieures, l’infériorité, dans notre pensée, visait uniquement les conditions économiques où elles sont placées et qui peuvent entraîner même malheureusement des différences d’instruction ou d’éducation, mais qui ne sauraient autoriser personne à vouloir abaisser ces classes vis-à-vis de n’importe quelle autre, attendu que chaque classe a sa place indispensable marquée dans l’Economie nationale, ?
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, de domination de soi-men , régolutions et ie randes pensees et des , . . g j pénervent. longe entièrement dans P c ■ ng perversité gé- ’antiquité fournit de.s m°de (le pair avec un luxe érale des mœurs, qui marcha- P^ deg Etats; et
Ûe'llïira ènuls effets désastreux, en ce qu'il déridsU l égafité et affaiblit l'amour severe
et désin-