‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 219 sur 305 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

statue: « Tout ce que pourrait produire chaoue annee un impôt, même très-élevé, sur les successions ne serait qu une petite partie de la somme dont le capital du pays s’augmente chaque année et son absorp ion ferait simplement place à des économies équivalentes ; tandis que si on ne le prélève pas on empeche 1 épargné d’une somme égale ou on la ’faif exporter au dehors une fois épargnée. Un pays qui comme 1 Angleterre, économise des capitauf nonseulement pour lui-même, mais pour la moitié du nîihii f ’ peiltpasser pour suffire à toutes ses dépenses 5£ ‘5r,?U ra°yen du capital qu’il possède en excédant, et elle est probablement aussi riche en ce moment qu’elle le serait si elle ne payait aucun

impots. ne la privent point de ses moyens de produire, mais seulement d’une partie de ses moyens de jouir, puisque chacun pourrait, s’il ne payait pas d impôt, employer la somme qu’il paie à se donner du repos ou à satisfaire des besoins ou des ' goûts qu il se prive de satisfaire. »

N oublions pas cependant, quant k nous, que ce passage raisonne sur un pays où les canitiuY î egorgent à en devenir quelquefois encombrants que ce pays ne peut donc servir de modèle, que ^plupart du temps, au lieu d avoir à chercher des remèdes au

meîïÆwl ^ f à veiller jalousement et patriotiqueîul de.veloPPement graduel de la richesse, que 1 impôt sur le capital place sur une pente glissante sur laquelle il peut être difficile de s’arrête^* et que

dmifeU Cf ]’,nS inconvénients, d’ailleurs assez accidentels, de 1 impôt sur le revenu, c’est encore à lui comme au plus rationnel et au plus rassurant, qu’il convient en principe de s’attacher ! 1

SECTION DEUXIÈME

Pratique de l’Impôt.

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