LIVRE III
L’excitant que nous venons de mettre en cause peu toutefois n’avoir pas l’action que nous lui attribuions il pourrait en effet n’occasionner aucun perfectionne ment notable, ou bien les perfectionnements occasionnés pourraient, soit n’avoir aucune influenci marquée sur le taux général des profits, soit ne pas élever au moins les profits dans la mesure oùl’impô les aurait abaissés. Qu’arriverait-il alors? C’est qu’or verrait le taux des profits, sur lequel pèse l’impôt se rapprocher davantage de cette limite inférieur! extrême, vers laquelle il est constamment poussé, el que de cette diminution du revenu des capitaux résulterait ou bien un obstacle à l’extension, par alluvions successives, du stock national de richesses, ou bien de plus forts envois de capitaux au dehors, ou hier l’afl'ectation d’un plus grand nombre de capitaux à des spéculations aventureuses. Sans doute, au commencement les profits supporteraient exclusivement l’impôt, mais vienne à continuer l’accroissement dé la somme des capitaux, auquel on n’aurait pas mis obstacle par exportation par ex., les profits ne tar-: fieraient pas à être amoindris en proportion de l’impôt, et à des intervalles plus ou moins longs on pourrait constater l’absence de différence sensible entre le taux actuel des profits et le taux qui existerait s’il n’y avait pas d’impôt ; ce qui revient à dire que les bénéficiaires des profits se sont eux-mêmes déchargés insensiblement dans une large mesure du fardeau de l’impôt, en le rejetant bien entendu sur; d’autres. Finalement cette petite différence mêmes disparaîtrait, et l’impôt arriverait à tomber soit sur le travailleur, qui est au service du capitaliste, soit sur le propriétaire, de la chose duquel se sert l’industriel. « Le véritable effet d’un impôt sur les profits, a dit J. Stuart Mill, qui a creusé cette matière plus qu’aucun autre, est de faire qu’à un moment donné le pays ait un capital moindre, une production totale moindre, et arrive plus tôt à l’état stationnaire avec une somme moindre de richesse nationale. Il serait même
ssible qu'un impôt sur les profits diminuât la somme s capitaux du pays. Si le taux des profits était déjà rivé à son minimum , c’est-à-dire au point où l’acoissement annuel des capitaux qui tendrait à réduire 3 profits serait absorbé soit par l’exportation, soit r les spéculations, si à ce moment l’établissement un impôt venait abaisser encore le taux des ofits, les mêmes causes qui faisaient disparaitre les uvelles épargnes feraient aussi disparaître une rtion des capitaux existants. » Nous admettons lilleurs volontiers, avec cet auteur, que la décance de la Hollande, ou plutôt l’arrêt survenu dans u essor, tienne pour bonne partie aux charges >s-lourdes qui, fussent-elles même justes, c’est-àce générales, se sont abattues sur les profits, en sant prendre aux capitaux le chemin de l’étranger, restreignant les bénéfices réguliers, en découraant l’esprit d’accumulation, en engendrant enfin stagnation.
Nous avons supposé des pays où l’accumulation irche d’un pas rapide ; mais en supposant même e cette accumulation ne procède pas assez rapidemt, pour qu’on avoisine toujours l’état stationnaire, que par conséquent les profits aient encore une rtaine ampleur par défaut d’une trop grande ncurrence de capitaux, il ne parait guère possible, moment que l’on accumule, que cette accumulation soit entravée dans une certaine mesure par le remchement que l’impôt ferait subir aux profits. Que les perfectionnements imaginés ne parviennent pas compenser l'effet de l’impôt, il est certain que le pitaliste fera retomber une partie du fardeau sur travailleur ou le propriétaire, dont l’un ou l’autre rd toujours lorsqu’il y a ralentissement dans l’acmulation. Car, en présence de ce ralentissement, population peut tout de même encore continuer à gmenter, auquel cas le travailleur ne peut maner de souffrir de cette compétition que n’adoucit s l’accroissement des capitaux ; si au contraire le