LIVRE III
plus forte que ne la comporte la compensation i Irais, de la peine et du sacrifice de temps nécessaii pour parvenir à leur emploi. Si l’impôt dont frappe ces rétributions ne les fait pas décheoir a dessous de leur prix de revient et à plus forte rais s’il les maintient encore au-dessus, il est supporté j ceux qui l’acquittent et qui n’ont aucun moyen de faire retomber sur quelque autre classe de la socié La même observation s’appliquerait aux salaires < dinaires perçus dans des régions, telles qu’étaie surtout autrefois les Etats-Unis, où les capita suivent la marche ascendante de la population et les salaires tirent leur appui non pas du désir ( travailleurs dejouir d’une aisance fixe, mais du <3 veloppement, de l’accroissement des capitaux. 1 impôt ou quelque autre circonstance pourrait en j reille occasion rendre la condition de ces travaille! moins satisfaisante, sans que la population fût pei être entravée dans son essor. C’est que lesdits sal riés prendraient pour eux la charge de l’impôt et d. cendraient prématurément de la situation qu occupaient à une situation inférieure à laquelle, lei habitudes étant encore celles que nous venons supposer, les auraient finalement réduits la crue il vitablement de moins en moins rapide des capita et l’occupation successive de toutes les terres fertil Cependant, pour soutenir que même en ce cas salariés ne sauraient souffrir un préjudice d’u taxe sur les salaires, on pourrait être tenté d’arg menter de ce que le produit de la taxe étant co sommé dans le pays, les travailleurs la récupèrent sc forme de demande de travail. Mais il ne faudrait } oublier que les salaires ne peuvent être mainten à leur taux ou élevés encore au dessus de leur ta par des capitaux dépensés improductivement qu’a tant que ceux-ci servaient à payer directement travail. Toute dépense du produit de l'impôt qui reviendrait pas à une augmentation de la deman de travail et qui serait p. ex. affectée à l’achat
archandises ou à raugmentation du salaire d’em- Loyés achetant des marchandises, n’exercerait icune influence sur la hausse du salaire. Où conduit ailleurs cette prétention que c’est rendre aux tralilleurs les sommes qu’on leur a prises sous forme impôt que de les débourser en achats de marchandes? A prétendre par là même qu’à employer le mdement des taxes en achats de marchandises, est gratifier la classe laborieuse des impôts levés ir les autres classes de la société; d’où il faudrait inclure que le travail serait d’autant plus demandé que l’aisance des travailleurs serait d’autant plus ’ande que le gouvernement lèverait plus d’impôts, ais comme cette proposition est insoutenable, l’obction à laquelle nous répondons est réfutée par absurde.
Qu’est-ce qui détermine à peu près partout le taux as salaires? C’est le degré d’aisance, la mesure de tisfactions dont se contentent les travailleurs et i dessous desquels ils cessent de multiplier. Là où i rencontre cet état d’aisance, les travailleurs euxêmes pourront pendant quelque temps prendre à ur charge un impôt sur les salaires ; la conséquence fc cette diminution accidentelle des salaires devrait re, ce semble, un abaissement du niveau de l’aisance li suffit au travailleur ; que si cet effet ne se produit is, c’est que la population aura été arrêtée dans •s progrès ; la concurrence moindre entre travailleurs ira, par suite, déterminé dans les salaires un relèveent qui aura replacé la classe laborieuse dans sa mdition primitive de bien-être nonobstant la sursnance de l’impôt. Mais alors, qui supportera l’im- >t? Adam Smith pense que c’est la société tout ttière, c’est-à-dire la généralité des consommaurs, puisque l’augmentation des salaires accordés ix travailleurs entraînerait l’augmentation du prix ss choses.
Mais John Stuart Mill fait remarquer que le taux snéral des prix se rattache à d’autres causes et ne