LIVRE III
s’élève jamais par l’effet de circonstances qui affe tent les emplois productifs de toute sorte de même façon et au même point. « L’augmentatb des salaires amenée par une taxe doit, dit-il, comr tout ce qui augmente le coût du travail, être pri sur les profits. Essayer d’imposer les journalie dans une vieille société, c’est simplement impos< ceux qui emploient la main-d’œuvre, à moins qi l’impôt n’ait un effet pire et n’abaisse dans l’e; prit de la classe la plus pauvre le type de l’aisan< dans laquelle elle comprend la possibilité de vivre. Ainsi, tandis que selon Smitli le contre-coup ( l’abaissement du salaire, par un impôt, au-dessoi du genre de vie acceptable pour les travailleurs sera subi par la société tout entière, il ne le serait, selc Stuart Mill, que par ceux qui emploient les travai leurs et qui en pâtiraient sur les profits de leur ir dustrie ou profession, sous la réserve d’ailleurs < cette extrémité, à laquelle consentiraient à se port, les travailleurs, de briser ce qui avait été jusque-' sinon l’idéal, au moins le programme de leur exi; tence, et de se résoudre à une existence plus re; treinte encore que par le passé.
On le voit, l’impôt qui frappe ces tout petits rev' nus, dont la source est généralement dans le trava manuel, comporte l’un ou l’autre de ces deux grav* inconvénients : ou atteindre d’une part la digni des classes laborieuses, dont il dégraderait les hab tudes, ou atteindre d’autre part les profits, se tr; duire par un impôt indirect venant grossir les in, pots directs qui pèsent déjà sur les capitalistes, et pi conséquent rompre l’égalité, ce principe fondament en matière d’impôt., en même temps qu’apporter ui digue, comme c’est le fait des impôts sur les profit; à l’accroissement des capitaux et enlever aux sociéti la possibilité qu’elles ont d’acquitter les impôts e général. C’est plus qu’il n’en faut pour nous ralli( à cette énonciation que les impôts directs doivei épargner les revenus n’excédant pas ce qu’il fai
CONSOMMATION DES RICHESSES. 5bo
à l’homme pour vivre d’une manière non préjudiciable à sa santé.