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c°ndamnati°n qu’il encourrait en dépassant là lim indiquée. Gomment pourra-t-on savoir si la limita ete depassee par l'emprunt ? On a pour cela, api coup bien entendu, une pierre de touche dans taux de l’intérêt. Pour que véritablement l’empru se trouve n’avoir fourni qu’une occasion de plac ment à des capitaux qui autrement n’auraient pâs t économisés, ou qui une fois économisés, auraient! chercher à l’étranger des profits irréalisables dans Pays meme, il faut que les capitaux pris et dépens pâr le gouvernement n’eussent pas pu trouver d’er P 01 au tâux où était l’intérêt. Aussi tout l’effet d’ei prunts qui ne pomperont qu’un excédant de capital sera-t-il d’arrêter la baisse du taux de l’intérêt; ma ces empi unts ne font pas qu’il monte. Les emprun elevent-ils au contraire le taux de l’intérêt, c’e manifestement que le gouvernement fait concurrent a ceux qui utilisent les capitaux à quelque, entri prise productive et qu’il attire à lui non seulemej les capitaux condamnés à chômer, mais encore li fonds auxquels était ouvert un emploi productif dar le pays. Les emprunts paraissent donc repréhensibb pour tout ce qu’ils ont ajouté au taux de l’intérê étant fait le rapprochement de ce que celui-ci éta a l époque où ils ont été contractés et de ce qu’il été depuis.
Nous trouvons suffisamment d’accord avec h appréciations qui précèdent et qui s’abritent por bonne partie derrière l’autorité de J. Stuart Mill, le explications fournies au Parlement britannique loi de la guerre d’Orient de 1855, par le célèbre char celier de l’échiquier M. Gladstone, qui justifiant la pré ference accordée par lui à l’income-tax sur l’em prunt, faisait remarquer de même : « Tout le mond conviendra que lorsqu’on demande des subsides ; l’impôt, la somme nécessaire est fournie parles épar gnes qui constituent pour chaque contribuable l’excé dant du revenu sur la dépense, tandis que si l’oi a recours à l’emprunt, l’on agit directement et jus-
qu’à l’épuiser sur cette partie du capital de la nation qui se trouve immédiatement disponible pour les besoins de l’industrie et du commerce. Dans le premier cas, nous prenons principalement sur le superflu ; dans le second, nous allons droit à la source même du capital qui alimente l’activité du travail et d’où découle le bon marché de la production. »
On ne saurait néanmoins s’empêcher de faire certaines réserves à l’encontre des affirmations de ceux mêmes qui avec le plus de modération , comme M. Gladstone et Stuart Mill, prennent le parti des impôts contre les emprunts. D’une part, en effet, il n’estpeut-être pas tout-à-fait exact de dire que l’impôt n’est pris que sur le superflu, attendu que selon les : cas individuels il peut bien être pris aussi sur le nécessaire et qu’on risque, en exagérant les taxes,
. de demander de l’argent principalement à ceux chez lesquels il fait défaut. Et d’autre part, il paraît con - .testable que les emprunts drainent précisément, même dans certaines hypothèses seulement, des capitaux entretenant et salariant le travail. Car si ces capitaux sont déjà engagés dans l’industrie, vraisemblablement les entrepreneurs ne seront guère portés à les en retirer. Ce qui est plus vrai, c’est que ce ne seront pas autant les emprunts eux-mêmes qui éloigneront les capitaux du travail que les événei ments donnant lieu aux emprunts, tels que notamment des guerres en présence desquelles l’ndustrie, pour peu qu’elle soit bien inspirée, chômerait ou I ralentirait son mouvement d’elle-même, de telle sorte que les capitaux employés d’ordinaire resteraient sans doute oisifs sans les emprunts. Or, si les emprunts de gouvernement ne portent que sur l’excédant des capitaux du pays ou sur les accumulations qui n’auraient pas lieu faute par les capitaux d’avoir un déversoir, s’ils n’accaparent pas enfin le pain du travailleur (ce qui ne parait pas trop leur fait, d’après ce qui vient d’être exposé), ils méritent moins un blâme sévère; chacun n’en souffre qu’à