‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 258 sur 305 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

au propriétaire du sol, si d’après les dispositions lé gales ayant cours dans la plupart des pays le droi a 1 exploitation minière n’était séparé de la propriété du fonds, et si le propriétaire ne devait se contente

H est privé?11**6 P°Ur 1,lltiIisation de Ia surface don

c^;AfYaXpl0itaîi<?î1 de mines convient mieux à un< société de capitalistes, aux actions de laquelle 01 donne en Allemagne le nom de Kuxe, qu’à^ des entrepreneurs isolés, fussent-ils même un certak nombre d’intéressés. La raison en est que S

auss^canit^n™61111 gfand Capita1’ notamment aussi un capital fixe important qui 11e peut pas être

facilement retire, qu’on ne saurait compter tous le= ans sur une recette nette remplacée même quelquefois par des sacrifices a faire, et qu’un simple particulier qui aurait a supporter seul toute la charge pourrait etie aisément ruiné ou tout au moins gravement atteint par de pareilles circonstances qu’il est impossible de prévoir. Il n’y a d’exception que pour de ties-riches particuliers et pour des entreprises auxquelles donnent lieu des minéraux gisant plus ou moins a fleur de terre. Aussi la plupart des exploitants de mines ne forment-ils pas une classe parti-

DÏrSÎ,1?1?!16!3’ maisse Couvent-ils disséminés parmi les capitalistes.

* » k*38 ouvriers travaillant dans les mines sont

r>r i'n H no mem? teraPs des entrepreneurs, et en

principe ils ne sont mus que par le salaire. Les opé-

nnttinSide-f ®Xp 01tatl0n minière présentent bien des particularités; non seulement elles exigent de l’experience, de l’exercice et une force corporelle marquée, mais encore elles exposent ceux qui y vacquent a bien des molestations et à bien des périls mortels. Pour les molestations, citons les mines où l’on ne

LiniinPaorietride C<?ups q,ue ,couché dans une position r fd ntn iTOQ mineS p,la,rees ? une grande hauteur. rinlL a on exploitait à Heiligenblut, en Gannthie, du minerai d or a une hauteur de 10,000 pieds,

dans la région de la neige que les mineurs ne quittaient qu’une fois par semaine pour la vallée, sous la menace permanente des avalanches. Pour les périls, qui n’entend encore tous les jours parler de l’irruption des eaux, de l’effondrement des travaux de maçonnerie ou du sol, d’explosion, etc. Les mines de houille anglaises ont, en 25 ans, vu périr, jusqu’en 1835, 2,070 individus, sinon plus; les mines belges, de 1831-1840, 1,016 individus ou 323 par mille, et de 1841-50,1,366 individus ou231 par mille, sans compter 1<5 et24 par mille deblessés. Ilestcertaincependantque l’observance des réglements et des précautions d’art peuvent préserver, dans une large mesure, du retour de pareils accidents. En tout cas, aussi longtemps que l’exploitation minière se trouve dans une période florissante, le salaire peut être très-élevé, par la raison que le contingent des travailleurs n’est habituellement pas renforcé d’une manière sensible par la désertion d’autres travaux. Que si l’exploitation ne comporte plus d’extension ou si même elle doit être resserrée dans des limites plus étroites, le salaire est bas, parce que les mineurs restent enchaînés par habitude et prédilection à leur travail et au genre de vie qui y est inhérent, que les fils n’abandonnent qu à regret la condition et la demeure des pères, et qu’ainsi l’offre de travailleurs s’agrandit. Quand la population minière est devenue dense, il ne manque pas d’exemples d’efforts excessifs, faits même à un âge des plus tendres, et auxquels ne correspond que le plus modique salaire. Les conditions sont-elles plus favorables, les iouvriers peuvent, grâce à de la continence et à de l’application, se livrant par ex. carrière dans de l’ouvrage à la tâche ou dans d’autres travaux encore, accessoires, conserver du contentement malgré la modicité de leur situation.

,*, Si l’exploitation minière est étendue au delà des 'besoins propres d’un pays, son extension peut faire courir des dangers au bien-être de ces contrées dans lesquelles elle prend le caractère d’une branche

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