‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 259 sur 305 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

industrielle prédominante. Des exemples isolés d grands bénéfices peuvent facilement entraîner les ca pitalistes à consacrer à cette exploitation plus de es pitaux que de raison, et un salaire élevé occasionn un accroissement d’ouvriers mineurs. La suite en souvent été qu’on a négligé d’autres branches d’in dustrieplus utiles, et que quand, par l’épuisement de gisements, par défaut de débouché et par toutes circirconstances semblables, l’exploitation des mine est venue à s’arrêter, bien des familles ont été vouée a la misère pendant plusieurs générations. C’est ci qui s’est passé p. ex. pour les célèbres mines d’argent de Kongsberg, en Norvège, qui avaient occupe le quart de la population, soit 2,500 ouvriers, quand ei 1805 elles furent complètement abandonnées par h gouvernement danois, après avoir depuis 1769 occasionné environ 70,000 thalers d e sacrifices annuels Par contre, la prospérité de l’exploitation minière répand aussi rapidement la culture et le bien-être dans des contrées écartées et négligées. Quand, nous raconte Humboldt dans son Essai pot., Obregon, qu devait devenir le comte de Valenciana, commencer a exploiter le filon de Guanaxuato, au dessus de la gorge de Saint-Xaver, les chèvres paissaient sur le meme coteau sur lequel dix ans plus tard se développait une ville de 7 à 8,000 âmes.

SECTION DEUXIÈME

Chasse et pêche sauvages.

On donne le nom de chasse et de pèche sauvage à Tabattage et à la prise des animaux vivant sur la terre et dans l’eau, sans que des soins préalables

lient été consacrés à leur production, leur croissance st leur prospérité. Mais si ces deux manières de se îourrir ont en commun l’utilisation, dépourvue de out souci, delà richesse naturelle, elles diffèrent cepenlant notablement sous d’autres rapports. La chasse lauvage, en effet, suppose de vastes étendues inhantées, surtout boisées, dans lesquelles le gibier se léveloppe en masse. Il n’y a qu’un petit nombre l 'hommes qui puisse se nourrir de la chasse sur in espace déterminé; aussi la population d’un leuple chasseur doit-elle, quand il ne lui est pas jossible de se répandre sur une grande surace, se maintenir dans d’étroites limites qui ne >euvent être franchies sans danger de famine. La chasse exerce, il est vrai, et fortifie le corps dans une arge mesure, et devient facilement l'objet <Tune prédilection, d’une passion, comme celle qu’on a constatée chez les anciens Gaulois et Germains; mais elle ■end les hommes impétueux, farouches, et les éloigne les occupations paisibles. A l’exception des peaux, e produit de la chasse n’est pas susceptible de conservation; aussi ne cherche-t-on pas à se procurer plus le substances alimentaires qu’on en peut consommer lin peu de temps ; rien n’est économisé, aucun capital l’est réuni et aucune voie n’est par conséquent ouverte pour sortir de cet état de barbarie dans lequel l n’y a ni division du travail, ni échange, ni culture ntellectuelle, ni institutions publiques.

Sur les rivages de la mer ou de cours d’eau considérables et de lacs intérieurs, la pêche sauvage fournit leur entretien à un grand nombre de personnes. Elle accuse son importance la plus îaute dans ces pays, où la rigueur du climat ’ésiste à l’élève du bétail et à la culture des plantes, itoù, par conséquent, les poissons forment la nourriure courante, sans laquelle de pareilles contrées ne ieraient nullement habitables. Tel est le cas, par ex., m Islande et Kamtschatka, où la pêche constitue le ond de l’alimentation, où l’on appelle à son aide

Lii v mii i \ .

1 élève du bétail, mais où les substances alimentaires végétales ne sont nullement soignées, à cause d’une température qui fait que dans la péninsule de

mo^ S.? latk n’ Ia l[elee se montre dès le commencement de juillet. Dans les pays dotés de conditions d existence plus favorables et déjà cultivés, la pèche constitue un supplément aux moyens de nutrition offerts par le sol et fournit pardessus le marché des biens qui peuvent en partie être travaillés dans le pays, comme les fanons de baleine, la colle de poisson (1 ichtyocolle), les perles, les coraux, l’ambre jaune, et en partie etre placés au dehors, comme les harengs, la morue les huîtres etc. Mac Culloch nous apporte qu en 1833, il y avait d’affectés à la pèche du hareng 11,284 équipages montés par 49,212 personnes. Si I on ajoute celles qu’occupait la salaison, empaquetage, etc., on trouve 86,266 individus redevables a ladite peche de leur entretien. Les habitants des cotes s adonnent fréquemment à la branche acquisitive de la peche, qui leur fournit l’occasion de devenir de bons navigateurs. La pêche à proximité u rivage a lieu sur un petit pied, sans grands capitaux, et ne donne pas non plus de grands bénéfices, à cause de la difficulté qu’il y a à faire parvenir des poissons frais a l’intérieur du pays et à cause de la grande concurrence des vendeurs, mais par contre elle occupe un grand nombre d’hommes. Les excursions entreprises vers des mers éloignées réclament des capitaux importants et peuvent valoir des profits considérables, mais elles sont sujettes à des accidents qui détruisent parfois tous les avantages. Il paraît que dans les eaux de la route de Davis il périt en- \ non 2 %, et dans les environs du Spitzberg jusqu’à n /o,S n,avires Partis Pour la pêche de la baleine.

4,44 a /8V> les Anglais s’emparèrent, avec 586 batiments, de 5,030 baleines et les Hollandais en pnrent 71,900 dans les 130 années qui s’écoulèrent cie lboo a 1793. La moyenne des navires employés à la peche de la haleine par les Anglais, sur les côtes

du Groenland et dans le détroit de Davis, était calculée pour 1815-1834 à 115 3A, dont 5 périrent, et la quantité des baleines prises était évaluée en moyenne à 1,024, dont on tira 11,343 tonnes d’huile. On sait que leS baleines diminuent en nombre dans des proportions très-sensibles.

SECTION TROISIÈME

L’Économie rurale.

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