LIVRE IV
comptable ou quelqu’autre agent semblable. Du moins y a-t-il des auteurs, tels que Gœritz, qui ne consentent à considérer comme très-grands que de pareils domaines.
*, Les grands domaines et même, mais dans une mesure moindre, les domaines moyens permettent diverses économies et divers arrangements avantageux, qui ne sont pas applicables aux propriétés exiguës. Nous pouvons principalement ranger ici : 1° Une division meilleure du travail dans la direction de l’entreprise par un économe bien instruit et dans l’accomplissement des tâches confiées aux travailleurs auxiliaires. Ainsi le beurre provenant des grandes propriétés du Schleswig et du Holstein est, à cause de son excellence, payé 25 à 30 °/o plus cher que le beurre des paysans. 2° L’emploi de machines économisant du travail et qui ne peuvent rapporter des avantages qu’autant que les exploitations présentent une grande surface ; comme aussi une plus grande facilité pour introduire les meilleures races d’animaux. 3° Les frais moindres de construction, attendu qu’un certain nombre d’hommes, d’animaux, de produits, etc., sera plus économiquement casé dans un grand bâtiment que dans plusieurs petits. Klebe a calculé que pour un bien de 1,000 arpents les bâtiments reviennent, selon la nature du sol, à un prix variant entre 5 et 10,000 thalers ; mettons en moyenne 7,000 thaï, ou 7 thaï, par arpent; or, n’est-il pas évident que les édifices nécessaires sur un bien de 100 arpents ne peuvent pas être établis pour 700 thaï., ni ceux que réclame un bien de 33 arpents pour 231 thaï.? Grâce à cette circonstance, il peut aussi, dans de vastes propriétés, être fait plus de sacrifices pour l’aménagement opportun des bâtiments. 4°L’achat plus avantageux qui porte sur de plus grandes quantités dont on a besoin et les frais relativement moindres, occasionnés par l’expédition et la vente de masses plus fortes de produits. 5° L’occasion meilleure qui est offerte pour cultiver en même temps diverses
liantes, ce qui diminue, pour l’exploitant isolé, le léril de la disette ou d’une forte baisse de prix. >° La plus facile exécution de diverses améliorations oncières qui ne peuvent être entreprises que si l’on a le l’espace devant soi. Quand il est procédé à l’exdoitation d’un grand bien avec des capitaux abonlants et une réelle compétence, elle peut, vu les tvantages signalés dans les propositions précédentes, •rocurer d’excellents résultats, et en de pareils cas de grandes propriétés attestent en beaucoup de branches e plus haut degré d’art appliqué à l’économie rurale it servent de modèles aux plus petits cultivateurs, cependant il ne faut pas perdre de vue nos supposons, qui sont loin de se réaliser partout. Les crivains anglais, tels que Arthur Young et Mac lulloch, attachent beaucoup d’importance à ce qu’un rand agriculteur ait à sa disposition de bien plus orts capitaux pour diverses entreprises efficaces, în réalité, il est prélevé aussi sur la fortune, en mgleterre, un capital considérable pour l’économie orale, et toutefois là encore il ne manque pas 'exemples d’un capital insuffisant. « Un bien, dit laird, qui passe entièrement sous la charrue (arable arm par opposition à un bien à surfaces non cultivées ervant aux pâturages) exige un capital important ’il doit être complètement garni de bétail et exploité irgement (fully stocked and fully farmed). Or, ici dans le Nortliamptonshire), les choses doivent sous e rapport essentiel laisser beaucoup à désirer chez îs fermiers, en ce qu’un grand nombre ont abordé n champ de cette espèce avec l’idée que labourer et emer constituait avec des semences et des ouvriers gricoles la seule exigence. » Autrefois, dans la rande-Bretagne, 8 livres st. environ par acre étaient Dnsidérées comme le capital obligatoire du fermier, 'ayant pas à sa charge les contributions et beaucoup 'améliorations du sol ; mais plus récemment, depuis augmentation des travaux d’art, les estimations élèvent plus haut et jusqu’à 15 livres st.