‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 270 sur 305 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

et ne parviennent par conséquent , à cause d’un entretien trop coûteux, qu’à peu de produit net. Faut* de capitaux et de connaissances, ils ne procèdent l aucune amélioration dans l’exploitation. S’ils onj simplement affermé le bien ou s’ils sont endettés, ili sont voués à une existence des plus précaires, et i leur devient fort difficile de se maintenir sur un te bien, francs de toutes dettes. Dans des pays médiocrement peuplés, cultivés en vue de débouchés éloignés, le mode d’exploitation qui est calculé sur la plu; forte utilisation du sol (autrement dit la culture intensive) n’est pas encore suffisamment rémunérateur aussi n’est-ce qu’à un certain degré de bien-être et d( densité de population que la réduction des biens a coutume de commencer et de progresser quand les cultivateurs sont réfléchis et instruits. Sous cette supposition, la limite à laquelle la division cesse d’être opportune doit s’imposer d’elle-même. A-t-elle été dépassée, on pourra, si des entrepreneurs intelligents et armés de capitaux considérables se vouent à l’Écon. rurale, voir renaître de nouveau de plus grandes possessions, parce que les petits économes ne sauraient défendre leurs biens-fonds quand de plus riches viennent à concourir; de cette façon se réta-i blit le produit net le plus élevé du sol, au prix de la gêne momentanée du grand nombre de petits exploitants. Le plus utile d’ailleurs est l’existence côté à côte de biens de grandeur fort inégale, coexistences qui laisse un jeu suffisant à chaque mode d’exploitation aussi bien qu’à toutes les conditions personnelles si variées des exploitants.

Les grands et les petits domaines veulent aussi être comparés, eu égard à la masse de produits du! sol qu’ils engendrent pour les autres classes sociales. On admet ordinairement qu’il reste aux détenteurs des grands domaines, déduction faite de leurs propres besoins, plus de moyens alimentaires qu’ils apportent sur le marché pour l’entretien des autres classes sociales et dont ils peuvent aussi engranger une

partie pour les années de disette, de telle sorte que les propriétés étendues nourrissent une population urbaine plus serrée et offrent un meilleur refuge îontre la cherté que les moyennes et petites propriétés. Seulement, comme avec une bonne exploitation celles-ci engendrent un produit brut et net supérieur, il doit être vendu aussi une quantité plus forte de produits pour couvrir la rente du sol et les autres dépenses d’argent. L’opinion rapportée trouvait peut-être un aliment dans la circons- ;ance qu’on rencontre les produits des grandes aropriétés assemblés en quantités considérables, et lue par conséquent ces produits frappent davanage les yeux, pendant que c’est l’expérience qui net en lumière les sources auxiliaires plus abonlantes découlant d’un sol morcelé en plus petites propriétés. Mais, sans doute, les produits de biens noyens et petits qui sont conduits au marché ne coniistent passeulement en blé et en viande, ils consistent mcore en même temps en divers autres articles ali— nentaires et principes d’espèces variées, tels que mlaille, œufs, lait, beurre, fromage, peaux, poils, dûmes, cire, miel, tabac, houblon, plantes médiciîales, oléagineuses et filamenteuses, légumes, fruits, fin, etc., etc. De tout petits lopins de terre fournissent noins de provisions à vendre; cependant, si leur lossesseur pourvoit encore à quelque tâche accesoire, celle-ci offre une compensation pour la quanité de substances alimentaires proportionnellement dus grande qu’il a consommée, et ce n’est que s’il n’est ias suffisamment occupé, par conséquent si la réluction est poussée trop loin , qu’il existe véritableaent un détriment pour les autres catégories sociales.

„*, A part les circonstances considérées jusqu’ici, 3S grands biens présentent aussi ce désavantage de endre nécessaire une plus grande quantité^ de fafilles de journaliers dont la situation, si même elle 'est pas pénible dans la moyenne, ne peut pas non lus être considérée comme favorable au point de

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