LIVRE IV
bâtions sont possibles dans l’achat des substanct transformables et auxiliaires et des moyens d’entre tien étrangers, aussi bien que dans le placement de produits manufacturés, c’est-à-dire de deux côtés. L débouché étranger, notamment, peut être atteint ausi bien par les mesures des autres gouvernement que par la concurrence nouvellement éclose d’autre peuples, et il arrive facilement que confiant dan l’extension soutenue du marché extérieur on activ |j à l’excès la production de certaines espèces d’articles en s’exposant à des pertes sensibles. Le commerc extérieur a-t-il un grand essor, et surtout est-il ap puyé par une navigation étendue, on est plus à mêm d’avoir raison de pareilles perturbations; par contre celles-ci agissent avec plus de véhémence dans de contrées montagneuses dans lesquelles, vu leur parti cipation limitée au commerce du monde, il ne peu pas être aussi vite assigné d’autres sphères d’activitj aux travailleurs et capitaux inoccupés, et dans les; quelles aussi la propre production des marchandise qu’on tirait autrefois de l’étranger est soumise t nombre de difficultés. Toutefois une industriosité vi vace sait faire jaillir bien des sources nouvelles d’en tretien.
,*, Les industries peuvent être menées conjointement avec l’ècon. rurale, de sorte que les travail leurs salariés et même les petits entrepreneurs pour ront alternativement vaquer aux deux espèce; d’occupations. A cet égard, il peut arriver que l’industrie ne constitue que l’occupation accessoire | laquelle le cultivateur recourt plus spécialement ei hiver, pour remplir complètement le temps qui peuvent lui laisser les travaux des champs — ce qu est un vestige de l’état tout-à-fait antérieur, où i n’existait pas encore de classe particulière d’entrepreneurs d’industrie. Mais l’industrie peut formel aussi la branche prédominante d’entretien, et l’industriel chercher seulement accessoirement à faire fact par sa propre culture à son besoin de moyens ali-
mentaires, ce à quoi suffit déjà un petit domaine foncier. Cette combinaison de deux industries d’espèce différente, alors surtout que la culture tient la place principale, n’offre pas d’avantages pour la bonté et la quantité des produits, car dans ce cas les travailleurs ne peuvent pas, d’après la loi de la division du travail, acquérir aussi facilement de l’habileté que s’ils s’en tenaient exclusivement à l’une ou l’autre de ces deux branches. Ajoutons qu’à certains égards l’interruption est perturbatrice et nuit à l’emploi les meilleurs moyens d’art. Quand la combinaison tonne à l’économie rurale une position subordonnée, file paraît moins préjudiciable à la perfection de a gestion industrielle, sans être cependant complètement affranchie de ces défectuosités.
,*» Par un autre côté cependant, cette manière de faire présente des avantages qui sautent aux yeux. Les travailleurs s’y trouvent dans une condition plus favorable et plus assurée que s’ils n’avaient qu’un seul jagne-pain ; ils ont, quand le débouché périclite, fius de facilité pour s’entretenir, et ils sont moins •udement atteints par de mauvaises récoltes et le •enchérissement; de plus, ils vivent meilleur marché [ue s’ils devaient acheter tous les moyens de subsisance ; à la campagne, leurs besoins sont plus impies et les prix des objets à acquérir, tels que e bois, moins élevés ; ils sont par conséquent en état le se contenter d’un salaire et d’un gain industriel noindres, et le bon marché de leurs produits, qui ’en suit, leur vaut un placement satisfaisant. Le tien-être physique ne peut que gagner à des occultions alternantes, et la coopération des membres e la famille de tout âge et de tout sexe favorise on seulement, à cause de la division du travail, accomplissement le moins dispendieux possible des pérations, mais encore la vie de famille et l’heureuse îfluence des parents sur les enfants. Toutefois il ’y a à pouvoir être mises en rapport avec l’économie arale que celles des branches industrielles qui ne