LIVRE IV
réclament pas un haut degré d'adresse, ni non pl des moyens auxiliaires précieux, tels que des nu chines, des hauts-fourneaux, etc., ni enfin la coop ration de beaucoup d’ouvriers. Le travail du lin, tissage, le métier de forgeron sont, entre autres, d activités industrielles qui peuvent se déployer av< succès. Le tissage est une des occupations les pl fréquentes des cultivateurs qui ont besoin d’uj grande quantité de toiles ordinaires. S’il ] faut que peu de capital , si par exemple substance transformable peut être achetée dai le voisinage ou produite par le travailleur lui-mêm il devient possible à celui-ci d’agir pour son prop compte, comme entrepreneur; seulement alors, supposer que le débouché rende nécessaire l’expo dition en d’autres contrées, il devra chercher vendre l’article confectionné à un acheteur qui fasse rentrer promptement dans ses déboursés.
En envisageant l’importance des diverses eï treprises industrielles et le rapport entre les entn preneurs et les ouvriers salariés, on constate uj différence marquée entre les métiers faits en petj par un entrepreneur qui travaille lui-même avec i nombre d’aides restreint et des moyens d’art gém râlement simples , et les grandes entrepris < industrielles , les fabriques, les manufactures, q mettent en pratique à un haut degré la divisiç du travail, et qui ont à leur tète, comme 1grands domaines, un préposé, sinon plusieur à qui est confiée la direction de toute l’affaire. I conduite d’un métier présente incontestableme divers avantages notables ; on en peut signaler i 1° Eu égard aux entrepreneurs . Les métie; occupent un grand nombre de maîtres qui, à pa leur profit industriel, perçoivent encore de la ren du capital et du salaire et qui par conséquent i trouvent dans une condition meilleure que b simples ouvriers salariés. Il se produit donc ici ur répartition favorable du revenu, tandis qu’une mas*
ensible de bénéfice industriel et de rente du capital l’accumule entre les mains de peu de fabricants, incités ainsi au déploiement d’un grand luxe. Les enrepreneurs de métiers (Handwerksmeister) forment e noyau de la classe bourgeoise dans les villes, ^eut-être, sans doute, n’y a-t-il plus lieu de parler ictuellement du sol d'or (Goldene Boden) du métier, ant vanté par les ancêtres, en ce qu’on n y trouveait plus une subsistance aussi abondante, aussi aisée X aussi assurée qu’autrefois, aujourd’hui que s’est léveloppée une bien plus forte concurrence au profit 'es acheteurs d’articles industriels, en raison du plus acile accès des métiers et de la production copieuse e nombreuses fabriques; et toutefois le maître diigent, habile et entendu est toujours encore en droit ’attendre de bons résultats.
Un nouvel avantage des métiers apparaît,
2° Eu égard aux auxiliaires salariés . Déjà le ombre de ceux-ci fait éclater la différence en ce que ans les métiers il est proportionnellement plus réd uit, lors qu’il est des fabricants qui les comptent par sntaines, voire par milliers. En Belgique, il y avait our l’année 1846, dans les métiers manuels, 105,835 ntrepreneurs avec 135,726 aides, y compris les lembres delà famille, qui travaillaient également, par onséquent, 127 aides sur 100 maîtres. Au contraire, iS 8,188 fabriques y occupaient 117, 279ouvriers, soit i moyenne 143 chacune. Ce qui est plus remarquable icore, c’est la supériorité des métiers relativement la situation des salariés. Les auxiliaires des maîtres 3 métiers vivent en grande partie dans la maison, ms la famille du maître, qui partage avec eux la ble ainsi que l’atelier, les plaisirs et la besogne; c’est là une circonstance qui exerce une influence *s plus heureuses sur leur développement moral et tellectuel. Ils peuvent nourrir l’espoir de passer ix-mêmes maîtres plus tard, et les deux classes se ucheni de si près qu’elles n’en forment qu’une dans société. Il n’en est pas de même dans les fabriques.