‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 287 sur 305 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

marchandises et aux consommateurs indigènes, c’e; à-dire à tous les habitants, une satisfaction facile leurs besoins. L’effet tourne donc complètement, so les deux rapports, à l’avantage du propre pays. To capital commercial consacré à l’achat de marchandé couvre de ses frais l’entrepreneur national d’un ti vail substantiel, et le met à même par là de continu ses affaires. Les relations directes entre producteu et consommateurs ne sauraient dans la plupart cl cas remplir aussi complètement les vues de ces dei classes que l’entremise du marchand. C’est pourqi un commerce intérieur florissant constitue la com3 tion nécessaire de la production étendue de bie variés destinés à la consommation du peuple; grâ à lui, les travaux substantiels entrent dans un ra port exact avec les besoins et le revenu des citoyei et toute l’économie publique lui est redevable de cohésion et de sa solidité. L’expérience enseigne q ce sont les États où le commerce intérieur est parvej au plus haut degré de vivacité qui jouissent aussi la plus forte aisance, d’une aisance inébranlab Toutefois, dans un petit pays où le placement beaucoup de marchandises rencontre des limites ass étroites, le commerce intérieur ne peut pas donn à la production l’extension désirable, et dans ce ci si le commerce extérieur ne vient en aide, bien d occasions d’exploiter avec avantage certaines i dustries peuvent ne pas être suffisamment mises profit.

,*¥ Le capital du commerçant est principaleme circulant, vu qu’il sert à acquérir les marchandi? achevées et à déterminer leur transport, et sa cire lation s’effectue plus rapidement dans le commer intérieur que dans le commerce extérieur, par raison que l’expédition et le paiement peuvent avo lieu en moins de temps. Une somme peut facileme sur place faire retour deux fois ou même davantage* un an, ce qui entraîne l’amoindrissement du beso total de capital commercial. Le capital fixe, qi

îdame le commerce, n’est toutefois pas uniquement rntenu dans la fortune du négociant, et il comprend issi les moyens de transport mobiliers (charrois, rvires) qui appartiennent aux personnes auxiliaires, les moyens immobiliers (entrepôts, grues, balances, mtes de terre, canaux, ponts, chemins de fer) apirtenant à l’État, aux communes ou aux sociétés, où il résulte déjà que la prospérité du commerce ipend plus que i’élan des travaux substantiels d’insiitions publiques.

Le bénéfice que les entrepreneurs trouvent dans ; commerce intérieur n’est pas en général bien imitant par rapport au capital (ne représente pas i p. 0/0 bien élevé), car ses opérations n’entraînent is autant de difficultés et de périls qu’il y en a dans commerce extérieur; les prix d’achat et les autres ais sont notoires, les capitaux exigés ne s’élèvent is à une grande hauteur, de manière qu’une forte ncurrence ne fait jamais défaut, qui maintient bas s prix en faveur des acheteurs. Même des personnes ns éducation commerciale proprement dite se issent aller à de pareilles opérations, entraînées relies y sont tantôt par la possession d’un capital, ntôt par des connaissances portant sur un article lique ou par la part qu’elles prennent à quelque dustrie productive. C'est ainsi par exemple que se it fréquemment le commerce de blé, de bois, de stiaux, etc. La continuité ininterrompue, non rilleusedes entreprises, dédommage les négociants i rendement moindre du profit industriel.

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