‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 288 sur 305 · COMMERCE D’EXPORTATION ET D’IMPORTATION · texte numérisé non relu

COMMERCE D’EXPORTATION ET D’IMPORTATION

A. — Considérations générales.

Les avantages résultant de cette branche comnn ciale pour l’Économie publique s’expliquent parce circonstance qu’elle constitue un échange de peu à peuple et est une suite de la division du trav entre les nations. Aucune contrée n’est à même d’< gendrer facilement, en bonne qualité et à bon comp tous les objets servant à la satisfaction de ses I soins et à l’accroissement de ses jouissances. I mêmes circonstances qui favorisent spécialerm l’exploitation de quelques branches industriel créent des obstacles à d’autres. C’est ainsi qu’ donné à chaque peuple un encouragement à se cc sacrer principalement à ceux des travaux substa tiels avec lesquels il peut compter sur le plus gra succès, et à délaisser au contraire ceux dans lesqu il ne peut soutenir la concurrence d’autres peupl Parmi les causes d’une telle différence on peut n tamment citer les suivantes*:

1° La constitution naturelle des pays, laquelle api raît surtout à l’occasion du travail effectué sur terre. Les climats chauds se distinguent des autr par des produits particuliers plus relevés, et les zôi tempérées se différencient encore une fois de régie froides et les montagnes des plaines, soit par le geL des produits, soit du moins par des frais de produ tion inégaux. N’est-ce pas ici le lieu de se rappel ces beaux vers des Géorgiques de Virgile :

Hic segetes ; illic veniunt felicius uvæ,

Arborei fœtus alibi atque injussa virescunt Gramina; nonne vides, croceos ut Tmolus odores, India mittit ebur, molles sua thura Sabaei ?

Georg. I, v. 53 4

]ette dissemblance de nature exerce aussi de 1 inence sur les industries, et cette diversité des prenions offertes par chaque peuple constitue une •vocation puissante et continue à des échanges tériels avec lesquels se combine spontanément un lange intellectuel. Schiller l’a dit, dans sa si belle gue :

■h ihr Gœtter, gehœrt der Kaufmann. Güter zu suchen, it er doch an sein Schiff hnüpft das Gu te sich an.

5t à vous, ô Dieux, qu’appartient le commerçant.

[A chercher des biens

'applique, mais à son vaisseau se rattache le bien.

>o L’inégale répartition des diverses sources de ns en ce que souvent un pays abonde en capitaux en’ moyens d’art, tandis qu’un autre possède un lès de forces de travail qui maintient le salaire a niveau peu élevé et qu’un autre est riche en terres , plus fécondes, en sorte que ce sont les meilleurs ds seulement qui sont cultivés et que les substces brutes peuvent être obtenues aux frais les incires»

5° Diverses circonstances occasionnelles, qui dient l’activité industrielle de certains pays vers telle mche des travaux substantiels plutôt que vers telle tre sibien qu’avec le cours des âges, la prédilection ir cette branche et l’habileté acquise engendrent les mes effets que les modalités diverses de la nature, if cependant que cette direction prise par le zele lustriel peut encore une fois se modifier.

* Le commerce d’exportation et d’importation pre-

ite en général pour un peuple cette utilité de lui re acquérir à frais égaux une masse de biens plus te que s’il devait engendrer lui-même tous les obs répondant à ses propres besoins. C’est ce qui it se montrer sur les deux opérations en leselles se divise ce commerce. 1° L’exportation de jduits nationaux a cet effet que justement les anches de production que les citoyens du pays sont

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