‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 293 sur 305 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

un rapide développement, une plus forte introductic continue de métaux monétaires trouve jusqu’à ui certaine limite son emploi pour la satisfaction c besoin d’argent. C’est ce qui se produit encore dai une plus large mesure là où le papier-monnaie t circulation doit être pour partie retiré et rempla< par de la monnaie, d) Une modification modiqi dans la quantité d’argent ne peut pas agir d’une m; nière perceptible sur les prix dans un pays de quelqi étendue, ce qui fait que de petites différences dar l’importation et l’exportation peuvent être sans in convénient compensées avec des envois d’argent.

3° Abstraction faite de ces exceptions, la compen sation de l'importation par l’exportation de mar chandises demeure comme le moyen le plus aisé, 1 plus généralement applicable, et partant le plu usuel. Il est dans la nature de l’échange que dans 1 plupart des cas l’exportation et l’importation s’élèver à peu près à la même hauteur et se servent récipro quement de condition : aussi ne peut-on jouir de avantages d’une grande exportation sans se résoudr également à l’achat de marchandises étrangères Qu’une des deux grandeurs subisse un accroissemen ou un amoindrissement, et un changement corres pondant ne tardera pas à s’effectuer sur l’autre C’est ainsi, par exemple, que la décroissance d l’exportation aura pour conséquence de réduir 1 introduction des objets de luxe exotiques, car c changement engendre un chômage dans les industrie vouées à l’exportation, il restreint les revenus dé. entrepreneurs, capitalistes, propriétaires foncier; y intéressés, de telle sorte que ceux-ci doivent modérer leurs achats en moyens de jouissance. Uni forte importation ne contient rien d’inquiétant, cai on doit supposer que le pays trouve moyen de désintéresser les autres peuples dp. chef des marchandises achetées, et de quelque façon que cela puisse se produire,^ il n’en résulte pas de désavantage pour le bien-être du peuple importateur. La compensation

>ar marchandises exportées est avantageuse pour iroducteurs et consommateurs, tandis qu'on n'a ecours à la compensation à l’aide d’argent ou de ettes que lorsqu’elle ne peut être nuisible. Aussi, our juger de l’état favorable du commerce extérieur, ’a-t-on qu’à s’enquérir de la grandeur, des frais de réduction et des prix de vente de la masse des marhandises exportées .

¥*¥ Les propositions qui précèdent fournissent déjà explication de quelques-unes des causes desquelles écoulent des dérogations à la règle de l’équilibre ntre l’exportation et l’importation de marchandises. !n fait de ces dérogations, mentionnons ici : 1° les as où un peuple exporte plus de marchandises qu’il 'en importe, parce qu’il fait ou acquitte des prêts a un autre pays ou procède à de ces prestations uniitérales qui ne sont pas du tout ou ne sont que lomentanément accomplies en argent. Incontestalement, un excédant de l’exportation provenant 'avances faites à d’autres peuples doit, en signe de i richesse qu’il est, être tenu pour chose favorable.

’ Les cas dans lesquels une exportation ou une imortation d’argent peut avoir lieu, et où par conséaent une quantité d’autres biens correspondant à cette mime d’argent passe, en prenant la direction inverse, un pays dans l’autre. 3° Gomme les affaires commerales ne se terminent pas précisément de part et autre au cours d’une année, et comme souvent, pour ts biens expédiés, la contre-valeur n’est souvent 3rçue que l’année suivante ou même encore plus rd, l’importation d’une année peut, pour cette raison y à , différer de l’exportation effectuée pendant la ême époque. 4° Si l’exportation et l’importation nt calculées d’après les prix indigènes, cette derère devra, abstraction même de toutes les autres uses, paraître plus grande du montant des bénéfices des frais commerciaux. On est surpris de voir que tte circonstance ait pu échapper au système mercan- ,e. Si un peuple exporte pour 10 millions demarchan-

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