‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 294 sur 305 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

dises indigènes qu’il échange à l’étranger contre 10 n lions 1/2 de marchandises exotiques valant dans pays 11 millions, il subsiste un excédant de 10 pour frais de transport et autres frais, et pour le bé lice commercial. Sans doute, un peuple se comp< tant par hypothèse, dans le commerce, d’une manf entièrement passive (en laissant les étrangers enle' ses produits et en se laissant apporter les artic étrangers dont il a besoin), l’importation devrait, prix, être au niveau des objets d’exportation ache en échange. Mais autrement, une importation plus de 10 à 20 % est tout-à-fait fondée sur la nati des choses, et ce n’est que lorsque l’excédant d’i portation dépasse le taux de bénéfice et le mont; de frais vraisemblables qu’il y a lieu de soupçoni un autre mode de compensation.

Le système mercantile méconnaissait les 1 naturelles du commerce entre les peuples et adm tait qu’il pouvait continuellement exister entre l’< portation et l’importation d’un pays un écart s< sible (balance du commerce), comblé par des env d’argent, de telle sorte qu’avec la continuation pareils rapports, un des pays finirait par se dépoi 1er de presque toutes ses espèces, tandis que l’au en verrait affluer en quantités de plusenplus imp: tantes chez lui. Gomme on ne jugeait de futilité du ce merce extérieur que d’après l’état de la balance, s’habituait à envisager l’excédant de l’exportation la balance favorable comme un 'bénéfice pour le pay; la balance défavorable comme une perte. C’est ai; que M. de Yaublanc (du commerce de la Franc écrivait encore en 1824 : « Suivant ces états, France a obtenu, en 1820, un avantage de 91 m lions, mais, en 1821, de 10 millions seulement, conçoit qu’un commerce stationnaire se change ( suite en perte, etc. » Mais cette manière de voir trouve combattue aussi bien par les recherches s les prix des métaux précieux en divers pays que \ cette donnée de l’expérience que l’histoire n’of

Les industries productrices.

[cnn exemple d’un pays qui, par suite d’un pareil mmerce prétendûment désavantageux, eût vu disraître son approvisionnement nécessaire d’argent s’évanouir son bien-être. Sans compter qu’on ne urait imaginer, en général, qu’une organisation prême des choses de ce monde n’eût donné à un ys la possibilité de s’avancer dans les voies de la ospérité qu’en coulant à fond d’autres peuples sucmbant dans cette joûte. Il importe, toutefois, de ojeter encore quelque lumière sur les moyens dont servent les partisans du système mercantile pour lculer la grandeur de la balance du commerce, à voir le cours du change et les relevés de douane . Quand le cours du change d’un pays A vers un tre B, calculé d’après le pur contenu métallique s monnaies, est au dessus du pair, ce n’est pas là . indice certain d’une balance commerciale dite favorable pour A, c’est-à-dire d’un excédant d’in- Iduction de marchandises, et il n’y a là que la euve que plus de sommes d’argent sont acquittées A en B que dans la direction inverse, sans que ces iements d’argent dussent être nécessairement deslés à l’acquittement d’envois de marchandises. l surplus, un cours du change particulier ne se îere chaque fois qu’aux rapports momentanés tre deux peuples; les sommes qui par suite de ces pports sortent ou entrent peuvent facilement rentrer ressortir de nouveau par un autre côté; ce n’est que r la totalité de l’exportation et de l’importation in pays que se forme la balance commerciale, qui ; gouvernée par la loi de l’équilibre. Si donc il n’y ait même pas eu plus d’autres causes en jeu et s’il subsistait pas de dettes entre les peuples engagés, ne devrait et on ne pourrait encore que des cours change d’un pays vers tous les autres pays simuliément conclure aux rapports du commerce de irchandises. Il n’existe toutefois pas même d’un ys isolé vers tous les autres un cours du change rélier, et dans le commerce avec des places étrangères

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