‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 295 sur 305 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

voisines il se fait aussi fréquemment des envois ( comptant qui n’influent nullement sur le cours di effets.

Ne sont pas moins incertains les résultats qi fournissent les listes tenues par les bureaux c douane d’un pays au sujet des marchandises qi entrent et sortent. Les causes pour lesquelles il n a pas fond à faire sur ces listes méritent d’être en visagées de près, parce qu’en général on asseoit si leurs données le jugement relatif à la condition fav( rable ou défavorable du commerce, aussi bien que h propositions de mesures gouvernementales. Or, il s peut que les listes en question 1° N’indiquent pas exactement, à cause d commerce de contrebande, la quantité exportée ( importée de marchandises. Ce commerce fraudu leux ne saurait être extirpé tant que des droil élevés lui promettront de sérieux profits, et on p peut pas compter non plus que les masses de bien importées et exportées furtivement se balancent peu près, car les droits à la sortie sont ordinaire ment faibles et n’acquièrent d’importance que pou peu de matières brutes auxquelles il n’est pas bie; facile de faire franchir les frontières à l’insu de douaniers, tandis qu’on perçoit des droits d’entré; élevés, notamment sur des denrées coloniales et de articles industriels de prix ; de telle sorte qu’ici 1 tentation à la fraude est bien plus grande et que le données sont bien moins exemptes d’erreur à l’iim portation qu’à l’exportation. ;

On peut même ajouter, comme source supplément taire d’erreur, qu’en divers pays on ne se donne pa; la peine de noter les marchandises qui entrent oi sortent en franchise de droits. Jusqu’en 1797, on vi figurer sur les listes anglaises l’or et l’argent exportés, mais non l’or et l’argent importés, qui ïi acquittaient pas de droits. On a pu constater depuis qui Y exportation même de monnaies est en beaucoup de cas passée sous silence.

2° Les listes des douanes ne permettent pas non plus de reconnaître facilement la manière d’ètre des marchandises, par la raison que l’examen auquel se livrent les agents de la douane n’est pas toujours des plus minutieux, et que souvent les propriétaires accusent sciemment une espèce inférieure, sans doute parce qu’elle est moins fortement imposée.

3° D’autres difficultés se présentent eu égard au montant des prix. Ces difficultés se rattachent :

a) A la source où se puisent les fixations de prix. Si on demande ces fixations aux propriétaires des marchandises, il n’y a pas à compter sur des déclarations absolument exactes, parce qu’une méfiance quelconque ou la perspective d’un avantage portent à énoncer de faux chiffres et généralement des chiffres qui sont au-dessous de la vérité. Que si le gouvernement se sert au contraire de fixations de prix invariables, celles-ci ne manquent pas, au bout de peu d’années, de différer des prix véritables, et après un certain temps, elles sont impropres à dénoncer la grandeur du bilan. Une fixation de prix invariables confère toutefois un autre avantage, en permettant de reconnaître comment d’année en année s’est modifiée toute la quantité de marchandises importée et exportée. La tâche qui dans certains pays est imposée aux agents de douane, de rechercher les prix-courants à chaque fois existants, îst des plus pénibles. Cette recherche n’assure pas me exactitude complète, tout en fournissant cepenlant des points de repaire efficaces pour l’évaluation le l’importation et de l’exportation.

b) Au lieu pour lequel on calcule les prix. Le parti e plus naturel semble être de prendre pour base, lans l’exportation aussi bien que dans l’importation, es prix indigènes, attendu qu’ils indiquent la recette aite par le producteur indigène et le montant de ce ue le consommateur a à débourser. Là où l’imporation est chiffrée d’après le prix d’achat payé à l’é— ranger, on obtient un autre résultat, qui indique, il

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