LIVRE IV
est vrai, la contre-valeur d’échange entre les commerçants, mais non pas les autres déboursés occasionnés par l’importation. Si dans un pays on pratique la première méthode, dans un autre la seconde, ces diversités de procédés rendent impossible le comparaison des nombres.
/. Malgré ces inévitables inexactitudes, on ne doi tout de même pas manquer de s’enquérir de l’exportation et de l’importation, pour connaître au moins approximativement la marche du commerce. Déjà du temps de Louis XIV, il avait été établi un bureai de la balance du commerce qui s’initiait scrupuleusement aux prix courants des marchandises e les appliquait aux listes douanières. Il est surtou instructif d’être fixé sur la quantité de chaque espèc( de marchandises exportées et importées, et d’observer les changements qui se produisent sous c. rapport. Dans l’exploration de la quantité importé; et exportée de biens, il faut distinguer :
1° L’exportation des produits propres d’un payse l’importation de marchandises qui y sont employées1
2° L’importation en vue de la réexportation dan le commerce international.
La somme des deux constitue toute l’importatioi et exportation, soit \e Commerce général; ce qui es mentionné sous le n° 1, et qui forme pour l’Écon nationale le point essentiellement important, c’est-à dire la propre exportation et importation du pays porte le nom de Commerce spécial. La différenc entre l’exportation et importation totale et particu Hère révèle l’étendue du commerce international La connaissance de Y exportation et de ses élément constitutifs importe surtout pour l’appréciation d l’étendue et de la direction des travaux substantiel accomplis en vue de l’étranger, comme aussi pour l’ap prédation de l’accroissement ou de la décroissance d’année en année de ces mêmes travaux. Il serai plus facile, quand l’exportation est connue, de s< passer de la connaissance de Y importation, par b
raison qu’on peut être assuré d’un mode quelconque de bonification des marchandises exportées ; et néanmoins il n’est pas sans utilité de savoir la nature des marchandises importées, afin de pouvoir notamment induire de là, par exemple, comment la consommation productive se comporte vis-à-vis de la consommation improductive.
*, La situation d’un pays au bord de la mer, de grands cours d’eau et de bons ports favorisent grandement le commerce extérieur; mais il faut en même temps de nombreux vaisseaux et d’habiles marins pour vacquer au commerce dit actif. En comparant l’extension de la navigation commerciale d’un pays avec la quantité de navires étrangers qui y abordent, on reconnaît aisément quelle est la portion des affaires du commerce extérieur, accomplie par une coopération plus forte des habitants du pays, c’est-à-dire dans le commerce actif. Toutefois la navigation de ceux des peuples qui emploient le plus de bâtiments à l’envoi de marchandises se réfère aussi en partie au commerce international , voire en partie rien qu’au transport pour des entrepreneurs de commerce extérieurs, comme une industrie auxiliaire particulière du commerce.
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