LIVRE I
rentre pas dans le domaine des services personnels car 1 avantage qui en découle est toujours procuré pa 1 intermédiaire de biens matériels. Citons comme au tant d applications le nettoyage des maisons, de ustensiles, des vêtements, l’alimentation et l’entretiei d animaux, la réparation de petits dégâts, le remontage de pendules, etc.
»*. C est une question résolue en sens différent qu celle de savoir lesquels de ces divers genres de travaux (en laissant de côté celui mentionné en demie lieu sous A. III) sont économiquement productifs e lesquels sont au contraire improductifs. Pour le; physiocrates, le travail de la terre était seul productif; quant à Smith, il vint déclarer que cette qualiti d’etre productif revenait aussi au travail industrie et au commerce: au commerce, parce que les frai: de transport et autres frais commerciaux augmenten la valeur d échange des marchandises (1). Il est vra que ce motif ne démontre pas ce qu’il tend à démontrer; car il se référé uniquement à l’augmentatiof incontestable des frais et du prix des biens, maisnor à leur valeur d’usage, alors cependant que c'est pai cette dernière que se diagnostique la production. Mais ce qui prouve au moins sans réplique la productivité non seulement du travail d’obtention de matières premières, mais encore du travail industriel proprement dit, c est la distinction à faire entre la substance des biens matériels et leur valeur. Ainsi d’après le prix des articles ouvrés et des matières* premières, les prix de celles-ci se trouvent par suité de la main-d’œuvre seule portés pour les étoffes de soie, de coton ou de laine au double et au triple ; portés pour des ouvrages grossiers en fonte du double
(1) Les jurisconsultes se rappelleront la place que tient cette notion économique de l’accroissement de la valeur d échangé par le transport dans la difficulté relative à la perte ou a la conservation du privilège du voiturier postérieurement à la remise de la chose voiturée.
a quadruple; multipliés même 14 fois pour les scies,
3 fois pour des lames de couteaux, de li i0 fois our les aiguilles en acier, voire 50,000 fois pour es ressorts de montre, etc. Pour ce qui est de la aleur productive du commerce, elle n a pas cesse e défrayer la controverse. . ,
* Les deux conditions extérieures de 1 emploi de ertains biens sont qu’on ait à leur égard un droit e disposition et qu’on les ait a sa portée. Le com Tierce les réalise toutes deux en consommant des changes, en transportant à cet effet, en tant que ,eSoin, les biens d’un endroit dans un autre, et en endant par là service aux personnes qui cheichent : placer ou acquérir quelque chose. Dans sa ation sur la nature des richesses, de 1 argent et d ributs, Boisguillebert fait apparaître 1 ut ihte du tommerce au moyen d’une image qui fi appe 1 esprit .
1 représente des hommes enchaînes a cent pas les ms des autres; l’un tout nu par un grand froid enouré de vivres en abondance ; l’autre muni de bois le chauffage; un troisième avec une immense quantité de vêtements, etc. ; tous meurent faute de pouvoir échanger entre eux leur superflu. Ce n est oas de l’échange que J.-B. Say déduit la producivité du commerce, mais du transport des bie lui augmente leur valeur, l’endroit ou ces biens : trouvent constituant une de leurs , modiflcaans de leurs manières d’être. Qui n a entendu irler des masses énormes de glace transportées îauue année de Boston dans les contrées tropicales i elles répondent évidemment à des besoins beau- )Up plus actifs et plus répandus que si elles 'avaient pas changé de place? En 1843, on a charge Boston près de 55,000 tonnes de glace qu on avait avées moins de 1/4 de dollar par tonne ; celle-ci oûtait déjà sur le navire 2 dollars 55 cent., a cause es fraisJ et la vente du chargement rapporta 57 500 dollars. Ne paye-t-on pas à Trieste jusqu a 00 et 400 florins les pieds d’arbres propres a taire