LIVRE IV
corps et de l’Etat, ou bien des actions émises par di grandes sociétés de finance, d’assurances, de mines de commerce, etc. Ces papiers offrent aux fortune, un moyen aisé de se placer d’une manière acquisitive ; on les achète et les revend fréquemment, et le; capitalistes font choix des espèces qui les attirent h plus en raison delà confiance qu’inspire celui quiémel le titre, de l’importance de la somme, des époques fixées pour l’acquittement des intérêts, du mode de transmission, etc. Mais ces préoccupations diffèrent des intentions du marchand d’effets, qui achète du papier pour le céder avec bénéfice. 3° Des lettres de change forment aussi l’objet d’achats fréquents, suivis de reventes en d’autres lieux, dans le but de réaliser un profit sur la différence des cours. C’est ce qu’on appelle des opérations d’arhitrage, auxquelles on recourt souvent pour effectuer de la manière la plus économique un paiement dans une localité éloignée. Si par exemple il y a à faire parvenir une somme de Francfort à Gênes, il se pourrait, étant donnés certains cours du change, qu’il y eût avantage à acheter à Francfort des effets sur Amsterdam, de revendre ceux-ci à Paris et d’acheter en échange des traites sur Naples, qu’on enverrait ensuite à Gênes, où elles seraient vendues avec bénéfice, à l’effet d’acquitter la somme qu’on a à payer.
Le prix des effets dépend surtout de l’opinion qu’on a des conditions de fortune de l’obligé et des, dispositions qu’il témoigne au sujet de l’accomplissement des engagements contractés. Selon le degré de vraisemblance qui se produit à cet égard, le cours est tantôt plus, tantôt moins élevé, et il se montre en particulier très-mobile pour beaucoup de dettes de l’Etat. Diverses manifestations à l’intérieur ou dans les rapports extérieurs peuvent accroitre ou affaiblir la confiance dans les ressources d’un gouvernement ou dans sa loyauté, comme aussi déjà la prévision de nouvelles espèces plus avantageuses de
titres qu’on suppose devoir entrer dans la circulation neuUnfluer d’une manière nuisible sur le cours des litres plus anciens. Quand en temps de guerre les effets publics baissent, la cause en est en partie dans cette dernière prévision, sans donc etre seulement dans le crédit amoindri des gouvernements. Les dividendes servis sur les actions dépendent du succès des entreprises, lequel succès détermine par
con-sérÆ
fére'nce sur ceux, des papiers dort ipt« à ni ns de variations, parce qu ils rendent pos sibles les plus gros bénéfices. Sans doute on ne saurait prévoir avec^ertitude le cours d'une espece de valpnrs pour un certain temps, parce quil aepenu souvent de quelque événement fortuit, complètement inattendu toutefois il est possible, grâce a une intelligence pénétrante des conditions de temps, a une
ex nérienci I tendue età des combinaisons ingénieuses,
SS: .»“n.i de faire des conjectures plus
^^merce^fpparaU^onlf^furtou^co^me une lutte ip l’p^nrit Les moyens de réaliser des bénéfices ne :ont pas limités à la divination des i cours f“‘“rs, car
lance qu’ont les liommes en un genre donne d effets.
ïï exempe, le marchand veut acheter une auantité de Sers d’une certaine catégorie, il pourra S’efforcer d’écraser le cours par des ventes simulées au’ auront dictées en apparencedes inquiétudes éprouvées mi par la vente effective et sincère d’une quan- Hté ni us petite ou bien il pourra propager de taux bruits et Vies conjectures destinés à induire le public en erreur dans un sens favorable d’autre
Beaucoup d’articles de journaux n«taa obiet II n’y a pas de stratagème, souvent des plus délovaux qui ne soit mis en œuvre dans cette cam pagne que mènent les uns contre les autres haus-