‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 38 sur 305 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

l’oisiveté. Ce penchant tient quelquefois des peuple ou des individus incultes, initiés à peu de jouissances avec une force qui triomphe de l’attrait, que le salair peut donner au travail dès que les besoins les plu urgents ont reçu satisfaction. Qui ne connaît la non chalence des Musulmans, constamment accroupis, e des habitants des pays chauds, en général ? La cultur du café déchut à Java, parce qu’en 1811, après 1 conquête, les Anglais levèrent l’obligation de fourni une quantité déterminée de café pour un prix modique et parce que les indigènes ne sont disposés à travaille qu’en vue des nécessités les plus impérieuses. Ave les progrès de la sociabilité, cet obstacle à la production disparaît.

V Au nombre des causes agissant de la manièr la plus efficace et la plus heureuse sur le travail figure assurément la division du travail . Elle consiste en ce que chacun s’en tient à un certain nombr d’opérations similaires ou même à une seule natur d’opérations, et se laisse déterminer par le produi de cette branche exclusivement cultivée à renonce, à la création personnelle de tous les autres biens don il a encore besoin. En certains cas, la branche ex clusivement cultivée est à même de fournir par ell seule un produit utile et de subsister d’une manièr indépendante comme il arrive au copiste, au médecin; dentiste, au peintre se renfermant dans la spécialit des portraits; en d’autres cas, un certain nombre d personnes doivent combiner leurs efforts pour engen drer une sorte de biens, ainsi que cela se voit no; tamment dans les manufactures, où diverses manipu lations s’enchaînent les unes aux autres. D’ailleurs ainsi que l’a fait remarquer Wakefield en note d< l’édition qu’il a publiée d’Adam Smith, pendant long temps on a, au grand détriment de la science, pris h partie pour le tout, car dans la division du travai se trouve un principe fondamental d’Econ. pol. qu la comprend elle-même. Aussi cet ingénieux annota teur distingue-t-il entre la coopération simple et h

•opération complexe, celle-là ayant lieu dans nos •rnières hypothèses, c’est-à-dire quand plusieurs •rsonnes s’entr’aident dans la production d’un même •oduit, celle-ci se manifestant au contraire quand ùde s’établit dans la production de produits dif— rents.

La coopération simple suppose donc en d’autres rmesla réunion de plusieurs ouvriers qui s’entr’aident ‘ns une besogne spéciale, alors que la coopération mplexe implique la réunion d’ouvriers de spécialités 'verses, qui s’entr’aident par la division des opérams. Wakefield a d’ailleurs fort bien fait ressortir caractère distinctif de l’une et l’autre coopération. Tous ceux, dit-il, qui pratiquent la coopération nple ont conscience de l’assistance mutuelle qu’ils rendent; le plus ignorant le comprend et le sent ssi bien que le plus intelligent. Peu de travailleurs contraire ont conscience de la coopération com- ;xe. On comprend la cause de cette différence, and des hommes sont occupés à soulever ensemble fardeau (cet exemple, pour être saisissant, n’est ut-être cependant pas bien correct), l’assistance ituelle qu’ils se rendent est palpable. C’est un fait e la vue seule peut faire concevoir. Mais quand ces tnmes sont séparés, quand chacun travaille de son é et à des œuvres diverses, il faut une opération l’esprit, un jugement réfléchi pour comprendre ils coopèrent, qu’ils se prêtent assistance mutuelle is le grand acte de la production commune. » Du itiment plus ou moins instinctif ou rapide de la •pération à la conscience que celle-ci devait être ctueuse pour le travail, il n’y avait vraiment pas i; aussi cette persuasion, jointe à la différence ■ inclinations et des aptitudes chez les hommes, -elle dû de bonne heure conduire à la division du vail.

1 n’y a pas, d’ailleurs, que les travaux substantiels it l’efficacité se trouve accrue par la répartition tâches, et pareil phénomène s’observe dans la cul-

Page 1