LIVRE I
ture des sciences et des arts, dans les services l’Etat et en général dans toutes les occupatic humaines, voire les moins avouables, telles q les industries des larrons et autres exploiteurs, c sont plus ou moins spécialistes. Bien que nous n’ayc pas, en Écon. pol., à nous arrêter longuement a travaux de l’esprit, nous emprunterons cependanl M. Batbie le tableau animé qu’il a tracé de la dr sion, qui là aussi se rencontre, partout du moins elle peut être établie sans chômage d’ouvrage et a\ les avantages qui y sont inhérents. « Ainsi, dit-il Paris la médecine et la pratique chirurgicale sc toujours séparées, et dans chacune de ces divisic principales, vous trouverez des subdivisions sj ciales, tant pour la médecine que pour les opératic chirurgicales. Au contraire, à la campagne, le n decin est en même temps chirurgien et ne peut j se vouer à une spécialité. Il en est de même au palai Tels avocats, à Paris, ne plaident pas aux assise d’autres ne se présentent presque jamais devant Chambres civiles. Il en est qui poussent la divis: plus loin, se consacrent à la plaidoirie devant le jt d’expropriation pour cause d’utilité publique. Ceux; sont renommés surtout pour les questions de cont façon et ceux-là très-recherchés pour les séparath de corps. Devant les petits tribunaux, vous chercher en vain ces divisions et là les avocats prennent tou les causes. Quand on veut un avocat spécial, les a mins de fer permettent de le faire venir de Paris, en est de même des écrivains. Pour leurs travaux division est forcée à plusieurs points de vue : l° pa qu’en se livrant à un genre déterminé, ils acquièr une plus grande habileté; 2° parce que s’ils voulai cultiver des genres trop multipliés ils perdrai auprès de leurs lecteurs toute considération. G pour cela que l’écrivain qui veut changer de gei prend un pseudonyme et n’écrit pas sous le mê nom des livres graves et des ouvrages frivoles. » Quant aux travaux substantiels, auxquels il n<
ut revenir, leur efficacité, par suite de leur divi- )n, repose sur les motifs suivants :
1° Rien n’est plus propre à développer l’adresse et rtant à augmenter la puissance productive que la itération incessante de la même opération, réitéran qui communique aux organes eux-mêmes une tion supérieure. Ce que l’on fait fréquemment se t sinon mieux, ce qui dépend de l’intelligence et l’application, au moins avec une fatigue moindre, is facilement, et peut donc se renouveler plus de s avec la chance de finir par se faire aussi d’une nière plus parfaite. Gomment s’explique le fait de ier une langue, de lire couramment, d’exécuter la musique à première vue, si ce n’est par une ttique constante? Les simples actes manuels de la rieation industrielle accusent encore à un plus it degré l’effet produit par l’habitude, et Adam ith avait bien raison de dire que la rapidité avec uelle s’accomplissent certains actes industriels ■ède tout ce qu’on peut imaginer quand on n’en a été témoin. Il va d’ailleurs sans dire que plus le vail est décomposé en éléments simples, plus resse de ceux qui ne s’attachent qu’à un de ces nents doit aller en grandissant. A l’économie temps, on peut même ajouter l’économie de la :ière pendant l’apprentissage, car selon la juste arvation de M. Babbage : « Une certaine quantité natières premières est consommée improductiveit ou gaspillée par celui qui apprend un art, et à ure qu’il apprend une nouvelle partie de cet art, ispille de nouvelles matières premières ou brutes à demi fabriquées. Il est évident que chacun renant pratiquement tout le détail de la fabricad’un produit complet, on perdrait, par le gaspil- , beaucoup plus de matières premières que si ;un n’apprend qu’un seul détail de fabrication. » L’intelligence étant perpétuellement ramenée la même opération, il y a là comme un appel aanent à tous les moyens, grâce auxquels la tâche