LIVRE I
pourrait être abrégée, le résultat amélioré, les i convénients palliés ; aussi la division du trav conduit-elle fréquemment à des découvertes de m chines qui économisent du travail. Tout le mon connaît l’histoire de cet enfant qui, voulant êl relevé de la charge ennuyeuse de s’occuper c soupapes, a contribué au perfectionnement de machine à vapeur. Un autre enfant, qui avait re la mission de veiller à certain éclairage au g£ s’étant vu souvent dans la nécessité de rallumer flamme qu’éteignait un courant d’air occasionné p l’ouverture d’une porte existant à proximité, conç l’idée lumineuse, on peut le dire, d’établir au-dess de cette flamme un fil en spirale qui devenait inca descent et rétablissait la lumière quand elle disp raissait accidentellement. C’est ainsi encore que désir de se dérober à des opérations mathématiqi fastidieuses, telles que le calcul du contenu supe ficiel de fonds de terre mesurés, a donné naissar; à diverses machines à calculer.
Nous devons dire cependant, avec J. Stuart Mi que le sens inventif nous paraît devoir trouver a tant de garanties dans la culture de l’intelligence dans l’habitude de l’activité de l’esprit que dans 1’; facilement à une seule et même occupation manuel attachement qui, porté trop loin, pourrait peut-ê; même plutôt nuire aux facultés intellectuelles rendre l’esprit impropre aux inventions. En tout c. quelle que puisse être la cause des inventions, c qu’elles sont réalisées, si la puissance du travail trouve augmentée, cela tient non plus à la divisî du travail, mais bien à ces inventions elles-mêm;
3° Grâce à la division du travail, le temps per à passer fréquemment d’une occupation à une aul se trouve épargné. Un tisserand de campagne, s Smith, qui cultive une petite ferme, doit perdre temps considérable en passant du métier au chai et du champ au métier. Quand les deux genres travaux s’exécutent dans le même établissement,
perte de temps est moins considérable ; elle l’est encore cependant. On s’arrête un peu, on hésite avant de se mettre à un nouveau travail. Ce travail, en commençant, va lentement; on n’y a pas encore le cœur. L’esprit ne va pas avec la main, et pendant quelque temps on essaie plutôt qu’on ne travaille. L’habitude de flânerie et d’insouciance, nécessairement acquise par l’ouvrier qui change vingt fois de besogne et d’outils par jour, le rend paresseux et incapable d’une application vigoureuse, même dans les moments les plus difficiles !
Sans contester la valeur de ces considérations, nous devons cependant nous garder de l’exagérer, en méconnaissant trop complètement les mérites de la variété des exercices, qui peut bien avoir pour effet, en diverses circonstances, de balancer les avantages attachés à runiformité. L’uniformité d’occupations peut bien amener une détente, un énervement peu propice à la production, tandis qu’une occupation nouvelle peut être souvent considérée comme un repos relativement à la précédente. Ce qui est vrai des travaux corporels et intellectuels reposant efficacement les uns des autres, quand ils alternent, i est certainement très-vrai aussi des travaux corporels différents, qui se succèdent. Et si quelques moments se passent certainement à se mettre à la nouvelle besogne, peut-être cette perte n’est-elle pas toujours supérieure à celle résultant d’une application trop constante et par conséquent plus ou moins rebutante à la même tâche, qui n’offre aucun stimulant et n’imprime jamais l’impulsion énergique, naissant de l’attrait de la nouveauté.
4° En beaucoup de cas on peut obtenir un résultat bien supérieur avec la même peine ou avec un accroissement ou une prolongation médiocre d’efforts, en épargnant ainsi à plusieurs autres personnes une peine identique. Ainsi, en général et en dedans de certaines limites, un berger pourra aussi aisément garder un grand troupeau qu’un troupeau moins